Vendredi 3 Septembre 2010.

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Des chiffres et des analyses

Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ?  Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés  à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir?  Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ?
Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire  lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat.
Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures.
Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole?
Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue  des IDE en volume  suffisant n'est pas une garantie ?
N.B.

 

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