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2010-03-01 |
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L'UMAGRI prépare une réunion en mai 2010 |
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Pour une agriculture maghrébine et africaine moderne et compétitive |
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L'Union maghrébine des agriculteurs (UMAGRI) a tenu, les 21 et 22 février passés à Tunis, une réunion de travail du comité de pilotage de la plateforme panafricaine des organisations paysannes (PAFCO). Regroupant les cinq présidents et exécutifs des cinq réseaux régionaux africains des organisations paysannes outre le facilitateur de la plateforme panafricaine, cette réunion a visé la mise en place d'un plan de travail afin de concrétiser la plateforme panafricaine et la préparation de son assemblée constitutive.Les participants à cette réunion ont mis en valeur la vision de la PAFCO relative au soutien d'une agriculture dynamique, prospère, durable et capable d'assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire. Afin d'apporter une certaine cohérence à cette vision, la mission de la plateforme se présente comme étant une entité qui représente et défend les intérêts des paysans et des producteurs agricoles tout en cherchant à promouvoir les valeurs et le développement de l'agriculture en Afrique. Compte tenu des objectifs préconisés à l'issue de la réunion, notamment la solidarité entre les organisations membres, l'impulsion des potentiels de partenariats et le développement d'une agriculture compétitive et moderne, il a été convenu que la PAFCO devait constituer un cadre d'échange d'expériences et de concertation pour ainsi défendre les intérêts socioéconomiques des producteurs agricoles y compris leurs organisations régionales et continentales. Les travaux de la réunion ont été couronnés par l'instauration d'un programme de travail fondé sur des actions concrètes qui seront entamées lors de l'assemblée constitutives des membres de la PAFCO, prévue au mois de mai 2010. Par ailleurs, la proposition du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) a été acceptée en vertu des travaux de cette réunion. Il s'agit d'introduire 5 réseaux africains au centre de l'organisation du prochain forum africain de l'agriculture, qui se tiendra en octobre 2010 au Burkina Faso. Il faut dire qu'près des dizaines d'années de stagnation économique et alors que le nombre de sous-alimentés chroniques atteint les 200 millions, les dirigeants africains intensifient leurs efforts pour trouver des "solutions durables" à la famine et la pauvreté. Le cadre principal de ces efforts est, sans doute le NEPAD qui stipule que "l'agriculture sera le vecteur de la croissance en Afrique". Pour mieux souligner l'importance accordée à cet objectif, les fondateurs du NEPAD ont eu une série d'entretiens avec les ministres africains de l'agriculture et les responsables des groupes économiques régionaux du continent, de la Banque africaine de développement et de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique, ainsi qu'avec des experts de la Banque mondiale et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). En consultation, ils ont élaboré le Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique, publié en juillet 2003. D'après le programme, les taux élevés de croissance économique prévus par le NEPAD ne pourront être atteints qu'à condition d'augmenter considérablement la production agricole. Des rendements agricoles plus importants contribueraient à faire reculer la faim et baisser le coût des importations alimentaires. Cela aurait aussi des avantages économiques plus généraux, de la hausse des revenus agricoles à la fourniture de matières premières au secteur industriel du continent. "Investir dans la réduction de la faim est une obligation morale, mais aussi une décision économique judicieuse", précise le Programme intégré.
Dalila B.
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
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