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2010-01-06 |
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Réforme de l'administration fiscale |
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Alléger la pression sur les investisseurs |
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L'Administration fiscale, qui joue un rôle fondamental dans l'activité
économique du pays, devrait impulser une évolution importante qui doit se traduire par des changements touchants.Les chantiers qui ont été réalisés dans ce contexte ont permis, principalement, de simplifier les procédures de gestion et de recouvrement de l'impôt, éliminer certains impôts et taxes, réduire le nombre et le niveau des taux de la TVA, créer l'IFU et le régime simplifié (2008), réduire les taux et le nombre de tranches de l'IRG, réduire le taux de l'IBS pour la production, le BTP et le tourisme à19 %, unifier et harmoniser les dispositions relatives aux procédures fiscales, qui divergeaient en fonction des impôts concernés. Un code de procédures fiscales, qui regroupe et simplifie l'ensemble des règles fiscales contenues dans les différents codes fiscaux, a été élaboré. Il s'agit également du renforcement des garanties accordées aux contribuables, ainsi que de la mise en place d'une fiscalité favorable à l'investissement et à l'emploi par l'octroi de nombreux avantages fiscaux et par des réductions sensibles des taux des droits et taxes. Aussi, une nouvelle politique fiscale a été engagée. L'objectif principale recherché est de moderniser l'administration fiscale en la dotant d'une organisation et de procédures inspirées des meilleures pratiques internationales et de moyens de services plus adaptés (infrastructures, équipements, formation). Ce processus de modernisation du système fiscal, qui a débuté avec la réforme n'aurait pas été possible s'il n'était pas accompagné d'une modernisation de l'administration qui a pour mission de l'appliquer. Le processus de modernisation de l'administration fiscale, portant sur son organisation et ses modes de fonctionnement a débuté à partir de l'année 2001. L'innovation majeure de cette réorganisation réside dans sa fonctionnalité. En effet, au-delà des aspects organisationnels, se posait la question de l'approche et du style de management capable d'aller de pair avec un environnement en pleine mutation. Aussi, il faut reconnaître que les problèmes à résoudre n'étaient pas de simples problèmes de technique fiscale mais de management, c'est-à-dire de conduite des femmes et des hommes dans une démarche de changement qui aborde la modernisation de manière globale, en visant un meilleur service public par la mise en place de modes de gestion plus responsabilisants et par l'amélioration des conditions d'exercice des missions. A partir de cette prise de conscience, la réflexion engagée a débouché sur le lancement des chantiers de la modernisation de l'Administration fiscale qui concernent l'autonomisation croissante de la gestion ; la réorganisation des structures ; la mise en valeur des ressources humaines ; la mise en place d'un nouveau système de pilotage et enfin de méthodes d'audit modernes et l'ouverture sur l'environnement. Par ailleurs, l'administration fiscale a mis en place des indicateurs de gestion au niveau des structures opérationnelles qui englobent l'ensemble des missions. Ainsi, le premier contrat expérimental de performance 2004/2005 a été réalisé d'une manière satisfaisante. A partir de 2007, un nouveau panel d'indicateurs a été élaboré pour prendre en charge la gestion de la DGE, du CDI et de l'Ecole nationale des impôts. Parmi ces indicateurs, nous pouvons citer "la relance des contribuables défaillants", "le civisme fiscal" et "le taux de recouvrement".
Synthèse Isma B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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