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2008-09-21 |
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Communauté algérienne établie à l'étranger |
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De nouvelles structures diplomatiques pour la diaspora algérienne |
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 Apparemment, la communauté algérienne établie à l'étranger repasse au devant des préoccupations des pouvoirs publics, ces derniers temps, et ce, si l'on en juge par son engagement à renouer les liens entre le pays d'origine et le pays d'accueil. Autrement dit, la diplomatie algérienne restera près de sa diaspora. Celle-ci se trouvant confrontée à des problèmes, notamment la situation de la jeunesse issue de l'immigration, la question des sans-papiers, et fait face à des contraintes comme l'insuffisance des activités socio-économiques, l'insuffisance d'information et de communication, des difficultés en matière de préparation au retour, des insuffisances en matière de protection et autres.Pour concrétiser toute cette volonté, une série de structures concernant la communauté algérienne vivant à l'étranger sera mis en place prochainement. L'annonce a été faite par le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l'étranger, M. Djamel Ould Abbès, vendredi, à Paris. Il s'agit notamment d'un Conseil de la communauté nationale à l'étranger (CCNE qui sera un organe consultatif), d'un comité national intersectoriel de la communauté à l'étranger, d'un observatoire algérien de la migration internationale (OAMI) ainsi que l'élaboration d'un fichier des compétences scientifiques et techniques nationales. "Ces structures visent à une amélioration de la connaissance sur cette communauté à l'étranger, estimée à 7 millions de personnes, établie aux quatre coins du monde", a-t-il indiqué. Ces futures structures, faut-il le mentionner, viendront ainsi combler un vide en la matière et répondre à une préoccupation qui a gagné, de plus en plus en importance. Cette importance, a rappelé M. Ould Abbès, s'est concrétisée par la création d'une direction générale chargée de la communauté algérienne résidant à l'étranger au sein du ministère des Affaires étrangères depuis juin dernier. En outre, depuis que le président Bouteflika a confié au ministère de la Solidarité nationale et de la Famille, la mission de prendre en charge les problèmes de la communauté nationale à l'étranger. "Un comité de réflexion a été crée pour élaborer un projet de programme d'action en direction de cette communauté nationale. Ce programme sera soumis à la discussion et à l'enrichissement par les membres de cette communauté", a-t-il précisé. En effet, ce plan s'étalant de 2008 à 2013 "vise à cerner les points forts et les dysfonctionnements au niveau de la gestion de la situation de la communauté algérienne à l'étranger". Le plan prévoit entre autres, la mise en place d'un réseau de ressortissants algériens à l'étranger, l'organisation d'un Forum national des compétences algériennes à l'étranger, la consolidation du mouvement associatif algérien dans les pays étrangers et l'élaboration de supports d'information (site Web, revues mensuelles entre autres), ainsi que la nécessité d'établir des passerelles entre le pays d'origine et le pays d'accueil et de tirer profit des compétences et des savoir-faire acquis par les Algériens établis à l'étranger. Suivant la même vision, le consul général d'Algérie à Paris, M. Abderrahmane Meziane Chérif, a souligné que "la communauté algérienne en France, estimée à plus de 4 millions de personnes, constitue une force avec laquelle il faut compter dans le pays d'accueil et un véritable trésor pour l'Algérie avec laquelle elle conserve des liens affectifs intenses ". Il est à signaler qu'avant cette rencontre avec la communauté algérienne, le ministre s'est rendu à la Grande Mosquée de Paris. Il a également visité l'école internationale algérienne "Malek Benabi" de Paris et rencontré le corps enseignant avant de se rendre au quartier de Barbès où il a eu des discussions franches et sincères avec les jeunes Algériens et pris connaissance de leurs conditions de vie et des problèmes qu'ils rencontrent en France. Hamid Mohandi |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
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