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2010-01-13
Région MENA
  L'indice de confiance des consommateurs algériens en hausse
 

 

 
Bien que la majorité des pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA)  enregistre un  fléchissement de confiance  des consommateurs, l'Algérie en revanche, affiche, quant à elle,  une hausse remarquable avec plus de 12 points. Ce constat a été réalisé par une étude trimestrielle,  indique le journal d'affaires Arabian Business, publié à Abou Dhabi, repris hier par l'agence APS. Autrement dit, l'indice de confiance  des consommateurs dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA)  a chuté dans plusieurs pays de la région à l'exception de certains. Selon le journal,  les pays qui ont enregistré une augmentation de la confiance des consommateurs sont l'Algérie, avec 12,1 points, suivie par le Liban, Bahreïn et l'Arabie saoudite. Il y a lieu de rappeler que, selon une étude du bureau conseil YouGov et bayt.com, réalisée en mars 2009, l'indice de confiance des consommateurs algériens a enregistré une hausse de (+1,5%), et a été d'ailleurs le seul en hausse dans le monde arabe. Il faut dire que le consommateur algérien est de plus en plus exigeant. Si on prend en considération les dernières tendances du consommateur algérien, même si le pouvoir d'achat reste modeste,  on constate également que la liste des produits de consommation  sont notamment,  les véhicules, les téléphones portables, l'électroménagers, les crédits immobiliers. etc. Sur un autre plan, l'Algérie reste un grand  pays  importateur des produits de première nécessité tels le blé, les céréales, la poudre de lait et d'autres produits également. Par ailleurs, l'étude menée conjointement par le site Internet d'emplois au Moyen-Orient et des spécialistes de la recherche, montre ainsi que l'indice de la confiance des consommateurs, qui mesure les attentes des consommateurs comprenant l'inflation, les opportunités d'emplois et le coût de la vie, a reculé dans la région du Golfe de 4,8 points en décembre, révèle Arabian Business. Ainsi, le Koweït, la Syrie et le Qatar ont également vu leur indice de confiance baisser. La plus forte baisse dans la région de l'Afrique du Nord est enregistrée au Maroc, selon cette même étude. Les consommateurs à Oman et en Egypte ont rapporté les plus grandes améliorations de leur situation financière avec 34 % et 33% respectivement, affichant une amélioration par rapport à l'année dernière. Les Emirats arabes unis étaient également en-dessous de la moyenne régionale en termes d'optimisme concernant les finances personnelles futures, avec 43% des personnes interrogées avouant avoir pensé qu'ils auraient plus d'argent l'année prochaine, par rapport à la moyenne de 47%. Il est à noter que les données de l'étude ont été collectées entre le 1er et le 21 décembre 2009 auprès de 17.021 personnes âgées de 18 ans et plus,  précise, entre autre,  journal.
Samira H. 

 

 

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EDITO

Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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