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2010-01-25 |
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Accord d'association Algérie-UE |
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Les importations ont augmenté de 267 % depuis 2002 |
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 Aucun obstacle de quelque nature que ce soit ne pourra résister à la volonté politique de l'Algérie et de l'Espagne de construire des relations au niveau des défis communs. C'est le message communiqué, hier, par l'Ambassadeur d'Espagne, M. Gabriel Busquets, qui a animé une conférence de presse au centre de presse d'El Moudjahid. L'Espagne, qui assure depuis ce mois de janvier la présidence semestrielle de l'Union européenne, devrait approfondir les relations de partenariat de l'Algérie avec l'Union européenne. L'Accord d'association liant les deux parties devrait être amélioré sous la présidence espagnole. Les meilleures perspectives de coopération sont désormais ouvertes. Le diplomate estime que le bilan de l'entrée en vigueur de l'accord d'association de l'Algérie avec l'Union européenne est positif. Mieux encore, il estime que les investissements européens ont augmenté de façon significative. Chiffre à l'appui, M. Busquets a précisé que "les importations algériennes ont augmenté de 267% en général depuis 2002". Donnant plus de détails, le conférencier a indiqué que "les importations algériennes de l'Union européenne ont augmenté de 143%, alors que les importations algériennes hors Union européenne ont connu une augmentation de 188%". Les exportations ont également connu une dynamique durant la même période, les exportations à destination de l'Union européennes ont progressé de 160%, et les exportations à d'autres destinations hors Union européenne se sont accrues de 216%. Le secteur énergétique s'accapare la part du lion dans ce commerce qui fait de l'Algérie un fournisseur fiable de gaz. L'Algérie est le troisième fournisseur de l'Europe. Le conférencier a noté à ce sujet que "25% de la consommation européenne d'énergie est constituée de gaz et 19% du gaz importé provient de l'Algérie". Le Medgaz sera mis en service prochainement, ce qui mettra le marché gazier espagnol à l'abri des aléas du climat et des restrictions des livraisons de gaz russe à l'Europe. De plus en plus les régions autonomes espagnoles multiplient les missions d'affaires en Algérie,le marché le plus porteur pour leurs investissements dans les secteurs des infrastructures, de l'hydraulique, de la construction et de nombreux autres secteurs économiques. "Jamais la coopération économique entre les deux pays n'a été aussi importante que ces deux dernières années", a affirmé le conférencier. Cette coopération devrait être étendue au domaine des énergies renouvelables à travers la création d'un groupe de travail hispano-algérien qui abordera les thèmes du gaz, du pétrole et des énergies renouvelables, qui présentera ses conclusions lors du sommet pour l'Union pour la Méditerranée, prévu les 6 et 7 juin 2010 à Barcelone. L'Espagne a inauguré récemment la première présidence tournante de l'UE, postérieure au Traité de Lisbonne, avec pour ambition de mettre en œuvre ce traité, de conforter la reprise économique et de renforcer la présence de l'UE sur la scène internationale. La présidence espagnole de l'UE accordera, par ailleurs, une attention particulière aux relations de l´Union européenne avec les pays du Maghreb. Elle prévoit, à cet effet, outre d´organiser le premier Sommet entre l´UE et le Maroc, d'améliorer l'Accord d'association avec la Tunisie et d´appuyer les négociations avec la Libye en vue d'un accord de partenariat. En ce qui concerne l´Algérie, "une impulsion sera donnée à ses relations avec l´UE, spécialement dans le secteur de l´énergie en vue de finaliser un accord de Partenariat énergétique UE-Algérie, durant notre présidence semestrielle", a soutenu M. Busquets.
Nassima Bensalem
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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