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2008-05-14 |
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Elections présidentielles aux USA |
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“Les lobbys ont une grande influence sur les candidats” |
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 La presse américaine, notamment celle de proximité, peut déterminer et orienter l'opinion des électeurs américains pour choisir leurs candidats, puisque le citoyen aux USA est intéressé par ce qui sera rapporté à son quartier et à sa ville avant de penser aux Etats-Unis. C'est ce qui a été expliqué hier au cours d'une vidéo conférence sur les élections présidentielles dans ce pays, tenue au siège de l'ambassade des USA à Alger au profit des journalistes algériens et des parlementaires. M. George S. Kasolias, journaliste et professeur de journalisme à l'université américaine de Paris, a affirmé que le droit à l'information et la transparence est garanti par les lois des USA ; cependant, les lignes éditoriales peuvent être en faveur d'un candidat ou un autre mais selon le conférencier les articles de l'actualité sont objectifs. Interrogé sur le rôle des lobbys dans les élections américaines, le conférencier a affirmé que ces derniers, notamment pétroliers et israéliens ont une grande influence sur les candidats au point de les pousser à défendre leurs intérêts, notant que ces lobbys détiennent leur influence par le biais du financement. Toutefois, il a expliqué que le journaliste américain peut enquêter sur le financement d'un candidat. S'agissant de la politique étrangère des USA, il a indiqué que pour ce qui est d'Israël, l'Amérique est prête à protéger Israël en cas de danger extérieur. Soulignant dans ce cadre que Hillary Clinton a mal choisi ses mots et est allée loin dans ses propos quand elle a évoqué une éventuelle attaque de la part de l'Iran. Autre question dans la politique étrangère des Etat-Unis, celle de l'Irak. Sur ce point, il a expliqué qu'il y a une différence entre les candidats aux élections présidentielles américaines, puisque Obama évoque un retrait des troupes américaines de l'Irak, mais, selon M. Kasolias, il s'agit de solutions qui doivent être définies dans le cadre de la campagne électorale officielle. Par ailleurs, il a expliqué que ces questions ne sont pas des priorités pour les Américains, puisqu'ils sont plus intéressés par les questions de l'émigration et la situation économique. Enfin, M. George S. Kasolias, a souligné que le candidat aux élections présidentielles aux USA est considéré comme un produit, ce qui nécessite une stratégie de marketing basée sur l'image à donner aux électeurs américains. Nacéra C. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
alliance au sommet
On se rappelle que le sommet arabe dédié à l'économie avait fait une déclaration à partir de Koweït. Le sommet a visé haut pour ce qui concerne l'économie mais cela fait déjà plus d'une année . Le sommet n'en avait pas fait de même pour ce qui concerne les systèmes politiques, la politique extérieure, la politique de défense ni même la politique culturelle. Le sommet avait tout de même visé haut. Il voulait une intégration économique. Serait-elle possible, cette intégration économique sans intégration politique ? Une intégration économique arabe ? Il demeure quand même le risque que cela ne constitue qu'une déclaration à effet d'annonce, comme on se souvient que pareille décision a été prise par les cinq pays qui voulaient construire le grand Maghreb. On parlait même au niveau officiel d'une carte d'identité maghrébine qui suffirait aux Maghrébins de traverser les frontières des cinq pays du Maghreb. Cela remonte tout juste à juin de l'année 1988 à Zéralda. A ce jour, il semble que le projet de cette carte a été abandonné, tout comme le reste d'ailleurs. La question posée pour le projet du Grand Maghreb demeure d'actualité pour le monde arabe. Mais, il est devenu une certitude que de telles unions ne se conjuguent pas au futur mais au conditionnel. Il fut relevé quand même au Koweït qu'il y a des divergences politiques à dépasser, mais les " vraies " vérités sont tues car redoutées. On ne passe pas impunément des divisions révélées à Doha à l'unification des positions au Koweït. Ce sont quand même les mêmes pays avec les mêmes dirigeants. Peut-il y avoir une intégration économique sans homogénéisation des systèmes politiques ? Sans homogénéisation des systèmes économiques et financiers ? Serait-elle appuyée par des populations qui n'en sont pas pour autant consultées ? Le pire pour l'avenir de ce qui se voudrait plus qu'un simple rapprochement, mais une union, est que cela relève de purs discours qui n'engagent aucun pays. Dans les conditions où ne sont recherchés que les effets d'annonce, et où seul le présent compte pour donner un caractère positif au sommet, l'idée d'un monde arabe, que cela soit de politique, d'économie et encore moins de défense, demeurera à jamais discréditée et ne trouvera plus preneur. Quelle échéance pour ce projet ? Pourrait-il se réaliser sans commencer d'abord par effacer les divergences qui existent sur le plan politique ? Pourquoi le projet d'intégration ne serait il pas d'abord pris en charge dans les ensembles sous régionaux " arabes " qui ont le plus d'affinités à l'instar des pays du Golfe qui ont créé le Conseil de coopération du Golfe, sans aucune référence dans le sigle à son appartenance au monde arabe ?
N.B.
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