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Journe internationale de la paix: L'impratif de dcoloniser la Palestine et le Sahara occidental
 
 
Mise à jour : 24-09-2020
 
Les participants au colloque national sur la solidarité et le soutien constants envers les peuples palestinien et sahraoui, ont mis l'accent lundi à Alger sur l'impératif d'appliquer les résolutions onusiennes et de décoloniser la Palestine et le Sahara occidental, mettant en garde contre les dangers du retardement à assurer aux deux peuples leur droit à l'autodétermination.
 
Organisé par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), en coordination avec un réseau de journalistes algériens, l'Association Mechaal E-chahid et l'ambassade de la RASD, ce colloque national, célébré à l'occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre de chaque année, a été l'occasion pour les conférenciers de plaider pour la nécessité de contraindre les colonisateurs marocain et israélien de se conformer à la légitimité internationale. Intervenant à l'ouverture de cet événement, Dr. Said Ayachi, président du CNASPS, a affirmé que "l'Algérie est très préoccupée par la violation de la paix ici et là par ces grandes forces qui ont mis en place des lois imposant la sécurité et la paix dans le monde".
"Ce sont ces grandes forces qui ont, malheureusement, établi des lois garantissant la paix après avoir enregistré 34 millions de victimes à la fin de la première guerre mondiale et 50 millions autres après la deuxième guerre mondiale", a-t-il regretté. Et d'jouter, "La Palestine subit l'occupation sioniste depuis 1948, mais Israël continue à faire fi de toutes les résolutions du Conseil de sécurité. Pis encore, il procède à l'annexion d'autres territoires palestiniens". C'est également le cas du "peuple sahraoui qui résiste à l'occupation sans pour autant parvenir à exercer son droit à l'autodétermination", a décrié M. Layachi, mettant en garde contre les dangers qui résultent de la violation continue des droits des Sahraouis et du pillage de leur richesse". A ce propos, il a exhorté le Conseil de sécurité à défendre cette cause et à mettre en œuvre les résolutions internationales en vue de mettre un terme à l'occupation. L'Algérie poursuivra son combat en faveur des pays colonisés ainsi que ses actions solidaires avec les peuples palestinien et sahraoui jusqu'à leur indépendance, a-t-il réitéré. Pour sa part, Abdelaziz Medjahed, directeur de l'Institut national d'études de stratégie globale (INESG), a estimé dans une déclaration à l'APS en marge de cette manifestation, que "bien des pays obstruent le processus de résolution de la cause sahraouie, d'ailleurs leurs positions en faveur du Maroc sont claires au sein du Conseil de sécurité, mais ils manquent de courage pour les annoncer solennellement". Preuve en est, "aucun pays ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, c'est pourquoi il faudrait mettre un terme à cette hypocrisie politique", a-t-il souligné. M. Medjahed s'est dit optimiste quant à la décolonisation du Sahara occidental, car considérant que "c'est la volonté des peuples qui prendra le dessus finalement, et le peuple sahraoui a résisté à six (6) pays occidentaux ayant tenté de le coloniser, rien donc ne l'arrêtera de recouvrer son indépendance". "Seule la résistance des Sahraouis nous mènera à réaliser le Maghreb des peuples, et sans eux, il n'y aura pas de grand Maghreb", en voici la position constante de l'Algérie, a-t-il conclu. Présent à cette occasion, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Bouzid Lazhari a rappelé, dans une déclaration à l'APS, que "la mission des Nations unies consiste à préserver la paix et la sécurité internationales, d'où l'impératif de décoloniser ces territoires et de mettre en œuvre la résolution onusienne numéro 1514". Affirmant que l'Algérie n'abondonnera pas les pays colonisés jusqu'à ce qu'ils recouvrent leur indépendance conformément aux principes du 1e Novembre, M. Lazhari a souligné que ces principes ont été maintenus dans la nouvelle Constitution tout en les renforçant par la Paix, les droits de l'Homme et le développement, en sus d'autres articles tels que 31 et 32 portant sur "l'attachement de l'Algérie aux principes fondamentaux de l'ONU et son soutien aux peuples qui luttent pour leur indépendance". Il a mis l'accent, par la même, sur la nécessité d'organiser un référendum populaire dans les plus brefs délais pour mettre fin à la colonisation. Pour sa part, le professeur en droit international, Amar Tahri a déclaré à l'APS que tout retard accusé en terme d'organisation du référendum aura des retombées sur la paix dans  toute la région, d'autant que les richesses naturelles sont la cible des grandes puissances". "L'autodétermination est un droit fondamental du peuple sahraoui par la force de la loi et l'ONU doit assumer ses responsabilités face à la tergiversation qui menacet la région et nourrit des conflits stratégiques", a précisé l'universitaire, citant l'exemple des évènements survenus au niveau de la région est de la Méditerranée. Dans le même sillage, le président du réseau de journalistes soutenant la cause sahraouie, Mustapha Ait Mouhoub a fait savoir "la Palestine et le Sahara occidental constituent deux foyers de tension qui pourraient mener à des chemins sinueux et épineux menaçant la stabilité de la région". "Les tentatives désespérées du Maroc pour étouffer la cause sahraouie ne dureront pas tant que le peuple sahraoui s'attache à son droit légitime", a poursuivi le journaliste, Ait Mouhoub, s'indignant de la politique de deux poids deux mesures observée par l'ONU. De son côté, l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar a affirmé "aujourd'hui la balle est dans le camps de la communauté internationale qui doit prendre des mesures pratiques pour amener le Maroc à l'organisation d'un référendum d'autodétermination", condamnant "la tergiversation de l'ONU en terme de programmation du référendum". "Si l'ONU veut réussir sa mission elle doit amener le Maroc à cesser ses violations aux droits du peuple sahraoui et le contraindre à appliquer les résolutions onusiennes, faute de quoi, elle perdra sa crédibilité", a ajouté M. Taleb Omar. Mettant en garde encore une fois contre "l'impatience des sahraouis face à l'escalade marocaine qui les oblige à opter pour d'autres choix afin d'arracher leur liberté", le diplomate a souligné que le peuple sahraoui ne se rendra pas et son combat sera couronné par l'indépendance". Le colloque national a vu la participation de nombre de représentants du corps diplomatique en Algérie à l'image du chargé d'affaires à l'ambassade de la République d'Afrique du Sud à Alger, un représentant de l'ambassade de Vietnam, outre des personnalités nationales et des universitaires entre chercheurs et académiciens. Ont pris part également des personnalités de l'étranger via "Skype" tels que le président de la coordination des associations européennes de soutien au peuple sahraoui, Pierre Galand.
 
