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Le thème des cerveaux auto-exilés n'a pas occupé la scène politique. La fuite des cerveaux ou l'exode des cerveaux. Phénomène qui a longtemps hanté ...
 
 
Mise à jour : 12-10-2017
 
Le thème des cerveaux auto-exilés n'a pas occupé la scène politique. La fuite des cerveaux ou l'exode des cerveaux. Phénomène qui a longtemps hanté l'esprit des pouvoirs publics. Tant les présidents que les gouvernants qui se promettaient à la fois d'y mettre fin et de réunir les conditions pour que les cadres qui ont quitté le pays puissent trouver ici, dans leur pays, les facilités nécessaires à leur réinsertion. Promesses difficiles à exhausser. Alors, autant créer les conditions pour retenir chez eux ceux qui ne sont pas encore partis et mettre fin à cette hémorragie de compétence.  Double défi, encourager les retours et décourager les départs. Double défi qui demande encore à être relevé. A la fin années 80, une décision fut prise de mettre en retraite les cadres supérieurs de l'Etat qui cumulaient au moins 20 années dont dix par décret. Ainsi, des quadragénaires ont été mis à la retraite.
Puis, une décision fut prise d'élaborer le fichier central des cadres pour affecter les cadres précocement retraités et les cadres " marginalisés "aux postes où ils seraient rentables. La survenance de la tragédie nationale avait permis d'ajourner le recensement et les placements. Ne restait plus en place en tant que le projet à concrétiser de la réinsertion des cadres installés à l'étranger. Des cadres restés au pays tirent la sonnette  d'alarme. Il serait plus urgent de s'occuper d'eux pour les empêcher de céder à la tentation de rejoindre leurs aînés à l'étranger. Le développement du pays a besoin de toutes ses compétences, tant celles installées en Algérie que celles qui se sont " exilées " à l'étranger. Comment utiliser les compétences nationales installées à l'étranger au service du développement du pays ? Quel rôle doivent jouer ces compétences nationales dans la relance du développement du pays ? Un thème aux enjeux difficilement gagnables. Un défit pas facile à gagner.  Nous rappelons la conférence débat tenue par trois éminents spécialistes, à savoir le Professeur Mustapha Khiati, chef du service pédiatrie à l'EPH El Harrach, Président de la Forem, Mr Mustapha Benyahia Président de l'association Algéro- Danoise, et le    Dr Madani Amar consultant aux Emirats Arabes Unis. Le professeur Khiati subordonna d'abord la réussite de ce projet portant sur la contribution des compétences nationales à l'étranger à l'existence d'une volonté politique. Les deux autres conférenciers sont également du même avis. La volonté existe. Mais cela ne suffit pas. Le professeur Khiati en énuméra les préalables. Il faut d'abord un fichier des compétences nationales exerçant à l'étranger. Ensuite, il faudrait une ouverture aux compétences et dans quel cadre. S'ouvrir à quels secteurs. Il faudrait ensuite placer le dossier auprès du Premier ministre pour lui garantir les conditions du succès et de l'efficacité ; le dossier bénéficiera ainsi d'une haute attention.
Peut-on dire que l'Algérie est victime de la politique de discrimination positive prônée par exemple par la France à l'endroit de nos cadres candidats à l'émigration " professionnelle " ? Une attention particulière est apportée à la compétence  de nos universitaires et  de nos cadres qui sont très appréciés à l'étranger. Cela n'empêche pas,  " de mettre le paquet " sur nos diplômés " restés  en Algérie. Il ne faut pas oublier que l'Algérie supporte tous les coûts de la formation du primaire jusqu'à l'université. C'est du tout bénéfe " pour les pays d'accueil. Ils sont d'une valeur inestimable. Citons un cas au moins, Le Professeur Lyes Zerhouni qui a eu à gérer 30 milliards de dollars pour  un  laboratoire de recherche fort connu aux Etats-Unis. Les experts algériens d'origine sont éparpillés un peu dans le monde entier. 12 milles au Qatar, des milliers aux Etats-Unis, en France, en Malaisie. Il faut trouver les moyens de leur coopération ou de leur insertion, d'autant que leur cœur bat pour leur pays. Ils veulent être utiles et reconnus comme tels. 
N. B.
 
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