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2009-05-28
A cause d'une dégradation de la diversité biologique et agricole
  Le patrimoine génétique algérien est menacé
 

 

 
L'Algérie fait partie de cette région méditerranéenne considérée comme étant un centre de grande variabilité génétique, ce qui lui permet d'être la source pour de nouveaux caractères recherchés pour l'amélioration de la productivité agricole. Mais, à l'instar des tendances observées à l'échelle mondiale, confirmées par les divers sommets de la terre (Stockholm, Rio et Johannesburg), l'Algérie connaît un rythme rapide de dégradation de la diversité biologique et agricole, selon le bureau en conseil en développement Gredaal.. En Algérie, les pertes des taxons cultivés avoisinent moyennement les 59 % et celle des animaux 56 % selon la même source. Cette situation ne va pas sans induire des incidences sur l'alimentation des populations et les tendances enregistrées, ici et là, peuvent devenir impérieuses et préoccupantes. L'allusion, est faite aux nombreuses et infructueuses tentatives d'organiser notre agriculture. Les politiques agricoles mises en œuvre depuis le début des années 70 ont appréhendé le développement agricole sans des préalables de consensus et de combinaisons intelligentes pour préserver la diversité biologique. Dans tous les cas il faudra relever qu'au regard des politiques agricoles et du modèle de planification du développement agricole, adoptés depuis le début des années 70, les perspectives de valorisation de la diversité des territoires, des ressources biologiques et du dynamisme de la société rurale ont été reléguées au second plan, au profit d'approches marquées du sceau du "productivisme" et du "technicisme" béats dont on mesure aujourd'hui les effets dépréciateurs. Aussi, la conservation et la valorisation de types génétiques originaux apparaît, aujourd'hui, comme une impérieuse nécessité. Ceci est d'autant plus vrai que l'Algérie devra faire face aux obligations découlant de la ratification de la convention internationale sur la biodiversité. Mais cette valorisation des ressources biologiques nationales ne saurait se faire en rupture avec le dynamisme des communautés rurales et des écosystèmes qui constituent, en dernière instance, les supports humains et physiques de la biodiversité Penser le processus de valorisation du patrimoine biologique national, loin d'être la conséquence d'une vision lyrique du développement agricole ni une reproduction mécanique de la pensée agronomique dominante des organisations internationales, revient en fait à concevoir des politiques hardies capables d'articuler, dans une perspective favorisant les remontées écologiques salutaires, le capital biologique existant, les territoires, les communautés rurales et les savoir faire qu'il faudrait réhabiliter et réinterpréter à la lumière des sciences agronomiques et sociales modernes. D.B.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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