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2008-09-17
  Bouteflika préside une réunion consacrée à la solidarité nationale, la famille et la Communauté à l'Etranger
 

 

 

Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents secteurs du gouvernement, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de la solidarité nationale, de la famille et de la communauté nationale à l'étranger.  II a été procédé à la présentation et à l'examen des données relatives à la mise en oeuvre de la politique de solidarité nationale de protection et d'action sociale énoncée dans le programme du président de la République.  Cette approche de la politique sociale, qui vise à l'élimination des manifestations du phénomène d'exclusion et de marginalisation, s'intègre dans une démarche globale de lutte contre la précarité qui affecte certaines franges de la population, notamment, à travers la solidarité nationale par le soutien direct, en tant que politique de développement social, les actions spécifiques de solidarité et le réseau infrastructurel de centres spécialisés, regroupant 276 établissements, lequel vise à soustraire des citoyens aux fléaux sociaux, à la dépendance, à la marginalisation et à l'exclusion en les plaçant dans un environnement convivial. Les actions de solidarité nationale ont permis également, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, de venir en aide aux familles démunies, et ce conformément aux dispositifs arrêtés.  Dans le domaine de la famille, il convient d'affirmer que la solidarité nationale ne saurait se concevoir sans les principes d'entraide et de solidarité réciproques, indispensables à la cellule familiale dont il faut préserver la stabilité et raffermir la cohésion par la définition et la mise en oeuvre d'une politique appropriée, coordonnée et concertée. Les actions visant les personnes en situation de précarité, à travers les agences spécialisées telles que l'Agence de développement social et l'Agence nationale de gestion du micro-crédit ont permis d'atténuer grandement la tension en matière d'emploi, notamment, la main-d'oeuvre ne disposant pas de qualification professionnelle ou ayant un faible niveau d'instruction. L'employabilité occupe aussi une place importante dans la stratégie d'insertion des universitaires et techniciens supérieurs. Des quotas sont réservés à cette catégorie de jeunes diplômés tout en les faisant bénéficier du dispositif de la prime d'insertion des diplômés. La lutte contre la précarité a été construite autour de la participation active du bénéficiaire à la concrétisation de la prestation par un accès facile au micro-crédit. A l'issue de l'examen de cette évaluation, le président de la République a souligné que "la politique de solidarité nationale continuera de bénéficier de toute l'attention nécessaire des pouvoirs publics", et rappelé, avec force, que "la solidarité nationale devra permettre de traiter judicieusement les effets inégalitaires observés dans la société et favoriser la justice sociale". Par ailleurs, le chef de l'Etat s'est dit "convaincu que les actions de solidarité les plus efficaces seront celles qui se conjuguent avec une croissance économique soutenue et durable et, qu'à ce titre, les programmes de développement ambitieux engagés par la nation permettront au plus grand nombre de citoyens d'accéder à la création de leur propre revenu dans la dignité, faisant reculer progressivement et durablement le nombre de démunis dans notre pays". Le chef de l'Etat a rappelé que "dans tous les cas de figure, le soutien de l'Etat sera maintenu et renforcé au profit notamment des personnes à faible revenu, vulnérables ou démunies", tout en insistant sur la nécessité d'une "évaluation permanente du programme". Toujours, dans ce cadre, le président de la République a souligné qu'"une connaissance rigoureuse des personnes éligibles aux différents dispositifs de solidarité mis en place, ainsi que les réponses appropriées à la situation multiforme de personnes en difficulté, sont des axes importants dans les stratégies de solidarité sociale à mettre en oeuvre à l'avenir dans la plus grande transparence", avant d'inviter le mouvement associatif de solidarité à "s'impliquer avec dynamisme pour sensibiliser le maximum de citoyens afin de promouvoir en commun les impératifs d'entraide et de solidarité qui sont les vertus ancrées dans notre histoire profonde, notre culture et nos traditions, vertus qu'il convient de préserver et de renforcer". S'agissant de la politique de la famille, le président de la République a instruit le gouvernement à ne ménager aucun effort pour réunir les conditions nécessaires à l'épanouissement de la famille en tant que cellule de base de la société pour en garantir une évolution normale de continuité des générations. Enfin, concernant la communauté algérienne établie à l'étranger, le président de la République a demandé "à ce qu'elle continue de bénéficier d'une attention et d'un soutien particuliers des pouvoirs publics ainsi que de leur disponibilité à répondre favorablement aux souhaits des membres de notre communauté qui se proposent à apporter leur contribution dans les différents domaines inscrits dans la stratégie de développement du pays".
R.N.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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