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2008-05-15
Ouverture hier du SIPSA 2008
  La filière lait et l'aliment de bétail au menu
 

 

 

Près de 350 exposants, en majorité des étrangers, prennent part  à la 8e édition du Salon international de la production et de la santé animales (SIPSA 2008) et au 5e Salon international du machinisme et de l'équipement agricole (Agri'Sime 2008), deux manifestations qui se tiennent simultanément depuis hier au Palais des expositions à Alger. Le salon sur le machinisme agricole occupe  une surface de 8 000 m2 et une superficie complémentaire de 3 500 m2 dédiée aux machines agricoles et aux équipements d'élevage. La modernisation du secteur agricole est aujourd'hui une nécessité. Le défi  du secteur en Algérie  est grand. Le monde agricole connaît un déficit flagrant en main-d'œuvre qualifiée. C'est d'ailleurs ce qu'a déclaré à l'issue de l'ouverture du salon le ministre délégué chargé du développement rural  M. Rachid Benaïssa. L'enjeu  dans le recours aux machines est d'améliorer le rendement  des exploitations agricoles. L'agriculture est un secteur où le développement devient de plus en plus difficile. Le bouleversement climatique et la crise alimentaire mondiale accentuent le déficit  dans les pays en voie de développement. D'autre part, les filières "lait" et "aviculture" seront longuement débattues lors du SIPSA 2008. Au menu de ce débat : les problèmes de production et de collecte de lait, d'alimentation du bétail et de génétique. Selon les chiffres donnés dernièrement  par le Dr Bensemmane, président du Sipsa Agrisim,  le potentiel de transformation du lait en Algérie dépasse largement le potentiel de production, car 80 % du cheptel bovin a un " potentiel génétique faible ". Selon le Dr Nouad, dans une réflexion sur la filière lait algérienne publiée dans la revue Mag Vet, l'industrie laitière est déconnectée du secteur agricole. Il explique que sur les 50 % de lait collecté (sur un potentiel de 500 millions de litres produits par an), seuls 10 % sont intégrés. Les coûts de production actuels font que le lait frais reste plus cher que le lait en poudre importé malgré la hausse des cours sur le marché international. Selon lui, une partie du lait en poudre subventionné ne pas va pas à la production du lait en sachet, mais dans d'autres produits à forte valeur ajoutée. L'intervenant constate que l'Algérie est "le seul pays à pratiquer une protection aussi faible pour sa filière lait". Le Dr Nouad plaidera également pour la réhabilitation des cultures fourragères qui "nécessitent un soutien de l'Etat", a-t-il dit. Selon lui, "les fourrages représentent jusqu'à 80 % du coût du lait produit localement". Les professionnels du secteur agricole auront donc jusqu'au 17 mai pour débattre des problèmes et perspectives du secteur, particulièrement la filière élevage, grâce notamment à la contribution des spécialistes et vétérinaires  venant de pays voisins à l'occasion de la tenue du 25e   congrès maghrébin  vétérinaire. 
Dalila B.

 

 

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EDITO

alliance au sommet

On se rappelle que le sommet arabe dédié à l'économie avait fait une déclaration à partir de Koweït. Le sommet a visé haut pour ce qui concerne l'économie mais cela fait déjà plus d'une année .  Le sommet  n'en avait  pas fait de même pour ce qui concerne les systèmes politiques, la politique extérieure, la politique de défense ni même la politique culturelle. Le sommet avait  tout de même visé haut. Il voulait une intégration économique. Serait-elle  possible, cette intégration économique sans intégration politique ? Une intégration économique arabe ?  Il demeure quand même le risque que cela ne constitue qu'une déclaration à effet d'annonce, comme on se souvient que pareille décision a été prise par les cinq pays qui voulaient construire le grand Maghreb. On parlait même au niveau officiel d'une carte d'identité maghrébine  qui suffirait aux Maghrébins de traverser les frontières des cinq pays du Maghreb.
Cela remonte tout  juste à juin de l'année  1988 à Zéralda. A ce jour, il semble que le projet de cette carte a été abandonné, tout comme le reste d'ailleurs. La question posée pour le projet du Grand Maghreb demeure d'actualité pour le monde arabe. Mais, il est devenu une certitude que de telles unions ne se conjuguent pas au futur mais au conditionnel. Il fut relevé quand même au Koweït qu'il y a des divergences politiques à dépasser, mais les " vraies " vérités sont tues car redoutées. On ne passe pas impunément des divisions révélées à Doha à l'unification des positions au Koweït. Ce sont quand même les mêmes pays avec les mêmes dirigeants.  Peut-il y avoir une intégration économique sans homogénéisation des systèmes politiques ? Sans homogénéisation des systèmes économiques et financiers ? Serait-elle appuyée par des populations qui n'en sont pas pour autant consultées ? Le pire pour l'avenir de ce qui se voudrait plus qu'un simple rapprochement, mais une union, est que  cela relève de purs discours qui n'engagent aucun pays. Dans les conditions où ne sont recherchés que les effets d'annonce, et où seul le présent compte pour donner un caractère positif au sommet, l'idée d'un monde arabe, que cela soit de politique, d'économie et encore moins de défense, demeurera à jamais discréditée et ne trouvera plus preneur. Quelle échéance pour ce projet ? Pourrait-il se réaliser sans commencer d'abord par effacer les divergences qui existent sur le plan politique ? Pourquoi le projet d'intégration ne serait il pas d'abord pris en charge dans les ensembles sous régionaux " arabes " qui ont le plus d'affinités à l'instar des pays du Golfe qui ont créé le Conseil de coopération du Golfe, sans aucune référence dans le sigle à son appartenance au monde arabe ?    
N.B.


 

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