Lundi 26-10-2020
Rechercher un article
   
   
 
Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez-nous
 
Regions  
 
 
 
Kala de "Timici" Chlef : Tmoin d'une poque de prosprit durant les premiers sicles de l're chrtienne
 
 
Mise à jour : 19-05-2018
 
La Kalaâ "Timici", dans la commune de Taougrite (à 70 km du chef-lieu de wilaya de Chlef), est l'un des vestiges attestant du passage de la civilisation romaine dans le massif montagneux du Dahra, où elle est considérée comme le témoin d'une époque de prospérité dans cette région, durant les premiers siècles de l'ère chrétienne.
 
Le site est actuellement protégé et classé par la force de la loi, mais il n'en demeure pas moins qu'il est sujet à nombre d'atteintes de la part des populations riveraines, qui menacent l'identité historique de ce lieu, destiné à être promu en une destination touristique, selon les aspirations des autorités locales.
Fouilles illégales, constructions anarchiques dans son périmètre, cultures agricoles et vols de pierres sont les atteintes les plus courantes menaçant la Kalaâ "Timici", dont le classement remonte à 1905 par le colonialisme français, avant son reclassement après l'indépendance (1967), suite au décret N 67-281 relatif aux fouilles et à la protection des sites archéologiques. "Les atteintes à la Kalaâ Ouled Abdellah (autre appellation de la Kalaâ Timici) sont imputées au manque de culture patrimoniale chez certains", a estimé à ce propos, la directrice de la Culture de la wilaya, Fatima Bekara, soulignant les efforts consentis par ses services pour sensibiliser le citoyen sur l'intérêt et l'importance du site, notamment à travers nombre d'activités visant l'ancrage d'une culture de sauvegarde du patrimoine matériel et de sa valorisation, abritées par le site, au titre du mois du patrimoine (18 avril-18 mai), a-t-elle fait savoir.
La responsable, qui a fait cas de l'enregistrement d'une atteinte contre le site, durant ces deux derniers mois, a, également, fait part d'une requête introduite auprès des autorités locales, en vue d'"interdire les constructions anarchiques et les activités agricoles dans son périmètre", exprimant son souhait que le site bénéficie d'une clôture pour sa protection, d'autant plus, a-t-elle ajouté, que la Kalaâ est destinée à être promue en "une destination touristique de choix susceptible de soutenir l'économie locale", au titre d'un plan de protection et de mise en valeur des sites archéologiques et de leur zone de protection, attendu à la mise en œuvre, à l'horizon 2019.
Cette préoccupation est partagée par la chef de la daïra de Taougrite, Nadia Nabi, qui, après avoir souligné l'impératif de protection et valorisation de la Kalaâ Ouled Abdellah, a fait cas d'une démarche consentie, par ses services, afin d'intervenir dans les cas de constructions anarchiques, tout en sensibilisant les citoyens sur la valeur historique des lieux.
"La coordination des efforts avec la direction de la Culture a abouti à la désignation d'un agent pour la surveillance du site, au moment où des patrouilles de contrôle seront effectuées, par les services de la protection civile pour empêcher de nouvelles atteintes contre ce site archéologique, a-t-elle, encore signalé.
Pour évaluer l'intérêt accordé par les populations riveraines à la Kalaâ Ouled Abdellah, l'APS s'est rapproché de citoyens, dont certains, à l'image de Mohamed (un retraité), ont estimé qu'il s'agit là d'un "témoin du passage de civilisations humaines anciennes dans la région", ayant besoin de valorisation pour en faire une destination touristique, qui rapportera des revenus supplémentaires à la commune.
Il a, également, déploré certaines atteintes au site liées au trafic de pièces archéologiques, entre autres, tout en appelant les parties concernées, dont la presse notamment, à davantage d'actions de sensibilisation sur le sujet en direction des citoyens.
A l'opposé de cette conception, Abdelkader (un travailleur journalier) s'est dit "non concerné" par ce type de "questions". "Quand on est père de cinq (5) enfants à nourrir, on est beaucoup plus intéressé par les moyens de gagner sa croute, les autres choses sont reléguées au second plan", a-t-il lâché.
 
