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2009-05-09 |
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Filière agroalimentaire |
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Le salon Sima Algérie du 19 au 22 avril 2010 |
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Le premier salon professionnel Sima Algérie, Salon international du machinisme agricole et de l’élevage, aura lieu du 19 au 22 avril 2010. En effet, l’organisation de ce salon intervient suite au succès du salon professionnel Djazagro, considéré comme une référence en Algérie dans le domaine agroalimentaire, et en raison du potentiel de l’Algérie et du sud de la Méditerranée dans le domaine. L’organisation de cette manifestation agricole, d’une ampleur internationale, est due à la contribution de Comexposieum, en partenariat avec l’Adepta (Association française pour le développement des échanges économiques), Axema (Union des industriels de l’agro-équipement), la Caci (Chambre algérienne de commerce et d’industrie), la CNA (Chambre nationale algérienne d’agriculture) et la Safex (Société algérienne des foires et exportations). En outre, «Sima Algérie» se tiendra avec deux autres salons professionnels, composant ainsi l’ensemble de la filière agroalimentaire : Sima Algérie (machinisme agricole et élevage), Djazagro (matériels et équipements pour la transformation agroalimentaire) et Food Algérie (produits finis alimentaires). La tenue conjointe de ces 3 salons dans des halls mitoyens permettra la libre circulation et les échanges entre les visiteurs professionnels de toute la filière. Il faut dire que le secteur agroalimentaire est aujourd’hui le plus porteur en Algérie, après les hydrocarbures, et le plus dynamique en termes de création d’entreprises. Depuis 2000, le pays met un point d’honneur à retrouver son indépendance alimentaire, en préservant ses ressources naturelles pour redynamiser et développer les espaces ruraux et en modernisant son parc d’exploitations agricoles, environ 500 000 sur plus de 8 millions d’hectares de surface agricole utile et ses principales filières agricoles (céréales, fruits et légumes, élevage...) par le biais d’un plan d’envergure : le PNDAR (Plan national de développement agricole et rural). Les pouvoirs publics veulent un grand événement agricole en Algérie, afin de permettre à près de 200 000 exploitations d’accéder, dès maintenant à la mécanisation et au développement de l’agriculture, notamment la filière fruits et légumes et élevage en leur apportant des solutions modernes et efficaces (irrigation, travail du sol, arboriculture...). Cet événement va aussi permettre à l’ensemble de la filière de mieux communiquer. L’Algérie est un marché export, le plus important du Maghreb, en pleine évolution, d’autant plus que c’est un marché proche et l’Algérie dispose de ressources financières importantes.
Mohamed Amine |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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