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Constat pratique sur le terrain : La vie des Tatars de Crimée va en s'améliorant en Russie
 
 
Mise à jour : 20-05-2018
 
Dossier présenté par : Saïd B.
Des esprits malintentionnés estiment que les  Tatars musulmans ne vivent pas très bien en Russie. Seulement, d'aucuns remarquent bien le contraire sur le terrain contrairement à ce que veut faire croire l'Ukraine.
L'Ukraine a déposé auprès de la troisième commission de l'Assemblée générale des Nations unies un nouveau projet de résolution portant sur la soi-disant violation des droits de l'Homme en Crimée qui devait être soumis au vote au mois de novembre dernier. Ce à quoi, le vice-premier ministre du gouvernement criméen, Gueorgui Mouradov, avait précédemment répondu en déclarant que l'Onu devrait envoyer des représentants en Crimée pour que ces derniers s'informent de la situation dans la péninsule au lieu de tirer des conclusions sur des élucubrations des autorités ukrainiennes. D'ailleurs, il est très important de rappeler que pas plus tard qu'en décembre dernier, des délégations d'organisations ukrainiennes et de Tatars de Crimée de la péninsule étaient prêtes à venir au siège de l'Onu pour parler de la situation réelle dans la presqu'île, ont indiqué à Sputnik des représentants de ces structures. "Si notre sécurité est garantie, nous sommes prêts à nous rendre à l'Onu pour exposer l'avis des Tatars de Crimée à l'opinion internationale. Les Nations unies doivent connaître la vérité sur la situation et le développement des Tatars de Crimée au lieu de se fier à des informations altérées fournies par les autorités de Kiev", a indiqué à Sputnik Remzi Iliassov, chef du mouvement public interrégional des Tatars de Crimée. Roman Bilyk, chef-adjoint de l'autonomie ethnique et culturelle ukrainienne Renaissance dans l'unité, a dit qu'il était déterminé lui aussi à prendre la parole à l'Onu. "Nous sommes disposés à être parmi les premiers à venir aux Nations unies pour appeler la communauté internationale à voir les choses de manière réaliste et objective. La Crimée se transforme à vue d'œil et de nombreux problèmes sont réglés, ceux-là mêmes dont la solution a été repoussée, pendant des décennies, par les dirigeants ukrainiens", a-t-il fait remarquer.
Et les pouvoirs que la République de Crimée s'est vu octroyer après son rattachement à la Russie, sont là, pour bien témoigner de la très bonne situation des Criméens dans l'ensemble du territoire russe.
 
