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2009-11-25
Tlemcen
  Un hôpital universitaire et un nouveau centre pour cancéreux
 

 

 
Le secteur de la santé dans la wilaya de Tlemcen sera renforcé par la réalisation d'un second hôpital universitaire et d'un centre anti-cancer, a annoncé avant hier, le directeur de la santé et de la population de la wilaya, M. Abdelhalim Laalama. Ce nouvel hôpital englobera toutes les spécialités médicales et chirurgicales nécessaires pour améliorer la couverture sanitaire et renforcer la formation médicale et la recherche scientifique dans la wilaya. Les travaux seront lancés dans les semaines prochaines au niveau du pôle sanitaire de Chetouane. Un terrain s'étendant sur 31 hectares a été réservé à cette infrastructure, selon le même responsable, qui a ajouté qu'une enveloppe financière de 750 millions de dinars a été affectée pour la première tranche du projet. Ce projet va conforter l'hôpital universitaire actuel qui dispose de 640 lits, une capacité insuffisante pour satisfaire les besoins en matière de couverture sanitaire surtout que cet ancien hôpital manque de certaines spécialités et d'équipements modernes. Les travaux du centre cancéreux en cours de réalisation au même pôle sanitaire ont atteint un taux d'avancement, pour ce qui est du bloc et des annexes comme les salles d'accueil et de consultation, de 80 pour cent contre 60 pour cent pour le bloc principal, les services de traitement, d'opérations et des services médicaux. le coût de réalisation de ce centre est estimé à plus de 1,87 milliard de dinars et celui de son équipement et son ameublement à plus de 3,5 milliards de dinars. Cet établissement spécialisé sera doté d'équipements médicaux comme l'imagerie, la médecine nucléaire pour effectuer les interventions chirurgicales les plus modernes au profit des malades de la wilaya et des autres wilayas du sud notamment. Au même pôle sanitaire de Chetouane, les travaux de réalisation d'un centre de transfusion sanguine et un autre d'ophtalmologie sont en cours, notamment. Un nouveau projet de réalisation d'une annexe locale relevant de l'institut "Pasteur" d'Alger est en cours actuellement dans la daira de Sebdou et sera dotée de laboratoires sophistiqués, selon le directeur de la santé, qui a souligné que cette antenne proposera ses services en matière d'analyses au profit des centres de toxicomanie en cours de réalisation et le centre des maladies psychiatriques en cours également avec une capacité d'accueil de 120 lits dans la région de "El Kefaf" à Maghnia. Il a été décidé également de renforcer les grandes villes de la wilaya par certaines infrastructures sanitaires, notamment à Remchi qui enregistre la réalisation d'un hôpital de 120 lits et l'extension du service des urgences médico-chirurgicales de l'hôpital de Nedroma, alors que les travaux de réalisation d'un nouveau bloc comportant des services médicaux et des salles d'opérations d'une capacité de 180 lits seront lancés prochainement dans le cadre de l'opération d'extension du CHU Tlemcen.S'agissant des zones rurales, les travaux de réalisation de neuf polycliniques réparties à travers les communes déshéritées sont en cours à Souani, Aricha, Bouihi, Ain Ghoraba et Beni Boussaid, en plus de salles de soins dans des régions éloignées. R.R

 

 

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EDITO

Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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