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2009-01-29
Interdiction d'importation des médicaments produits en Algérie
  200 millions d'euros d'économies en quatre mois
 

 

 
L'interdiction d'importation des médicaments produits localement, décidée il y a à peine quatre mois par le gouvernement, commence à porter ses fruits. Ce sont, en effet, pas moins de 200 millions d'euros d'économie faite par l'Etat grâce à cette mesure. Cette information émane du ministre de la Santé, Said Barkat, lors de sa visite, hier, à l'hôpital Mustapha-Pacha. L'occasion pour ce dernier, de revenir sur cette mesure qui, non seulement permet de mettre un terme à l'anarchie qui caractérise le marché du médicament et à encourager la production nationale, mais aussi à réduire les dépenses phénoménales de la sécurité sociale qui menacent même de compromettre son avenir. Pour Said Barkat, les hôpitaux, notamment les médecins jouent un rôle très importants dans les dépenses de la Cnas. C'est, d'ailleurs, la raison de sa présence, hier, à cet établissement hospitalier, pour encourager et sensibiliser les médecins, à prescrire à terme au moins 50% de médicaments génériques. Selon le ministre de la Santé, la production nationale de médicaments permet de couvrir 30% des besoins du pays, tandis que les 70% restant sont fournis par le biais des importations, pour un montant annuel de 2 milliards de dollars. "Nous voulons réduire la facture d'importation, promouvoir la production locale, créer des emplois et assurer un transfert de technologie pour certains produits spécifiques" a déclaré Barkat. Aussi, l'Algérie s'attache à promouvoir l'industrie pharmaceutique. S'appuyant sur le processus de réforme actuellement en cours, le gouvernement s'applique à améliorer la qualité des services de santé et à promouvoir le secteur pharmaceutique national afin de réduire la dépendance du pays en produits importés. D'autant plus que les dépenses de la Cnas ont triplé depuis 2001 (de 23 milliards de dinars, elles sont passées à 70 milliards). 50 millions d'ordonnances médicales ont été remboursées en 2007, ce qui représente 64,56 milliards de dinars. La facture sera donc plus lourde pour l'exercice en cours, tenant compte du volume des remboursements durant le 1er semestre 2008 (39,55 milliards de dinars). C'est dans ce contexte que le gouvernement a élargi la liste des médicaments soumis au tarif référentiel afin de généraliser l'utilisation des médicaments génériques. Malgré toutes ces mesures la facture des importations des médicaments demeure en hausse. Celle-ci s'est chiffrée à 1,85 milliard de dollars en 2008, contre 1,44 milliard de dollars en 2007, en hausse de 27,86%, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes nationales. Les quantités de médicaments importées ont été évaluées à presque 58.000 tonnes en 2008, contre 29.262 tonnes en 2007. Les médicaments ont représenté 28,87 % des importations du groupe "biens de consommation non alimentaires" en 2008, contre 27,7% en 2007, selon la même source. Adnane Cherih

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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