Dimanche 1 Août 2010.

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Opep

Plus de 140 milliards de dollars de revenus supplémentaires

La situation du marché pétrolier s'est retournée par rapport à l'année 2009. Les prix se stabilisent dans une fourchette permettant non seulement de relancer les projets d'investissements mais aussi d'augmenter les revenus des pays producteurs de remettre de fait sur rails leurs programmes de développement. Ainsi, et au-delà du fait que la hausse des cours du baril eu permis à l'ensemble des majors pétrolières d'afficher des résultats exceptionnels, ce sont les pays de l'Opep qui voient leurs revenus monter en flèche et d'inscrire une rente très élevée. En effet, selon les chiffres du département américain de l'énergie, une forte augmentation du prix du brut a fait croître les gains des pays du Golfe provenant des exportations de pétrole au premier semestre de 2010. Ainsi, les pays de l'Opep ont engrangé plus de 140 milliards de dollars de revenus supplémentaires et les Émirats arabes unis ont engrangé un excédent pétrolier de près de 12 milliards de dollars.

 
Nation :
Un mode de paiement sûr mais cher
Les IDE en Algérie demeurent toujours faibles
Savoir gérer le suivi du programme quinquennal 2010/14
Les entreprises nationales plus que jamais privilégiées
Les prix des produits à large consommation n'augmenteront pas durant le mois sacré
La téléphonie mobile constitue une aubaine pour les politiques budgétaires africaines
Les grands constructeurs affichent des résultats positifs
La crise économique mondiale ralentit le rythme des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Telegramme
R�gions :
Distribution de 400 logements FNPOS
La mercuriale s'enflamme
Des mesures préventives et des procédures pour contrôler les marchés
Brèves de Médéa
Brèves de Djelfa
Brèves de aghouat
Energie :
Bruxelles espère une augmentation de la part russe
D'importantes découvertes dans le secteur pétrolier
Finances :
La BAD initie un fonds pour les migrants
La Fed doit faire attention au risque de déflation
Agriculture :
La production agricole irriguée demeure faible en Algérie
Des algues du Tchad riches en nutriments, une aide contre la malnutrition
Entreprises :
70 exposants au rendez-vous
International :
Israel poursuit ses crimes contre les palestiniens
La Corée du nord envisage une enquête
La croissance économique ralentit à 2,4% au deuxième trimestre
Baisse du nombre d'entreprises créés
Culture :
Place au festival de la chanson oranaise
L'externalisation, une expérience réussie
D�bats :

Le supplément économique mensuel du journal LEMAGHREB  -  Investissements & Affaires

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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