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2009-08-06
Ils contribuent à la réalisation des infrastructures de base
  30 000 employés chinois en Algérie
 

 

 
Les Chinois ont investi notre pays ces dernières années, et ce en qualité de travailleurs qualifiés. Les ouvriers chinois sont présents dans la construction des projets de demain que ce soit des complexes, des infrastructures ou le mégaprojet de l'autoroute Est-Ouest. La Chine a commencé à collaborer avec l'Algérie dans le secteur de la construction en 1980. En plus des travaux de construction de voies de transport et de bâtiments, des entreprises chinoises ont également pris part à des projets de construction de centrales hydrauliques. Fin juillet 2008, la Chine avait déjà signé plus de 18,8 milliards de dollars de contrats de construction avec l'Algérie. Actuellement, quelque 30 000 employés chinois travaillent en Algérie. L'Algérie, qui investit des milliards de dollars dans la rénovation de ses infrastructures, est devenue de ce fait l'un des plus importants marchés étrangers pour les entreprises chinoises de ce secteur. Les Chinois sont présents dans le bâtiment, les travaux publics, les projets hydroélectriques, les mines et les transports. Le groupe CITIC et la China Railway Construction Corporation font partie des entreprises ayant remporté des marchés de réalisation des lots Est et Centre de l'autoroute Est-Ouest. C'est un grand projet dont le coût est évalué à 11 milliards de dollars. Auparavant, le groupe CCECC a remporté trois contrats d'une valeur totale de 2,10 milliards de dollars pour développer le réseau ferré de l'ouest algérien. Les entreprises chinoises utilisent souvent de la main-d'œuvre chinoise. On la voit fréquemment au travail sur les chantiers immobiliers ou routiers. A noter aussi que les conglomérats énergétiques chinois d'Etat Sinopec et CNPC ont signé des contrats d'exploration en Algérie. Les firmes chinoises ont fait part de leur intérêt dans l'optique d'un nouvel octroi de licences avant la fin de l'année.Les relations économiques croissantes entre les deux pays se sont traduites sur le plan politique par la visite officielle du président chinois Hu Jintao en Algérie en février 2004. alors que le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika s'est rendu en Chine en octobre 2000. Les deux chefs d'Etat se sont également rencontrés lors de plusieurs sommets internationaux. Les relations algéro-chinoises de plus en plus denses Aujourd'hui, les relations entre l'Algérie et la Chine ont, certes, encore devant elles un potentiel très important de développement. La Chine a établi des relations diplomatiques avec l'Algérie le 20 décembre 1958. Avant même l'indépendance officielle de l'Algérie, donc. Six ans après, en septembre 1964, les deux pays ont signé leur premier accord au niveau gouvernemental. Un accord qu'ils ont renouvelé en 1979 et en 1999.En octobre 1996, un premier accord sur la protection des investissements a été signé. Et en novembre 2006, il y a deux ans, les gouvernements des deux pays ont signé une convention pour éviter la double imposition. Une mesure qui permet d'éviter, en clair, que des entreprises algériennes en Chine ou chinoises en Algérie soient imposées deux fois. Une fois dans leur pays d'origine, et une fois dans le pays où l'entreprise est implantée.Janvier 1982, on le rappelle, a vu la création d'un "Comité de coopération Chine-Algérie", dans les domaines économique, commercial et technologique, et six rencontres ont eu lieu alternativement dans les deux pays.Les bonnes relations politiques entre la Chine et l'Algérie ont servi de base pour développer les relations commerciales entre les deux pays. Avec le lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a 30 ans, la Chine a connu un développement extrêmement rapide. Quant à l'Algérie, sa situation intérieure n'a cessé de s'améliorer. Et c'est grâce aux efforts combinés des gouvernements et des entreprises des deux pays que la coopération entre la Chine et l'Algérie en matière d'économie, d'énergie ou bien même de travaux publics, a pu, à ce point, décoller. Nassima Bensalem

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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