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Affaire Enapal : L'ex- directeur général acquitté
Accusé de dilapidation de deniers publics et de passation de marché contraire à la règlementation, l'ex-directeur général de l'Entreprise nationale d'approvisionnement en produits alimentaires, M. Zemouri Hassaïne, a été acquitté avant-hier par le tribunal criminel près la Cour d'Alger. Le représentant du ministère public a requis à l'encontre du mis en cause une peine de 5 ans de prison assortie d'une amende de 1 million de dinars. Selon l'arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remontent au début des années 1990, lorsque le mis en cause avait conclu un contrat avec une compagnie française des ports, Unishipping, pour le transport de produits alimentaires depuis le port de Marseille. Le contrat comporte, selon la même source, des termes portant préjudice aux intérêts de l'Enapal et contraires à la règlementation en vigueur en matière de circulation de fonds. En 1992, le procureur de la République près le tribunal d'El Harrach avait ordonné une enquête suite à une plainte déposée contre le Directeur général de l'entreprise, faisant état de passation, par ce dernier, d'un contrat avec une compagnie française, alors que son entreprise traitait, avant juin 1990, avec la compagnie nationale de navigation ,CNAN. Il était également mentionné dans la plainte que le prévenu avait créé une joint-venture avec cette même compagnie française sans recourir à des négociations ou à un appel d'offres européen. Selon les déclarations du prévenu, le choix de la compagnie française pour le transport de marchandises était motivé par le tarif de transport qui était de 103 dollars la tonne, contre 140 dollars la tonne pour la CNAN, ce qui avait permis à l'entreprise d'économiser 7 millions de dollars en l'espace de 16 mois.  |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Quels programmes à défendre?
Dix nouveaux partis ont reçu leur licence de joueur dans le champ politique. Vont-ils réussir pour ne pas terminer bons derniers, à ne jamais se contenter d'être des remplaçants qui vont s'épuiser sur les bancs de touche ? Accepteront-ils de faire examiner leurs programmes par le patronat ? Certainement qu'ils vont énumérer leurs propositions de programmes, mais iront-ils jusqu'à les chiffrer et surtout nous détailler les sources de financement ? Il serait peut-être utile de leur demander de faire examiner, évaluer, évoluer et valider en quelque sorte leur programme par le Cnes, ou alors par le Forum, des chefs d'entreprise. Dix nouveaux partis et peut-être déjà que certains d'entre eux vont hésiter à entrer dans le champ politique, ou plutôt à participer aux prochaines élections, lesquelles il faudrait le reconnaître, vont survenir trop tôt, assez tôt, ce qui ne leur permettra jamais d'engager un processus de mise à niveau. Pour d'autres, ceux qui y participeront, ce genre de questions ne se pose pas. Penseront-ils mériter leur place dans le classement qui se fera aux lendemains des échéances électorales ? Comment se justifieront-ils d'une éventuelle claque électorale ? Un point reste à élucider. Faudrait-il que les partis acceptent de se battre sur des programmes économiques plus particulièrement parce qu'à ce jour, ce sont les programmes politiques qui arrivent toujours à s'imposer alors que les populations lors des émeutes se revendiquent du social? Comment les partis politiques vont-ils prendre en charge les questions de la corruption alors que cette lutte n'avait pas été mise en évidence lors des campagnes électorales ? En principe, l'homme n'est pas né avec des aptitudes et un penchant à être corrupteur ou corrompu. Il n'y a pas tout à fait de consensus sur les conditions qui ont créé des corrompus et des corrupteurs, si on se réfère aux différentes positions exprimées à ce sujet aussi bien par les personnalités de tous bords et de tous domaines, que par les partis politiques. Pour d'autres, comment la corruption pourra-t-elle être combattue réellement si elle n'est même pas intégrée dans les campagnes électorales. Quand bien même elle puisse servir de phénomène d'investissement politique ou partisan, l'important est que des engagements soient pris devant les électeurs et surtout que les moyens de la lutte contre la corruption soient bien identifiés. NB
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