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2009-09-23
Ayant dépassés les difficultés de l'attachement au sommet d'Alger
  Le Nepad et l'UA seront plus efficaces à partir de janvier 2010
 

 

 

Le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad) aura "plus de cohérence" en intégrant, en 2010,  les structures de l'Union africaine (UA),  après que des difficultés entravant cette intégration eurent été dépassées en mars 2007 à Alger, a affirmé, à Dakar, le secrétaire exécutif du Nepad Ibrahim Assane Mayaki. En effet, M. Mayaki, qui s'exprimait à la veille du lancement du Comité de pilotage du Partenariat international pour la gouvernance et le commerce des pêches africaines (PAF), a notamment déclaré que "l'intégration du Nepad dans les structures de l'UA sera effective en janvier 2010, pour plus de cohérence et d'efficacité de ces deux institutions". Une feuille de route avait été établie lors du Sommet de réflexion d'Alger, en mars 2007, et avait permis de transcender les difficultés et les entraves susceptibles de contrarier l'intégration du Nepad au sein de l'UA. "La création de la nouvelle structure du NEPAD et son intégration dans l'UA permettront d'asseoir une complémentarité effective dans les missions et actions de l'ensemble des structures de l'Union africaine, au service de l'objectif commun du développement économique et social de l'Afrique et de son intégration", avait déclaré le Président Abdelaziz Bouteflika, qui dirigeait la délégation algérienne aux travaux du Comité de mise en œuvre du Nepad. Selon le secrétaire exécutif du NEPAD, qui s'exprimait dans un entretien accordé à l'agence de presse sénégalaise et au quotidien Le Soleil, "la validation, par les chefs d'Etat, de la décision relative à l'intégration du Nepad aura lieu lors du sommet de l'UA prévu en janvier prochain". "Les mécanismes sont finalisés" avec la mise en place, au sein de la Commission de l'UA, d'un organe chargé de la finalisation des politiques, a précisé M. Assane Mayaki, rappelant que le Comité des chefs d'Etat pour la mise en œuvre du Nepad a mis en place, en juillet dernier, après le sommet à Syrte (Libye), "une agence de contrôle et de planification" pour aller à cette intégration. M. Assane Mayaki a conclu que "la cohérence des relations avec les partenaires qui doivent savoir ce que chacune des structures réalise", est parmi les raisons qui ont motivé la réorientation du Nepad. Pour les initiateurs du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique, cette nouvelle vision donnera nécessairement davantage de "lisibilité et de cohésion" à la démarche de l'Afrique en matière de mise en œuvre des programmes et projets liés au Nepad. Elle contribuera également à donner la "crédibilité nécessaire" à la nouvelle structure du Nepad dans les rapports qu'elle aura à promouvoir avec les partenaires au développement, tant en matière de plaidoyer pour ces programmes et projets qu'en matière d'identification des sources de financement pour leur réalisation. Le secrétaire exécutif du Nepad séjourne dans la capitale sénégalaise pour assister à la cérémonie de lancement du Comité de pilotage du Partenariat international pour la gouvernance et le commerce des pêches africaines (PAF) prévue mardi. Le PAF, une initiative du Nepad, "aidera l'Afrique dans l'élaboration et la mise en œuvre de politiques qui favorisent la croissance du secteur des pêches", a-t-on indiqué auprès des organisateurs. Précisant que le PAF atteindra cet objectif en facilitant la recherche participative, la formation et le partage des connaissances dans certains domaines techniques spécifiques, un communiqué rendu public a expliqué que "l'établissement de partenariats dynamiques, fluides et multilatéraux, ainsi que l'engagement au niveau politique, garantiront au secteur des pêches africaines (au sens le plus large) une voix, et cette voix sera entendue".
Nassim T.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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