"Coalition Internationale", une autre voie pour exiger un référendum au Sahara Occidental
Le représentant permanent de l'Association américaine des juristes (AAJ) auprès de l'ONU à Genève, Gianfranco Fattorini, a plaidé mardi  pour "une large coalition internationale" pour honorer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, évoquant la possibilité pour le Conseil des sécurité de saisir la Cour pénale internationale pour faire respecter les droits de l’homme au Sahara occidental.
"Pour faire valoir les principes du droit international au Sahara occidental, il faudrait qu’une large coalition internationale qui plaide pour le respect du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du Peuple sahraoui et l’application de la résolution (1514), sans pré-conditions se forme et exige, par d’autres voies, l’organisation du référendum (au Sahara occidental) ", a déclaré M. Fattorini dans un entretien à l’APS. Cela nécessite, soutient-il, un travail sur le plan diplomatique. "Il faudrait qu’un groupe d’Etats organise une Conférence internationale pour réclamer l’organisation du référendum", a-t-il prôné. Car, dans l’état actuel des choses, "il n’est pas possible de neutraliser les interférences néfastes au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU", a-t-il jugé, arguant que le Maroc a depuis toujours œuvré "pour mettre le droit international au service de son idéal expansionniste". 
Depuis son adhésion "frauduleuse" en 2017 à l’Union Africaine (UA), le Maroc a tenté notamment au sein du Comité spécial de décolonisation de l’ONU de désinscrire le Sahara occidental de la liste des territoires non-autonomes (TNA), sur laquelle figure le Sahara occidental, a rappelé l’interlocuteur, notant que cela " n’était possible que grâce au soutien des grandes puissances". "Ce n’est un secret pour personne que le royaume du Maroc jouit de la protection et du soutien en particulier de la France dans ce dossier ", a-t-il dit.
 
