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2009-06-14 |
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Afin de faire face à la concurrence des produits importés |
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La certification dans l'agroalimentaire s'impose |
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La normalisation et son corollaire, la certification, sont désormais au centre de la stratégie des entreprises agroalimentaires de par le monde entier confrontées à un environnement de plus en plus exigeant marqué par de multiples crises sanitaires récurrentes, par l'émergence de nouvelles problématiques alimentaires (Organismes génétiquement modifiés, produits allergènes, produits biologiques...etc.En Algérie, et spécialement dans le secteur agroalimentaire, il n'y a qu'une très faible prise de conscience de la nécessité d'une adaptation de processus de production et de gestion de l'entreprise qui soient conformes à des normes reconnues à l'échelle internationale. Selon le bureau de consulting en développement durable, Gredaal, les rares entreprises qui se sont engagées ou qui projettent de s'y engager à court terme sont, en fait, des entreprises qui ont exporté ou qui cherchent à exporter leurs produits. C'est alors, constate la même source, qu'elles se rendent compte de la difficulté de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits pour la santé des consommateurs du pays ciblé à l'exportation. Une certification permettant de garantir la qualité du produit devient alors impérative, mais la procédure pouvant être très longue, l'objectif stratégique d'exporter doit alors être reporté à plus tard. Dans cette situation, le risque est grand de voir perdre à jamais le débouché potentiel prospecté. Pour Gredaal, l'exportation n'est pas le seul aiguillon pouvant pousser les entreprises locales à s'intéresser à une certification. Il y a aussi les impératifs liés à la concurrence des produits étrangers sur le marché domestique. L'abandon du monopole d'Etat sur le commerce extérieur a eu pour effet de faciliter largement l'accès de toutes sortes de produits agroalimentaires au marché national. Et les entreprises locales se sont vite aperçues que leurs produits étaient concurrencés à un double niveau : premièrement en haut de gamme par les grandes marques internationales, bien connues des consommateurs algériens qui ont tendance à les considérer comme un gage de qualité. Pour survivre sur ces marchés de niche, l'entreprise locale a le choix entre l'adoption d'une démarche autonome de certification de la qualité de ses produits propres ou l'adoption d'une politique de production sous le label d'une marque étrangère (accord de licence par exemple). Dans les deux cas de figure, la certification s'impose. En bas de gamme par des produits de très faible qualité, (fromages fondus artisanalement fabriqués dans des entreprises informelles par exemple…), ou importés plus ou moins légalement (des chocolats proviennent du Maroc par voie terrestre sans contrôle). Bien sûr, très logiquement, les entreprises réclament un renforcement de la réglementation et des contrôles pour elles-mêmes comme pour tous les produits circulant sur le marché, sentant qu'un tel renforcement irait dans le sens de leurs intérêts en autorisant l'élimination des produits de qualité douteuse. Là aussi, la solution passe par la certification de leur propre production. Il y a enfin, sur le marché domestique, un troisième aiguillon qui peut accélérer l'adoption de normes de qualité et la certification dans les entreprises agroalimentaires. Il s'agit, d'après le bureau conseil Gredaal, de l'apparition de la grande distribution. Il est évident, pour tout observateur averti, que celle-ci a un avenir plus que certain dans un pays comme l'Algérie où la majorité des consommateurs sont réceptifs aux pratiques internationales de la grande distribution, bien informée grâce aux chaînes de télévision étrangères en particulier.
Dalila B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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