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2010-01-20 |
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Il s'érigera en exemple pour les autres filières |
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Bientôt un comité interprofessionnel pour la filière oléicole |
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 Considéré comme un instrument efficient pour la promotion de l'agriculture, l'interprofession agricole vise à organiser les filières, pour une meilleure promotion et valorisation du secteur agricole. L'oléiculture qui occupe une place de choix dans le tissu socio-économique, semble être la filière la mieux indiquée pour jouer un rôle moteur dans cette nouvelle organisation du secteur, qui s'inscrit en droite ligne de la mise en œuvre de la politique de renouveau agricole et rural. C'est ce qui ressort de la réunion qu'a tenue il ya quelques jours le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, avec les cadres et représentants de la filière oléicole. Septième producteur mondial d'huile d'olive, l'Algérie envisage de développer la filière oléiculture avec une plantation d'un million d'hectares d'ici à 2014, contre 350 000 hectares actuellement. A travers cette rencontre avec les professionnels de l'industrie de l'huile d'olive, le ministère veut mettre en contact l'ensemble des acteurs intervenant dans la filière notamment les producteurs et les transformateurs, pour une grande industrie oléicole en Algérie à l'instar de celles de nos voisins tunisiens et marocains. " Nous entendons organiser la profession et développer la filière dans ses différents composants dans un marché abondant, stable et régulé qui se développe dans l'intérêt de l'ensemble des acteurs et des consommateurs ", a-t-il souligné. Benaïssa estime que les conditions techniques s'y prêtent car l'Algérie dispose de 100 instituts de recherche agronomique à travers le territoire national. L'Algérie dispose également d'un potentiel humain, notamment des ingénieurs agronomes et des techniciens, qui peut accompagner les agriculteurs. De grands espoirs sont fondés sur l'essor de cette filière, rappelant que le programme pour la période 2010/2014 ambitionne d'étendre la superficie de la culture oléicole à 1 million d'hectares. Objectif qui permettra non seulement d'augmenter la production, mais aussi de répondre aux règles du marché, par le biais de la promotion des investissements et du développement d'un approche à même de lutter contre la pauvreté et la désertification. Pas seulement, il s'agit aussi, au regard, de l'augmentation de la demande interne et externe en ces produits, de pouvoir développer les capacités de leur transformation, avec une amélioration constante de la qualité. La mise en place d'une organisation professionnelle permettra de converger les intérêts des uns et des autres dans un cadre de dialogue, de concertation et de débat sur tout ce qui est relatif à l'avenir de la filière. Les projets en perspective, ne peuvent être matérialisés sans l'implication des acteurs de chaque filière, à fortiori, celle de l'oléiculture. L'occasion a été également de souligner toute l'importance que revêt la nécessité de rattraper le retard, rappelant que le gouvernement est prêt à mettre les bouchées doubles, (soutient technique, financier, transport, etc.), pour accompagner un mouvement allant dans ce sens, pour peu que tous les acteurs acceptent de jouer le jeu, en travaillant d'abord dans une logique de filière. L'organisation souhaitée est celle qui aura lieu dans le cadre de l'Office interprofessions, médiateur qui concilie les intérêts des différents acteurs de l'agriculture. Le ministre a émis son souhait de voir le comité oléicole s'ériger en exemple pour les autres filières.
Dalila B.
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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