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2007-03-31
Hommage
  Il y a 48 ans, Amirouche et Si El Haouès
 

 

 
Cela fait déjà  48 ans, le 29 mars 1959 tombaient au champ d'honneur à Bou Saâda, les colonels Amirouche et Si El Haoues, respectivement commandants des wilayas historiques III et VI.  Jeudi dernier, Tassaft Ouguemoune, village natal du Colonel Amirouche, perché sur les hauteurs des Ath Yenni, dans la wilaya de Tizi Ouzou, leur a rendu un vibrant hommage.
C'est sous un ciel d'hiver, qu'une cérémonie de recueillement a été organisée au sanctuaire des Martyrs de Tassaft, localité qui a payé un lourd tribut pour la libération du pays, en y laissant plus de 700 de ses valeureux fils. Après le dépôt de gerbes de fleurs et la récitation de la Fatiha à la mémoire des martyrs, en présence des autorités locales, des moudjahidine et de familles de chouhada, des intervenants ont pris la parole pour évoquer le parcours du brave combattant, dont la grandeur n'est plus à démontrer. Tout en rappelant que désormais, l'histoire retiendra que, Amirouche était et demeurera le symbole du sacrifice, les intervenants ont mis l'accent sur le comportement exemplaire du valeureux  martyr avec ses djounoud. " Il était toujours le premier à servir et le dernier à se servir ", témoignent des anciens compagnons d'armes. De son coté, le ministre des Moudjahidine saisira cette occasion pour dégager une enveloppe de deux millions de DA qui a sera affectée pour la réfection du cimetière du village de Tassaft. Une enveloppe, qui ne fait que répondre à un engagement fait lors de la commémoration du 47ème anniversaire de la mort des deux héros de la lutte armée de Libération nationale, explique le responsable de wilaya de l'Organisation nationale des moudjahidine, l'ancien Commandant Mohand Ouramdane.
Page d'histoire. Amirouche Aït Hamouda de son vrai nom, est né le 31 octobre 1926 au  village de Tassaft Ouguemoune, près de Tizi Ouzou. Dans les années 40, il intègre le mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques à l'Ouest du pays et plus précisément à Relizane, ville où il vécut et où il tenait une bijouterie. En 1950, Amirouche se rend en France, pour travailler, tout en y poursuivant son activité politique. En septembre 1954, il regagne le pays pour participer au déclenchement de la lutte armée de Libération nationale. Il rejoint le maquis dans la zone de Aïn El Hammam où il prend la tête du commandement en 1955.
Au lendemain de la mort de Mustapha Ben Boulaid, il a été chargé d'une mission, celle de réorganiser militairement la wilaya Une. En 1956, il sera chargé d'assurer la sécurité des membres du congrès de la Soummam. En 1957, Amirouche est promu au grade de colonel et nommé Commandant de la wilaya III historique. Cette promotion est intervenue après que Krim Belkacem et Mohammedi Saïd furent appelés à siéger au Conseil national de la Révolution algérienne. Le 29 mars 1959 Amirouche tomba au champs d'honneur au Djebel Thameur à Bou Saâda lui et ses compagnons, alors qu'il se rendait en Tunisie.
Meziane R.

 

 

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EDITO

Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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