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2009-10-22
Un système de données pour maitriser le carbone
  Monitorage mondial des forêts pour atténuer le changement climatique
 

 

 
Pour la première fois au niveau mondial, des données satellitaires à haute résolution, gratuites et prêtes à l'emploi, sont désormais disponibles pour surveiller les forêts et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, annonce la FAO qui vient de lancer, en partenariat avec d'autres organisations, un système de monitorage amélioré dans le cadre de l'Evaluation mondiale des ressources forestières. "Il s'agit là d'une révolution en matière de monitorage des forêts. Jamais auparavant des données de ce genre n'avaient été fournies directement aux utilisateurs des pays en développement. Le monitorage sera moins cher, plus précis et plus transparent pour les pays qui veulent participer à la réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts", selon la FAO. Les forêts de la planète sont en tête de l'actualité mondiale à l'heure où les négociations sur le changement climatique semblent converger vers un accord sur les modalités de réduction des émissions des forêts qui pourrait être conclu en décembre 2009 à Copenhague. Un mécanisme pour réduire les émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (plus communément appelé REDD, acronyme anglais pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) serait une percée dans la lutte contre le changement climatique et représenterait un des domaines où les plus grands progrès sont attendus lors de la conférence de Copenhague. C'est la première fois qu'un programme mondial sur les forêts a le potentiel de générer des profits importants pour les pays en développement. Selon M. Diouf, le mécanisme REDD non seulement atténuerait l'impact sur le climat mais apporterait aussi les ressources requises pour améliorer à la fois les moyens d'existence, l'effort de conservation et la sécurité alimentaire. Pour que le mécanisme REDD puisse fonctionner, il faudra résoudre un certain nombre de questions auparavant. Une des pierres angulaires est constituée par les systèmes de mesure, d'information et de vérification des systèmes de carbone, qui doivent être mis en place pour le calcul du carbone et des paiements de manière appropriée et transparente. Aujourd'hui, la majorité des pays en développement ne disposent pas de systèmes de monitorage suffisants. La télédétection par satellite fournit depuis plus de 30 ans des images de la Terre. La technologie et la science associée ont largement amélioré la connaissance et la perception de notre planète. "L'Evaluation mondiale des ressources forestières par la FAO n'a pas de précédent à plus d'un titre. Il s'agit de l'utilisation la plus complète et la plus poussée des données satellitaires à haute résolution. L'utilisation des images Landsat permet d'obtenir des estimations sûres et objectives des changements du couvert forestier et de la configuration des terres au niveau mondial", indique Jeffrey Eidenshink, directeur du Centre américain EROS (U.S. Geological Survey Earth Resources Observation and Science). Les autres partenaires de la FAO comprennent l'Université d'Etat du Dakota du Sud et le Centre de recherche conjoint Etats-Unis-Union européenne.Le système de monitorage délivre des données sur un échantillon mondial comprenant 13 000 emplacements géographiques et fournit des outils pour leur interprétation. Il est conçu de manière à améliorer les informations régionales et mondiales sur les changements intervenus aux forêts dans le cadre de l'Evaluation mondiale des ressources forestières de la FAO.Au niveau des pays, il est possible d'étoffer l'échantillon pour mesurer de manière efficace et à moindre coût les tendances des forêts nationales. Dalila B.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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