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Ali Bey Nasri, prsident de l'Association des exportateurs algriens au " Forum de la Presse " : " Il faut mettre l'Algrie en mode offensif "
 
 
Mise à jour : 07-10-2020
 

Par : med wali

Le gouvernement place l'une de ses premières priorités dans le plan de relance économique, visant à réaliser 5 milliards de dollars de revenus en dehors du secteur des hydrocarbures. Alors que le secteur des exportations en Algérie a connu au cours des deux dernières décennies une grande récession, ce qui a privé l'Algérie de revenus importants en devise. Afin de connaître la réalité du secteur, le dossier des exportations a fait l'objet, hier, au " Forum de la presse ", organisé entre notre quotidien " Le Maghreb de L'Economie " et le site d'information " Dzertic 24 ", d'un long débat, animé par notre invité, Ali Bey Nasri, président de l'Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL). De par une question d'actualité en effet, l'opinion publique aura besoin de comprendre pour ne pas faire parler la corporation des exportateurs eux-mêmes. Car, aussi soient-elles salutaires ou pas, les mesures prises par les autorités en direction de l'exportation, le producteur sait qu'il a des responsabilités à accomplir. La principale étant d'abord celle de produire pour couvrir le marché local, et envisager par la suite de se placer sur le marché extérieur. Puisque l'Algérie accuse un retard énorme en la matière pour devenir un pays exportateur, Ali Bey Nasri a, d'emblée, affirmé que l'Algérie n'a jamais été un pays exportateur, et pour qu'il le soit, il faut tout simplement joindre l'utile à l'agréable…

 

 
Pour la première fois, un président évoque le dossier des exportations hors hydrocarbures
Ali Bey Nasri a déclaré, lors de son passage au " Forum de la presse " que pour la première fois depuis très longtemps en Algérie " Se référant aux instructions récemment données par le président Abdelmadjid Tebboune relatives au dossier des exportateurs pour soutenir les opérations, incitant sur l'éradication du phénomène de la bureaucratie et l'élaboration d'une feuille de route bien étudiée pour réduire la proportion de dépendance à la taxe sur le pétrole d'environ 20%. Le conférencier a fait savoir que " l'Algérie a toutes les capacités pour être le premier pays exportateur en dehors du secteur des hydrocarbures dans le continent africain." Et de poursuivre ses propos "Nous connaissons bien nos lacunes et les obstacles qui empêchent le développement des exportations. Ce dossier ne se limite pas à la vente de marchandises vers un pays spécifique. L'exportation doit se faire en continu tout au long de l'année et vers plusieurs pays et surtout vers le continent européen, vu que les pays du vieux continent bénéficient d'un pouvoir d'achat élevé et d'une grande flexibilité pour accéder à leurs marchés, sans citer la transaction de la devise ", a-t-il précisé.  
 
L'ouverture des banques à l'étranger est nécessaire 
Le président de l'Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL), Ali Bey Nasri a révélé que son organisme a présenté un ensemble de propositions au gouvernement, et un ensemble de solutions notamment, aux obstacles auxquels l'exportateur algérien est confronté, parmi les suggestions avancées, notre interlocuteur a indiqué " l'ouverture des bureaux de banques algériennes à l'étranger pour faciliter les mouvements des capitaux vers et depuis l'étranger ", a-t-il dit. Et d'ajouter dans ce sillage que " la présence des banques nationales à l'étranger  doit précéder toute initiative d'exportation, notant que l'implantation de ces banques dans les pays africains permettra aux opérateurs algériens d'entrer facilement sur ces marchés, comme cela va leur permettre d'investir fortement dans plusieurs domaines, comme les différentes prestations de services. D'autre part, Ali Bey Nasri a insisté sur la priorité de séparer le secteur des services dans la loi des changes du reste des secteurs qui produisent des biens et des produits destinés à l'exportation, soulignant que l'exportation de services est un processus complètement différent de l'exportation de marchandises.
 
