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2008-04-28 |
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Conséquences de la flambée des prix de l'aliment de bétail |
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Aviculture et production laitière, deux filières en crise |
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 Avec une consommation de 100 litres de lait par habitant, l'Algérie peine toujours à répondre à la demande nationale estimée à plus de 3,5 milliards de litres par an. La production nationale ne couvre actuellement que 55 % des besoins exprimés. L'essor de l'industrie laitière reste tributaire de la poudre de lait importée -dont le prix a triplé en une année - puisque seul 10% de lait cru est utilisé dans la fabrication du lait pasteurisé. Par ailleurs, les producteurs laitiers réunis cette semaine à Blida ont revendiqué haut et fort la réduction de la TVA et la revalorisation de la subvention du lait cru. Les producteurs et éleveurs se trouvent dans une situation où les pertes journalières atteignent 16,66 DA par litre produit, selon une étude de l'Association nationale des producteurs de lait cru. Pour ces derniers, "le gouvernement se doit de revoir en urgence le soutien au prix du lait afin de permettre un développement de la filière et la mise en œuvre de politiques publiques d'accompagnement. La filière lait n'est pas la seule à dépendre des fluctuations des cours des matières premières sur le marché mondial. En effet, la filière avicole nationale vit depuis quelque temps déjà une tension à la suite de la flambée des prix des céréales sur les marchés internationaux. La filière avicole est donc en pleine crise. Selon l'Association nationale de la filière avicole (ANFA), la conjoncture économique au niveau mondial a engendré des répercussions sur l'activité de la filière au niveau national. Une situation se résumant essentiellement autour de la flambée des prix de l'aliment de bétail. En moins d'une année, les prix ont augmenté de 30%. Les problèmes que rencontrent les deux filières avicole et laitière ont été au centre d'une conférence-débat organisée hier à la Safex d'Alger par des professionnels en prévision de la tenue le 26 mai prochain du premier Salon international de la filière lait et dérivés Silait. La particularité ou encore l'élément commun qui porte préjudice aux deux filières est la hausse des prix de l'aliment de bétail (céréales, maïs, soja…) Une situation qui aura, à coup sûr, des conséquences désastreuses sur les filières bovines et ovines et même sur la production laitière qui connaît déjà des difficultés. Pour la filière avicole, les craintes ne se limitent pas à la production qui sera également touchée puisqu'elle sera "moins importante", l'association avicole évoque la menace sur la pérennité des postes d'emploi à l'avenir. Plus de 50 000 postes d'emploi directs et indirects sont menacés, a averti l'association de la filière avicole qui interpelle les pouvoirs publics pour une intervention immédiate avant que la filière ne disparaisse. Les conséquences pour le consommateur sont lourdes. La liste des produits alimentaires hors de portée s'allonge de jour en jour. Le poulet et les œufs se font de plus en plus désirer. La hausse est estimée à près de 30% en l'espace d'une année. Le plateau de 30 œufs, vendu à 190 DA, est affiché entre 250 DA et 300 DA. La flambée des prix se poursuivra davantage, c'est le moins que l'on puisse dire si la filière avicole continue à subir les fluctuations des cours de l'aliment de bétail sur le marché international. Devant une telle situation jugée alarmante, les producteurs ne voient comme autre solution que de revoir à la hausse leurs prix et les répercuter sur le produit destiné à la consommation. Dalila B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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