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2008-09-13
Assurances
  Axa ouvrira une succursale en Algérie en 2009
 

 

 

Axa s'installera très prochainement en Algérie. Le géant français des assurances vient de déposer un dossier auprès du ministère des Finances pour obtenir l'agrément et les autorisations nécessaires à l'exercice de l'activité d'assureur, finalisant ainsi la création de sa filiale algérienne.Le démarrage des activités d'Axa Algérie pourrait intervenir dès le début de l'année 2009.La filiale sera détenue à 100% par le groupe français et sera dirigée par Adlène Meslem, un manager d'origine algérienne diplômé de l'Ecole polytechnique en France. Il faut dire que l'assureur français nourrit de grandes ambitions pour le marché algérien. Dans ce sens, Jacques Maire, directeur de l'Appui aux opérations de la région Méditerranée - Amérique latine de la compagnie d'assurances française, a récemment indiqué qu'Axa a choisi de s'installer en Algérie pour participer au "développement du marché dans un investissement de long terme, et non pour rechercher des profits immédiats". Dans ce sens, il indiquera qu'Axa prévoit de ne pas se positionner en priorité sur les garanties obligatoires, généralement sous-tarifées. Et d'ajouter que la cible sera plutôt la clientèle locale disposée à accéder à un niveau de qualité de service et de sécurité élevé ; cela passera certainement par des partenariats avec des distributeurs, notamment bancaires, qui partagent notre vision et disposent de la meilleure réputation.Il faut savoir que l'ouverture de la succursale Axa en Algérie intervient à la suite du règlement du contentieux algéro-français sur les assurances au mois de mars dernier. Elle fait également suite à la publication, fin avril 2008, d'un décret exécutif publié dans le Journal officiel fixant les modalités d'installation en Algérie des assureurs étrangers. Ainsi, l'ouverture en Algérie de succursales d'assureurs étrangers est soumise à l'autorisation préalable délivrée par arrêté du ministère des Finances.
Dans ce sens, plusieurs assureurs étrangers ont affiché leur intérêt au marché algérien des assurances, peu développé, avec seulement 49 milliards de dinars de chiffre d'affaires en 2007. Après Axa, les compagnies françaises Groupama et AGF comptent s'installer en Algérie dans les prochains mois. Le groupe Macif a opté pour un partenariat stratégique avec la SAA avec comme objectif la création de filiales dans les différentes branches de l'assurance : assurance-vie, bancassurance, etc. Le groupe bancaire BNP Paribas, via sa filiale Cardif, s'est associé avec la Cnep Banque pour créer une filiale commune dans la bancassurance. Le groupe suisse Mutuel discute avec la compagnie privée Alliance Assurance pour lancer, avant la fin de l'année, une filiale commune dans l'assurance-vie.Il faut savoir que l'Algérie compte actuellement 16 compagnies d'assurance : 3 sociétés publiques (CAAT, CAAR et SAA), une compagnie publique de réassurance (CCR), 7 compagnies privées (2A, Al-Baraka Oual al Amane, CIAR, Al-Rayan, GAM, Alliance assurance et Trust Algérie Insurance), une société publique mixte constituée de Sonatrach et de la CAAR (Cash), deux mutualités (CNMA et Maatec) et deux sociétés d'assurance spécialisées (Cagex et SGCI). Aussi, la possibilité donnée désormais aux sociétés d'assurances étrangères de créer des succursales en Algérie ne manquera pas d'insuffler à la profession une nouvelle dynamique par le transfert du savoir-faire et surtout de la façon de manager.
Isma B.

 

 

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EDITO

alliance au sommet

On se rappelle que le sommet arabe dédié à l'économie avait fait une déclaration à partir de Koweït. Le sommet a visé haut pour ce qui concerne l'économie mais cela fait déjà plus d'une année .  Le sommet  n'en avait  pas fait de même pour ce qui concerne les systèmes politiques, la politique extérieure, la politique de défense ni même la politique culturelle. Le sommet avait  tout de même visé haut. Il voulait une intégration économique. Serait-elle  possible, cette intégration économique sans intégration politique ? Une intégration économique arabe ?  Il demeure quand même le risque que cela ne constitue qu'une déclaration à effet d'annonce, comme on se souvient que pareille décision a été prise par les cinq pays qui voulaient construire le grand Maghreb. On parlait même au niveau officiel d'une carte d'identité maghrébine  qui suffirait aux Maghrébins de traverser les frontières des cinq pays du Maghreb.
Cela remonte tout  juste à juin de l'année  1988 à Zéralda. A ce jour, il semble que le projet de cette carte a été abandonné, tout comme le reste d'ailleurs. La question posée pour le projet du Grand Maghreb demeure d'actualité pour le monde arabe. Mais, il est devenu une certitude que de telles unions ne se conjuguent pas au futur mais au conditionnel. Il fut relevé quand même au Koweït qu'il y a des divergences politiques à dépasser, mais les " vraies " vérités sont tues car redoutées. On ne passe pas impunément des divisions révélées à Doha à l'unification des positions au Koweït. Ce sont quand même les mêmes pays avec les mêmes dirigeants.  Peut-il y avoir une intégration économique sans homogénéisation des systèmes politiques ? Sans homogénéisation des systèmes économiques et financiers ? Serait-elle appuyée par des populations qui n'en sont pas pour autant consultées ? Le pire pour l'avenir de ce qui se voudrait plus qu'un simple rapprochement, mais une union, est que  cela relève de purs discours qui n'engagent aucun pays. Dans les conditions où ne sont recherchés que les effets d'annonce, et où seul le présent compte pour donner un caractère positif au sommet, l'idée d'un monde arabe, que cela soit de politique, d'économie et encore moins de défense, demeurera à jamais discréditée et ne trouvera plus preneur. Quelle échéance pour ce projet ? Pourrait-il se réaliser sans commencer d'abord par effacer les divergences qui existent sur le plan politique ? Pourquoi le projet d'intégration ne serait il pas d'abord pris en charge dans les ensembles sous régionaux " arabes " qui ont le plus d'affinités à l'instar des pays du Golfe qui ont créé le Conseil de coopération du Golfe, sans aucune référence dans le sigle à son appartenance au monde arabe ?    
N.B.


 

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