L'exportation n'est pas possible avec la loi de changes actuelle 
L'expert du secteur des exportations, Ali Bay Nasseri a fait savoir que " la loi sur les changes en Algérie entrave le processus d'exportation des services, qui dépendent du transfert d'argent à l'étranger pour investir dans ce secteur, ce qui contribue à accroître les exportations hors le marché pétrolier, soulignant qu'il est temps d'ouvrir la voie aux entreprises algériennes pour investir à l'étranger, particulièrement, les entreprises actives dans le domaine de la configuration et la programmation, la construction et celui des travaux publics. En sus, Ali Bey Nasri est revenu sur la nécessité de séparer la loi des changes pour les produits et marchandises destinés à la consommation localement, et la marchandise  destinée à l'exportation, ainsi que la loi pour les différents services tels que les assurances, les banques, la logistiques et autres dans laquelle les opérateurs économiques sont autorisés à pénétrer les marchés étrangers, en leur accordant des facilités, dans les opérations de transaction monétique et financière. 
Pour appuyer sur ces propos, Ali Bey Nasri a préféré citer le secteur de la construction et des travaux publics, où l'entrepreneur, à titre d'exemple, doit transférer une partie de son capital vers le pays dans lequel il souhaite investir pour démarrer son entreprise. En outre, s'agissant des entreprises actives dans le domaine de la formation, la production de logiciels et autres services, ces institutions économiques rencontrent souvent des obstacles pour transférer leur argent vers l'Algérie, en raison de l'absence des bureaux de banques algériennes à l'étranger, indiquant que certains opérateurs ne trouvent pas le fonds nécessaires même pour payer les frais des appels d'offres en devises, bien que leur prix ne dépasse pas 300 euros.
 
La nouvelle Constitution apporte un plus à l'Algérie 
Interrogé sur la nouvelle Constitution qui vise en premier lieu de réformer l'économie nationale, en général, mais aussi le secteur des exportations, en particulier, Ali Bey Nasri dira son avis personnel à ce propos, en disant que "  la Présidence de la République a envoyé la copie de la nouvelle Constitution à son organisme, mais au sein de l'association qu'il préside, il existe toutes les opinions et je ne peux pas faire un référendum au sein de l'association. Nous les exportateurs, nous avons dit qu'on ne peut pas réussir le commerce extérieur, s'il n'y a pas de la stabilité, il y a des choses que moi personnellement je suis pour, comme il y a des choses que j'ai souhaité pour qu'elles soient dans la nouvelle Constitution. Je suis avec ceux qui disent que la décentralisation doit être prise en charge. L'article 55 de la nouvelle Constitution m'intéresse car il nous accorde le droit à l'accès à l'information. On n'a pas les statistiques du marché d'exportation depuis le mois de mars dernier, et la nouvelle Constitution me permet de le réclamer. Nous sommes dans le passage du gué, on est dans le début d'un projet pour assurer la stabilité dans tous les secteurs, on vient de sortir d'une période délicate, dans la Constitution de 2016, il y a eu beaucoup de lois positives, il nous a manqué seulement l'application de ces lois sur le terrain.   
 
Nasri avertit le gouvernement de l'excédent des dattes pour cette année
Le chef de l'Anexal, Ali Bey Nasseri, a mis en garde contre la crise de commercialisation des produits à base de dattes pour cette année, et a confirmé que les chambres froides sont remplies du produit de l'année dernière, mettant en garde contre l'effondrement de ces producteurs si le gouvernement n'intervient pas rapidement. 
Il a affirmé dans ce registre que " la valeur des expéditions a considérablement augmenté, à la lumière des chambres froides qui s'accumulent avec les produits de l'année dernière, tandis que les producteurs n'ont pas trouvé de canaux pour les commercialiser, avec la propagation de la pandémie Covid-19. 
Notre invité a fait savoir que " les producteurs des dattes vont faire face à "l'effondrement: si l'Etat n'intervient pas. " Notant que son association a proposé des solutions pour sauver ce produit, et il a poursuivi " le produit de cette année est d'excellente qualité, nous pouvons en exporter une partie. " Nasri a révélé qu'il s'est entretenu avec le ministre délégué au Commerce extérieur, soulignant qu' " il essayait de répondre au problème et de réduire le risque qui affecte les producteurs de dattes. " 
M. W.
 
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