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2009-11-25
Le directeur général, de l'Algex à Alger
  La mentalité export existe en Algérie
 

 

 
Le directeur général, de l'Algex (Agence algérienne de promotion du commerce extérieur), Mohamed Bennini, a dispensé une formation d'élite à ses exportateurs hors hydrocarbures. En effet, Optimexport maître d'œuvre, avait organisé une formation très pointue, identique aux cours donné à Bruxelles par l'auteur de l'Export facile pour les PME-PMI du Maghreb (Aussi d'autres traités d'export traduits en plusieurs langues). Il faut souligner le style du formateur, qui a une approche pragmatique anglo-saxonne, a surpris certains des participants...Ces derniers étant plus habitués à un langage plus académique. L'important, selon ce dernier étant "the bottom line (la ligne finale : soit le résultat) ...Qu'importe la méthode...Il y aura à l'arrivée ceux qui réussissent et ceux qui échoueront. Il faut mettre en évidence aussi la participation des chefs d'entreprise aux études de cas concrets aux débats qui a électrisé positivement les participants. Ce qui est aussi visible, c'est que le dernier jour fut encore plus excitant car les directeurs régionaux de l'Algex étaient de la partie, partageant avec les chefs d'entreprise les expériences positives ou négatives, faisant de cette journée un moment exceptionnel. Il faut souligner aussi que les nouveaux produits alimentaires, les certifications bio ou halal, ont été abordées ainsi que les nouvelles approches marketing export. Selon l'expert "la mentalité export existe en Algérie mais il faudra, comme pour un plant, la fortifier et l'entretenir pour la faire pousser très haut". Pour sa part, M. Bernard déclare "avoir apprécié la visite ou prise de parole chaque jour de M. Bennini dans l'amphithéâtre ce qui prouve qu'il est un homme de terrain, proche des entreprises et de ses directeurs régionaux, ce qui n'est pas toujours le cas en Europe, en Belgique, en Allemagne ou en France où vous ne verrez pas cela contrairement aux Etats-Unis ou en Angleterre". Comme il a souligné que l'offre des produits est très bonne mais reste à revoir un peu le packaging, convaincre les acheteurs coréens ou autrichiens que les produits made in Algeria sont identiques ou meilleurs au produits portugais ou tunisiens... mais surtout être présent dans les centrales d'achats et être sur le terrain bien préparé. Enfin, il a tenu à féliciter l'équipe nationale, mais à sa manière, tout en disant "Espérerons que les résultats seront identiques aux résultats de l'équipe nationale et que les exportations algériennes hors hydrocarbures atteignent des sommets après ce type de séminaires apportés à nos capitaines d'industrie". Larabi Moumen

 

 

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EDITO

Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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