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2010-01-26
Maghreb Leasing Algérie
  Un résultat en progression de 24 %
 

 

 
Les résultats de Maghreb Leasing Algérie (MLA), filiale algérienne de l'établissement financier tunisien Tunisie leasing sont plus que probants. C'est de loin la meilleure

opération du groupe. Ainsi, Maghreb Leasing Algérie, qui compte déjà 5 agences, à Alger, Sétif, Oran, Annaba et Hassi Messoud, affiche un résultat net social provisoire de 278,8 millions de DA  en augmentation de 24% avec une contribution au résultat du groupe de 1,7 million de dinars tunisiens soit une croissance de 20%. En 2010, il est prévu que cette contribution soit de l'ordre de 51%. Il faut dire que l'objectif principal de Maghreb Leasing est le financement de la PME. Un objectif qui s'inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement algérien qui cherche à encourager et développer la PME algérienne. Notons que depuis sa création en 2006, Maghreb Leasing Algérie (MLA Leasing), connaît un grand succès auprès des Algériens. En effet, la filiale de Tunisie leasing a enregistré, en 2008 une hausse de 29% de la production. Une performance de taille, après seulement trois années d'activité. Notons également que Maghreb Leasing Algérie vient de se voir accorder une garantie partielle de 6 millions d'euros de la part de la Banque africaine de développement. Cet instrument permettra à MLA de mobiliser l'équivalent de 12 millions d'euros, auprès d'un consortium de banques locales. Rappelons, dans ce contexte, que MLA est une société par actions, de droit algérien, constituée en 2006 à l'initiative de ses actionnaires majoritaires, Tunisie Leasing Group et Amen Bank, des institutions ayant, par le passé, bénéficié de l'appui de la BAD. Elle présente des solutions de financement qui sont conçues pour l'acquisition des véhicules, des outils de production ou des locaux professionnels. Elle propose TL Auto, TL Transports, TL Bâtiments et TP, TL Équipements, TL Médical, TL Immobilier. Elle propose également des solutions de financement de leasing en Algérie. En 3 ans d'existence, MLA s'est hissé au rang de 1ère société de leasing d'Algérie, en termes de production avec près de 25% de parts de marché avec une clientèle-cible exclusivement composée de PME. Les fonds mobilisés dans le cadre du projet permettront à MLA de financer 100 PME supplémentaires (environ 20 % de sa clientèle actuelle), créer 260 emplois additionnels et contribuer à la consolidation de  3 000 emplois. Pour ce qui est du groupe Tunisie Leasing celui-ci a enregistré un résultat net en progression de 21,2%. Le PNB a augmenté de 15,4 % avec un coût de risque négatif. Les résultats, provisoires de la branche "Location à long terme", font apparaître une progression des revenus de 27% et une contribution au résultat du groupe en augmentation de 15%.

Isma B.

 

 

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EDITO

Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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