Une facette des Tatars musulmans de Crimée
En Crimée vivent près de 270 000 Tatars, un peuple qui descend des Grecs, des Goths et des Turcs kiptchaks. La majorité d'entre eux croit en l'islam et vit dans de grandes familles. Malgré leur dure et longue histoire, les Tatars ont réussi à conserver leurs traditions. Les pays du monde arabe et musulman soutiennent la position russe en Crimée et saluent le rattachement de la péninsule à la Russie, a déclaré à La Voix de la Russie le président du Conseil des muftis de Russie le cheikh Ravil Gaïnoutdine. On a l'impression que les pays musulmans sont contents et ce, malgré l'hystérie de l'Occident avec ses menaces, ses sanctions. La Russie a montré au monde entier qu'elle était capable de défendre ses intérêts nationaux, estime le cheikh Ravil Gaïnoutdine. A mon avis, le monde arabe l'a senti il y a longtemps. Mieux encore, aujourd'hui des ambassadeurs des pays arabes musulmans affirment: " Bravo, la Russie ! Aujourd'hui, la Russie est devenue un pays fort. Avec le rattachement de la Crimée en 2014, la Russie a défendu ses intérêts, et le monde entier l'a vu. Il est utile de rappeler que le président du Conseil des muftis de Russie s'est entretenu avec le grand mufti de la Crimée, avec le président du Majlis des Tatars de Crimée. " Il y a beaucoup de mosquées, de médersas, de cimetières musulmans en Crimée. Conformément à la loi fédérale russe, c'est l'Etat qui en procure aux Tatars de Crimée, continue le cheikh Ravil Gaïnoutdine. Préparation de cadres, formation continue des imams, soutien des programmes de formation de la part du Fonds caritatif de soutien de la Culture, des Sciences et de l'éducation islamiques - les Tatars de Crimée peuvent en bénéficier. "  De son côté, Aïder Moujdabaev, journaliste à Moscou et Tatar de Crimée, remarque qu'aujourd'hui  la société des Tatars de Crimée est plus séculaire : " Bien sûr certains respectent strictement les règles de l'islam mais dans la vie quotidienne de la majorité, la place de la religion est peu visible. On construit des mosquées et on respecte les traditions musulmanes…
Aujourd'hui, quand ils se rendent en Crimée, les touristes auraient du mal à distinguer un Tatar de Crimée d'un Russe ou d'un Ukrainien. Mais pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'histoire de ce peuple, deux musées consacrés à la culture des Tatars ont ouvert leurs portes. Il y a le musée ethnographique des Tatars de Crimée, un petit établissement situé dans une vieille maison de la ville de Vieille-Crimée et le musée de l'histoire et de la culture des Tatars de Crimée à Bakhtchyssaraï.  Ceci pour démentir ce qu'a prétendu la chaîne Qatarie Al Jazeera en publiant un article accusant la Russie d'effacer "la culture musulmane en Crimée". Or, sur le terrain les autorités russes ont consenti de grands efforts financiers pour sauver une mosquée séculaire de la région. La mosquée Doma Djami, ce lieu de culte qui fait partie du palais du Khan, vieux de 500 ans, a évité la disparition grâce à l'intervention des autorités russes qui ont financé les premiers travaux de consolidation. Une mesure visant à préserver la diversité du patrimoine culturel de la Crimée, qui est visiblement passée inaperçue du côté de la rédaction d'Al Jazeera.  Faut-il pour cela noter que ces deux dernières années, 150 mosquées ont été construites en Crimée: leur nombre a ainsi augmenté de 50% en comparaison avec la période ukrainienne. Selon le vice-premier ministre de la Crimée Rouslan Balbek, les autorités contribuent à la construction de nouvelles mosquées. "Si la période ukrainienne présentait des obstacles, aujourd'hui, c'est la pleine coopération. La collaboration active entre les autorités et les institutions civiles se poursuit", a-t-il fait remarquer lors d'une rencontre avec une délégation de parlementaires français conduite par le député de l'Assemblée nationale Thierry Mariani, actuellement en visite en Crimée. "L'événement historique le plus important, que les Tatars de Crimée n'avaient pas réussi à obtenir lors de la période ukrainienne et qu'ils ont obtenu grâce au soutien des chefs actuels de la République, du président de la Fédération de Russie, est la construction de la grande mosquée. Elle ornera notre presqu'île. Pendant la période ukrainienne, le nombre de mosquées était de 330 et actuellement il y en a 480", a-t-il ajouté.
 
Les Tatars de Crimée ont exprimé leur soutien à Poutine
Parmi les preuves de la vie paisible que connaissent les Tatars musulmans de Crimée voire tout le peuple de la République de Crimée, cet acte, hautement significatif des Tatars de Crimée l'année dernier en s'adressant au Président russe Vladimir Poutine afin d'exprimer leur reconnaissance pour ce qu'il a fait pour les peuples déportés et ont exprimé leur soutien à sa politique. Ainsi, les Tatars de Crimée ont adressé un message à Vladimir Poutine afin de le remercier de les avoir soutenus et d'avoir su créer des conditions propices à leur bien-être dans leur patrie historique. " Après la signature du décret, les Tatars de Crimée ont eu la chance de se voir proposer une réhabilitation complète, mais aussi un soutien au développement de leur population ", a bien  indiqué le document dans lequel ils témoignent.
Selon le texte, le décret sur la réhabilitation a permis d'obtenir des résultats significatifs dans plusieurs domaines, dont l'aménagement de l'habitat, la construction d'établissements d'enseignement et de lieux de culte ainsi que le fonctionnement des stations de radio et de télévision criméennes. " Les représentants des Tatars de Crimée soutiennent et sont prêts à suivre votre politique visant la réalisation de la politique nationale afin de garantir les droits civiques et l'unité ethnique et religieuse de tous les peuples vivant en Russie ", peut-on lire dans le message. Les Tatars de Crimée ont également remercié Vladimir Poutine pour la signature de la loi, qui prévoit une procédure simplifiée visant l'obtention d'un permis de séjour pour les citoyens ou leurs parents, dernier obstacle sur le chemin du retour dans la patrie historique des peuples déportés.
 
