30 à 40% des marchandises importées seront traitées dans les "couloirs verts"des ports de l'Ouest algérien
Célébrée chaque année le 26 janvier, cette journée spéciale souligne les efforts des hommes et des femmes qui travaillent dans les administrations douanières du monde entier. En cette occasion, la direction régionale des Douanes algériennes d'Oran prévoit un traitement entre 30 et 40 % des marchandises importées au niveau du "couloir vert", qui entrera en service dans les prochains mois dans les ports de l'ouest du pays, a indiqué son responsable, Haddad Benhalima .S'exprimant en marge d'une manifestation portes ouvertes organisées mardi dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des douanes sous le signe "les douanes et l'entreprise", le directeur régional a souligné que ses services procèderont à ce genre de traitement, eu égard à l'enthousiasme manifesté par de grandes entreprises économiques des deux secteurs public et privé conformément au cahier des charges élaboré récemment dans ce sens en application des dispositions de la loi de finances 2010. Par ailleurs, M. Benhalima a expliqué que les entreprises qui activent à l'ouest du pays ayant émis le vœu d'obtenir l'agrément pour l'accès à ce couloir, relèvent, sur le plan fiscal, de la direction centrale des impôts chargée des grandes entreprises économiques dont le chiffre d'affaires annuel dépasse les 100 millions de dinars. De plus, cet agrément, a-t-il ajouté, permettra aux entreprises bénéficiaires "de faire passer leurs marchandises rapidement à la faveur de la mise en place de facilitations pour ce qui est des procédures douanières d'introduction de marchandises du port et d'inspection des entrepôts". Ce responsable a également expliqué que ce couloir vert, en voie de création au niveau des ports, favorisera les entreprises économiques répondant à un certain nombre de critères dont l'acquittement des obligations fiscales et la transparence en matière de comptabilité et de gestion. En outre, 42 entrepôts de douanes ont été créés à l'ouest du pays près des ports comme celui d'Oran et de Mostaganem, dans le but de dégager de nouveaux espaces pour le traitement des marchandises et containers et entamer les procédures douanières dans de meilleures conditions. La célébration de la journée mondiale des douanes a donné lieu à Oran à des cérémonies de remise de grades à de nombreux officiers et agents des Douanes algériennes et à une réception en l'honneur de retraités. Cette manifestation a été marquée également par la présentation d'un aperçu sur les missions dévolues à ce corps et un bilan annuel de ses activités dans les wilayas de l'ouest relevant de la compétence territoriale de la direction régionale. En somme, cette journée représentepour les administrations douanières, les entreprises et les associations professionnelles, l'occasion idéale de démontrer qu'une politique d'ouverture et d'échanges entre la douane et ses partenaires du secteur privé ne peut être que profitable dans une période de mutation et de défis communs, et de concrétiser les aspirations du document stratégique sur "La douane au XXIe siècle".
Sonia Chibane
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EDITO
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.