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Niger : Des rsultats macroconomiques satisfaisants en 2017
 
 
Mise à jour : 04-01-2018
 
En dépit de tous les défis auxquels fait face le Niger, liés notamment aux problèmes sécuritaires et à l'évolution défavorable des cours des matières premières, le gouvernement nigérien a enregistré des résultats macroéconomiques globalement satisfaisants au cours de l'année 2017, annoncent plusieurs sources concordantes.
Le Niger, rappelle-t-on, est producteur et exportateur de pétrole depuis novembre 2012. Il dispose actuellement d'une industrie pétrolière complète, produisant un pétrole de haute qualité, avec l'aide du consortium chinois China National Petroleum Corporation (CNPC).
L'entreprise assure l'exploitation du bloc pétrolier d'Agadem, dans l'extrême est du pays, et le pétrole est traité à la raffinerie de Zinder, également société à capitaux sino-nigériens.
En outre, la CNPC a annoncé en mai dernier la découverte de cinq nouveaux gisements importants d'or noir et d'autres de moindre importance, logés sur la partie sud du bloc d'Agadem, un vaste périmètre qui s'étend sur plus de 27.516 km².
Ainsi, la production qui tourne actuellement autour de 20.000 barils par jour, pour un besoin national estimé à 7.000 barils, passera à 5 millions de tonnes par an au cours de la deuxième phase de l'exploitation qui va démarrer prochainement, comme l'a annoncé l'ambassadeur de Chine au Niger, Zhang Lijun, lors d'une audience en septembre dernier avec le chef de l'Etat Mahamadou Issoufou.
Pour l'évacuation du pétrole brut via certains ports de la sous-région, il est envisagé, grâce à la coopération sino-nigérienne, de construire prochainement au Niger des pipelines.
Cependant, si les recettes tirées de l'exploitation du pétrole ont apporté une certaine bouffée d'oxygène à l'économie nationale, la chute continue du cours de l'uranium a eu des conséquences négatives sur la situation financière du pays en 2017, constate-t-on.
Le président directeur général (PDG) du groupe nucléaire français Areva, Philippe Knoche, de passage en novembre dernier à Niamey, a reconnu que le contexte du marché de l'uranium est aujourd'hui très dégradé, avec des prix qui ont baissé presque de 50%.
Ce contexte défavorable du marché mondial de l'uranium a contraint la société française, qui exploite depuis plus de 50 ans, à travers ses filiales (SOMAÏR et COMINAK), les gisements d'uranium d'Arlit (extrême nord), à procéder à une vague de licenciements de plusieurs centaines de cadres nigériens de la SOMAÏR, et à la suppression de plusieurs autres postes de sous-traitants.
Toutefois, selon le président Issoufou, malgré la conjugaison de plusieurs facteurs défavorables, le gouvernement a renforcé la stabilité macroéconomique du pays. Le Niger a enregistré en 2017 un taux de croissance estimé à 5,2%, avec un taux d'inflation maintenu en dessous de 3%.
Une performance également saluée par le Fonds monétaire international (FMI), pour qui les résultats macroéconomiques ont été globalement satisfaisants au cours de l'année 2017. "L'activité économique s'est développée avec une croissance de 5,2% et l'inflation est restée maîtrisée à 0,2%, grâce à une bonne campagne agricole et un rebond de la production pétrolière."
En 2017, le Niger a été classé parmi les pays ayant fait le plus de réformes en Afrique subsaharienne. Dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires, il est passé de la 190ème place au 144ème rang sur 190 pays avec un gain de six points, selon le rapport Doing Business de la Banque mondiale (BM).
Le pays a été évalué sur la base de quatre réformes mises en oeuvre pour faciliter les affaires dans les domaines de la création d'entreprise, la gestion des permis de construire, la réduction du temps nécessaire pour obtenir une connexion électrique en mettant en place un guichet unique et l'enregistrement des biens en baissant le coût du transfert de propriété.
Les responsables de la BM se disent "très satisfaits de la forte implication" des autorités du Niger, en l'occurrence le président Issoufou "qui préside de façon périodique les travaux du comité national Doing Business".
"Nous sommes convaincus que cette implication, conjuguée à la participation du secteur privé, est un atout indéniable pour le développement du pays", selon le représentant résident de la BM par intérim Mahaman Sani.
Les différentes conventions budgétaires et autres dons des partenaires économiques et financiers du Niger, notamment l'Union européenne (UE), la Chine, la France, les Etats-Unis, la Belgique, la BM, la Banque africaine de développement (BAD), ont également apporté une embellie à l'économie nationale.
Autres signes de la crédibilité retrouvée par le Niger, le rôle joué au niveau continental notamment pour l'établissement de la zone de libre-échange continentale, ou au niveau régional pour la création de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), M. Issoufou ayant été mandaté par ses pairs pour conduire le dossier.
Toujours au titre des succès, la récente table ronde, tenue à Paris, sur le financement du Plan de développement économique et social 2017-2021 (PDES), au cours de laquelle le Niger a enregistré des ressources annoncées de plus de 23 milliards de dollars sur 17 milliards attendus.
Avec ce nouveau PDES, de nouvelles perspectives s'ouvrent pour le Niger au cours des années à venir, de l'avis des autorités de Niamey.
"Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour que les ressources annoncées soient mobilisées et décaissées sur la période du plan, en particulier les ressources programmées pour l'année budgétaire 2018", a promis le chef de l'Etat.
Par ailleurs, 2017 a vu également la mise en service d'importantes infrastructures dont l'hôpital de référence de Niamey, don de la Chine, l'inauguration de la centrale thermique de Gorou Banda, toujours dans la capitale, du marché ultramoderne de Zinder, la modernisation de la ville de Tahoua, et la poursuite de grands chantiers, notamment le troisième pont sur le fleuve Niger à Niamey dénommé Pont Général Seyni Kountché, également fruit de la coopération sino-nigérienne.
 
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