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2008-09-11
Développement du patrimoine sylvicole à Tindouf
  L'arganier et l'olivier au cœur du Sahara
 

 

 

La wilaya de Tindouf a connu, au cours des quatre dernières années, la concrétisation de plusieurs projets inscrits au titre de la politique nationale forestière qui vise le développement des zones sahariennes, a indiqué à l'APS le Conservateur des forêts de cette collectivité locale. Des projets de développement, programmés pour l'année 2008 ou à brève échéance, permettront d'améliorer le couvert végétal et le patrimoine sylvicole et de développer les zones pastorales qui ont subi un lourd préjudice en raison de la sécheresse.Parmi les projets à concrétiser, l'extension de la ceinture verte de la wilaya de Tindouf qui s'étend sur une superficie de 30 ha, dont 20 ha plantés d'oliviers et 10 autres de variétés d'arbres sylvicoles à l'image de l'arganier. Ce projet, qui vise à augmenter la superficie de la ceinture verte de 20 ha, vise également à développer les capacités de production de la pépinière sylvicole de Oued Djezz, qui avait produit, au cours des exercices 2007-2008, près de 400 000 plants. Les résultats encourageants réalisés dans la culture de l'arganier, à titre expérimental, ont poussé les services concernés à envisager la poursuite d'expériences de mise en terre de plants de cette variété d'arbres dans la région de Oued El-Ma.
L'arganier est en effet un arbre qui résiste aux rudes conditions climatiques et à la sécheresse. Si  la culture de ce dernier s'avère possible, toute la région en tirera le plus gros bénéfice surtout quand on sait que c'est de  l'arganier qu'est extraite l'huile d'argan. Un produit qui fait fureur aujourd'hui sur les marchés européen et américain. Tous les produits cosmétiques sont  faits à base de l'huile d'argan. Notre voisin de l'ouest, le Maroc, en est parmi les plus grands producteurs dans le monde. L'huile d'argan est utilisée depuis des siècles par les femmes berbères du sud du Maroc tant pour la cuisine que pour les produits de beauté. Pour revenir donc au patrimoine sylvicole  de Tindouf, celui-ci a connu  en effet une amélioration, notamment dans les zones affectées par la sécheresse au cours des dernières années. Quant à la variété d'arganiers spécifiques à la région, elle a subi un grand préjudice et est menacée de disparition dans certaines zones de la wilaya, à cause de la coupe non autorisée du bois et des arbres et le pacage intensif, a-t-on déploré. C'est la raison pour laquelle plusieurs dispositions ont été prises. Elles visent   notamment la sensibilisation des éleveurs qui font dans le surpâturage ainsi que  les bénéficiaires des exploitations agricoles sur l'importance de la préservation de l'arganier et des autres espèces sylvicoles rares. La politique nationale de préservation des ressources sylvicoles prévoit également d'autres opérations en mesure de garantir un équilibre écologique, par le développement du couvert végétal dans les zones arides, qui garantira un potentiel de pacage pour l'élevage, notamment camelin,Parallèlement, et pour faire face au problème de la désertification et de l'avancée du sable, des campagnes de sensibilisation sur les risques du pacage intensif et non autorisé sont menées en direction des éleveurs et des agriculteurs de cette wilaya frontalière.La wilaya de Tindouf compte près de six millions d'hectares réservés au pacage, dont une grande partie est exploitée pour couvrir les besoins d'un cheptel estimé à 39 000 têtes de camelin, plus de 45.000 têtes caprines, ainsi que plus de 15.000 têtes d'ovins. Les programmes de développement rural, mis en branle par les pouvoirs publics, permettront une meilleure maîtrise des potentialités du secteur et son développement, note-t-on. Des projets de proximité destinés aux groupements ruraux et des zones enclavées, auxquels sont associées les populations, permettront de garantir un développement intégré et homogène de ces régions du pays. La Conservation des forêts aspire, à moyenne échéance, parvenir à une véritable sensibilisation sur l'importance des ressources sylvicoles et la création d'exploitations agricoles en mesure de donner un coup de fouet à la dynamique de développement locale dans ces régions rurales grâce à l'adhésion des populations notamment.

 Dalila B.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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