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2007-02-22 |
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UFC |
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La formation de l’intelligence économique une nécessité pour les entreprises algériennes |
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 L'intelligence économique sera enseignée pour la première fois en Algérie, à l'initiative de l'Université de la formation continue (UFC) et une formation en post graduation démarrera à cet effet, cette année, a-t-on appris par cette dernière. En effet, cette nouvelle spécialité permettra de former de futurs managers ainsi qu'elle sera d'une grande utilité pour les entreprises algériennes. De ce fait, le recteur de l'UFC a indiqué récemment que "cet enseignement sera pris en charge par des spécialistes algériens et étrangers et une convention est déjà signée avec une université parisienne". Cependant, cette nouvelle discipline est jugée nécessaire pour les entreprises et l'économie nationale en général. Par ailleurs, les différents spécialistes économiques disent que cette démarche est devenue aussi une nécessité primordiale aussi car l'intelligence économique est indispensable en Algérie pour les entreprises confrontées à la mondialisation surtout. Cela veut dire que les chefs d'entreprises algériens doivent bien prendre conscience de ces mesures. Dans ce sens, les spécialistes estiment que les entreprises algériennes doivent intégrer ce concept qui consiste à recueillir en quelque sorte des informations. Ainsi, certains préconisent même que soit enseigné l'entreprenariat aux lycéens et aux universitaires. De ce fait, M. Abderrahmane Abdou, chercheur au Cread, a déclaré pour sa part que cette discipline s'impose de plus en plus dans la mesure où nous vivons dans un monde qui change constamment. Pour lui, dans notre pays, les entreprises ont pratiqué depuis toujours la collecte de l'information et non pas l'intelligence économique. "Chaque entreprise avait son système d'information qui est confondue avec la communication, mais aujourd'hui, les chefs d'entreprise ont compris que l'information doit être au centre de leurs entreprises. L'information économique devient un véritable produit économique", a-t-il ajouté. Pour ce spécialiste, "l'entreprise est influencée par son environnement et l'Etat doit aider les petites et moyennes entreprises en leur créant un système d'intelligence économique car son rôle est de les assister". Dans ce contexte, M. Abdou a indiqué que dans certains pays, des structures chargées de l'intelligence économique ont été créées, mais en Algérie, ce type de structures n'existe pas et cette fonction doit être donc utilisée. A ce propos, il a aussi indiqué qu'il est impératif d'enseigner cette nouvelle discipline dans toutes les spécialités universitaires (économie, psychologie, commerce…) en ajoutant encore "nous devons veiller à donner le profil de cette formation à l'avenir". Il est utile de souligner que l'intelligence économique est l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de l'information obtenue légalement, utile aux acteurs économiques en vue de la mise en œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives. Ainsi d'autres définitions sur l'intelligence économique, à savoir premièrement une politique de compétitivité, d'accompagnement des entreprises sur les marchés mondiaux ; ensuite, une politique de sécurité économique qui s'appuie sur la définition d'un périmètre stratégique de l'économie nationale, c'est une politique d'influence, notamment auprès des organismes où s'élaborent les normes qui règlent la vie économique.
Synthèse Samira Hamadi |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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