L'autre provocation de Kiev
En avril 2017, les autorités de Crimée manifestent leur indignation  par l'idée de Kiev de donner à la péninsule criméenne le statut d'entité territoriale autonome des Tatars de Crimée, alors que le territoire est Russe depuis 2014.
Le projet des autorités ukrainiennes visant à attribuer à la Crimée le statut d'une autonomie tataro-criméenne est une " tricherie " politique, car personne n'a le droit de disposer à son aise des territoires d'autrui, a déclaré le chef du comité criméen aux affaires interethniques Zaour Smirnov. Un projet de loi a été soumis à la Rada suprême (parlement ukrainien) qui prévoit la création, dans la péninsule, d'une entité territoriale autonome des Tatars de Crimée au sein de l'Ukraine.  M. Smirnov a donc estimé qu' une telle démarche venant de Kiev " ne permettra pas de regagner la bienveillance des Tatars de Crimée ", les habitants ayant toujours en mémoire les blocus de la péninsule organisés par Kiev en 2014 et la création de bataillons armés à ses frontières.
Les Tatars de Crimée, fait remarquer Smirnov, se rendent compte que les promesses de Kiev d'octroyer une autonomie nationale aux Tatars ne sont qu'un " bluff politique bon marché et une provocation ".
Par ailleurs, selon un sondage effectué au début de 2017, aucun Tatar de Crimée n'accepterait de vivre en Ukraine.
En effet, les Tatars de Crimée ont été sondés afin de savoir s'ils désiraient déménager en Ukraine mais aucune des personnes interrogées n'a envie de s'y installer.
Un récent sondage démontre que les Tatars de Crimée ne sont pas du tout intéressés par l'idée de déménager en Ukraine, annonce le chef-adjoint de l'Agence fédérale des nationalités Igor Barinov.
Il a cité des chiffres de ce sondage en indiquant que 82 % des Tatars de Crimée ont manifesté le désir de rester en Crimée, 10 % déménageraient dans une autre ville criméenne tandis que 2 % étaient prêts à déménager dans une autre région de la Russie. Igor Barinov estime donc que ces résultats prouvent que la vie des Tatars de Crimée s'améliorait progressivement.
Par ailleurs, le président de la République de Crimée Sergueï Aksenov a auparavant annoncé que les recettes budgétaires de la Crimée avaient été multipliées par deux depuis que la péninsule est retournée dans le giron russe, et ceci, sans compter l'aide fédérale.
Selon M. Aksenov, une autre tendance positive a été observée, à savoir l'augmentation importante du financement de secteurs clés de l'économie et de la sphère sociale.
Das ce même ordre d'idées, Seytoumer Nimetoullaev, chef de l'organisation des Tatars de Crimée l'Unité de Crimée et du Conseil public du peuple tatar de Crimée avait proposé aux députés du peuple ukrainien de se rendre dans la région pour constater de leurs propres yeux les progrès atteints dans le développement de la péninsule, soulignant que de nombreux problèmes d'importance vitale avaient été résolus immédiatement après le rattachement du territoire à la Russie.
 
Le geste significatif de la Russie en octobre dernier
En octobre dernier, deux militants séparatistes tatars, opposés au rattachement de la Crimée à la Russie et condamnés pour avoir créé des troubles et avoir tenu des propos extrémistes, ont été relâchés. 
Deux vice-présidents de l'Assemblée des Tatars de Crimée (Majlis), dont l'activité est interdite sur le territoire russe en raison de déclarations extrémistes de son dirigeant, ont été relâchés par la justice russe et se sont alors dirigés vers la Turquie. Y a-t-il meilleur exemple pour montrer comment sont traités les Tatars de Crimée en Russie ?...
S. B.
 
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