Ancrage d'une culture patrimoniale
 "Le rôle de l'école, de l'université et de la mosquée est primordiale dans l'ancrage d'une culture patrimoniale chez les citoyens de la région", a estimé, à cet effet, le professeur en sociologie et anthropologie, Miloud Bouazdia, de l'université de Chlef, soulignant l'"impérative contribution de la société civile, des autorités locales et du citoyen dans cette entreprise".
Cet universitaire n'a pas omis de relever l'existence d'une divergence de vision, chez les gens, à propos des civilisations anciennes, que "certains considèrent comme des civilisations païennes (ou impies) ne méritant pas d'intérêt", au moment où il s'agit, a-t-il dit, d'une "leçon d'histoire et de mémoire pour éviter la rupture avec les prochaines générations", estime-t-il.
D'ou la nécessité, selon lui, de valoriser ces vestiges historiques, à l'image de la Kalaâ Ouled Abdellah, "pour perpétuer la mémoire collective, car celui qui n'a pas d'histoire n'a pas d'avenir", affirme avec conviction,  M.Bouazdia.
Lui emboitant le pas, le chercheur et archéologue Djamel Mohamed Hasnaoui, a plaidé pour une "étude plus approfondie de ce site archéologique", dont une équipe de recherches de l'université d'Alger, qui y a effectué des fouilles, a confirmé l'importance, a-t-il fait savoir.
La Kalaâ Timici ou Ouled Abdellah a été construite sur une crête, d'où elle domine la région de Sidi Aissa (commune de Taougrite ), suscitant ainsi la curiosité des chercheurs en archéologie de par la singularité de son lieu d'implantation, loin de toutes source d'eau, a-t-il souligné.
Les découvertes effectuées sur site sont autant d'indices sur le mode de vie de l'époque, telles de nombreuses citernes creusées dans la roche (absence d'eau oblige), outre des stèles sculptées dans le roc remontant à l'ère d'avant Jésus- Christ.
Selon ce spécialiste, cette ville romaine a du connaitre une période de prospérité au 1 er siècle avant Jésus Christ, avant de voir toute forme de vie disparaitre à partir du 3eme siècle après Jésus Christ "probablement à cause du manque d'eau", a-t-il estimé, signalant, en outre, des vestiges d'un caveau creusé dans le flanc de montagne, ce qui indique qu'il y avait probablement un cimetière.
Des spécialistes du domaine ont, également, souligné la position stratégique du site permettant de protéger la ville d'éventuels assauts étrangers ou des facteurs naturels.
Djamel S.
 
Imprimer Envoyer cet article
 
 
 
 
 
Centre universitaire de Mila: Les activits scientifiques renouent ds la venue du nouveau directeur
Russie: Moscou accuse l'Occident de vouloir faire de la Russie un " paria" en Antarctique
Chirurgie scoliotique : 23 enfants oprs rcemment Oran
Nouveau coronavirus SARS-CoV-2 provoquant le Covid-2019 : Des chercheurs expliquent pourquoi le SARS-CoV-2 se rpand mieux que le coronavirus de 2003
Selon le prsident Erdogan : L'Europe prpare sa propre fin"
 
 
 
Atteindre un taux de 70% de ...
Le groupe public Naftal ambitionne d'atteindre le taux de 70% des stations-service proposant le Sirghaz d'ici les 5 prochaines années, a indiqué son ...
   
  Lire la suite
 
 
Le peuple souverain exalt et magnifi est appel agir ...
 
Il est évident à la veille du référendum constitutionnel du 1er novembre prochain que le chef de l'Etat revient sur les ...
 
 
 
 
 
   
   
  Edition en PDF
   
    Les rubriques
  Nation
  Regions
  Energie
  Reportage
  Culturelle
  Finance
  Focus
  Emploi
  Agriculture
  Multimedia
  Post Scriptum
  Conjoncture
  Zoom
  Internationnal
  Tendances et marches
  Maghreb
  Sport
  Afrique
   Débats
  Idees
  Analyses
  Contribution
  Documents
  
 
 
 
 
 
 
votant(s)| Oui: , Non:
 
 Oui Non
 
ENERGIE
Brent Londres 49,020   $/baril
WTI New York 42,250   $/baril
 
Devise Achat Vente
Dollar 113.4969 113.5119
Euro 132.7914 132.8657
Livre 150.6463 150.6862
Yen (100) 100.3332 100.3908
SAR 30.2626 30.2690
KWD 375.3204 375.7428
AED 30.8953 30.9078
 
 
 
SARL MPE
Maison de la presse Safir Abdelkader
Kouba, Alger Algerie
Administration :TEL+213 023 70 94 94
Rédaction        :TEL+213 023 70 94 61
                         TEL+21321 23 44 54
                   
  Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez nous