Engager des poursuites contre les personnes opérant au Sahara occidental
Une démarche pourrait, par ailleurs, conduire la France (et d’autres pays membres de l’UE) à changer d’attitude envers la question sahraouie, il s’agit pour le juriste de " multiplier des procédures judiciaires contre les personnes physiques et morales qui opèrent au Sahara occidental en violation des décisions de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE)". Aussi, "le Comité spécial pour la décolonisation et l’Assemblée générale devraient exiger de la part des organes de l’ONU l’application des résolutions adoptées par l’Assemblée générale portant sur l’ application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux par les institutions spécialisées et les organismes internationaux associés à l’Organisation des Nations unies", a-t-il ajouté, notant que cela "clarifierait grandement la situation et le Sahara occidental ne serait plus l’eldorado pour prédateurs opportunistes qu’il est aujourd’hui ".
Dans cet entretien, le juriste américain a évoqué une voie permettant de faire respecter la légalité internationale au Sahara occidental celle "de retourner devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour demander une interprétation de l’application de la résolution 1514 au Sahara occidental, à la lumière des échecs répétés de la négociation entre les deux parties (Front Polisario et Maroc)".
En effet, a rappelé le juriste, le Royaume du Maroc a été un des promoteurs de la demande d’avis adressée par l’Assemblée générale à la Cour Internationale de Justice en 1974 en pensant que la CIJ allait conclure en sa faveur ". Rappelons-le, la Cour avait statué en 1975 que Rabat n'avait pas de titre souverain sur le territoire du Sahara occidental.
 
Violations de la 4e convention de Genève, le Conseil de sécurité peut saisir la CPI
Sur un autre registre, celui des violations de la 4e convention de Genève relative à la protection des civils dans les territoires sahraouis occupés, le juriste a estimé que " le Conseil de sécurité pourrait saisir la Cour Pénale Internationale (CPI) et l’Assemblée générale, pour sa part, pourrait créér un Tribunal pénal ad-hoc". 
A ce titre, il a relevé que " l’invasion et l’occupation illégale du Sahara occidental de la part du Royaume du Maroc ont donné lieu à de multiples et graves violations du Droit International Humanitaire qui se perpétuent aujourd’hui encore (transfert de population civile, spoliation des ressources naturelles, torture, entre autres) ".
D’après lui, "Il ne serait pas impossible que si cette question devait être portée devant un tribunal international pénal, la question de la complicité soit également soulevée".
Du point de vue juridique, du représentant de l’AAJ, le Sahara occidental est un cas particulier à plus d'un titre : c’est le seul grand territoire continental (à l’exception de Gibraltar, les 17 TNA sont des îles) qui dispose d’immenses ressources naturelles. Depuis le départ de l’Espagne en 1976, c’est le seul territoire qui n’a pas de Puissance administrante reconnue qui présente un rapport annuel à l’Assemblée générale de l’ONU, conformément à l’article 73 de la Charte de l’ONU. A ce titre, précisément, le juriste a mentionné dans cet entretien, que "l’ONU (secrétaire général et Conseil de sécurité) aurait dû refuser dès le départ la démission de l’Espagne, sans avoir à disposition une solution de rechange acceptée par le peuple sous administration". Aussi, c’est le seul territoire qui se trouve sous occupation militaire illégale d’un pays tiers qui n’est pas une Puissance appartenant au groupe "occidentaux et autres", mais d’un pays voisin, appartenant au même groupe géographique. 
 
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