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2009-04-04 |
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Rachid Benaïssa |
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Intégrer la femme dans le développement rural |
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Il est, aujourd'hui, impératif d'intégrer la femme dans le développement rural. En effet, le ministre l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a indiqué, jeudi, au cours d'une rencontre sous le slogan "Femmes, perspectives et défis", tenue à M'sila, à l'initiative de l'Amicale algérienne pour la solidarité juvénile, qu'il est devenu impératif d'intégrer les femmes dans les cellules municipales de développement rural pour les associer aux décisions relatives aux projets de proximité. L'implication de la femme dans le développement rural doit s'opérer par le soutien de ses activités qui sont susceptibles de générer des revenus supplémentaires pour le ménage, a ajouté M. Benaïssa. Selon le ministre, le développement rural repose sur la dynamique des territoires (intra-communal avec échelon de cohérence administrative qui est la commune) et met en mouvement l'ensemble des acteurs (les ménages, les élus locaux, les services publics, la société civile et les acteurs économiques).
La stratégie élaborée par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural à l'horizon 2013 repose sur deux objectifs majeurs : la relance de l'économie agricole, la mise à niveau et la modernisation des exploitations agricoles, la sécurité alimentaire et la préparation à la libéralisation des échanges., la revitalisation et le développement de proximité des espaces ruraux, tout en veillant à la préservation des ressources naturelles, la stabilisation et l'amélioration des conditions de vie des ménages ruraux et la valorisation des atouts du monde rural. Cette stratégie mise en exécution à travers le programme national de développement agricole et rural initié depuis l'année 2000 (PNDA), aborde le volet agricole à travers le soutien à l'investissement dans les exploitations agricoles et divers autres plans. Grâce à la feuille de route élaborée par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, la construction et la modernisation du monde rural se font à travers la mise en œuvre de plusieurs actions et principes, notamment la construction de ce développement au plus près des populations rurales et la déconcentration des décisions, l'approche participative (le pouvoir public change de rôle et devient " accompagnateur " de cette dynamique). Ce développement est "intégré", c'est-à-dire qu'il met en " synergie " l'ensemble des secteurs économiques en plus de l'agriculture. Cette stratégie en direction du monde rural, à travers ses orientations stratégiques, a été érigée dans le programme du président de la République en " renouveau rural ". Elle repose sur quatre axes : l'amélioration des conditions de vie des populations rurales, les villages et les K'sour, l'amélioration et la diversification des revenus, la création et le développement des activités économiques, la gestion durable des ressources naturelles (sols, eaux, forêts, ressources fourragères…), la mise en valeur des patrimoines matériels et immatériels historique et culturel). Le calendrier arrêté en ce sens repose sur trois phases, à savoir 2007 année pilote de la mise en œuvre, 2008 année du raffermissement et l'année 2009 celle de la consolidation. Jusque-là mise en œuvre dans un contexte de "laboratoire", la politique du renouveau rural entrera dans sa phase de généralisation début 2009.
D. T. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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