|
|
|
2010-04-25 |
|
Construction navale |
| |
Le chantier français Piriou ambitionne de s'implanter en Algérie |
| |
|
| |
L'entreprise française Piriou, spécialisée dans la réparation et la construction navale, compte s'implanter en Algérie. C'est du moins ce qu'a fait savoir M. Michel Perrin, directeur commercial et marketing du chantier Piriou, lors d'un entretien accordé récemment au journal électronique "Econostrum.info". "Aujourd'hui, nous sommes engagés dans un partenariat avec le gouvernement algérien sur le système 51-49% comme la loi le prévoit pour l'installation d'un chantier de réparation et de construction navale en Algérie sur un site qui reste à définir" a-t-il indiqué. Et d'ajouter dans le même contexte, "le gouvernement algérien a identifié l'existence d'un vrai besoin de réappropriation de la flotte de pêche. Il faudrait que l'on fabrique des bateaux de pêche dans la gamme des bateaux de valeur, et parce que l'Etat algérien veut se réapproprier ses ressources halieutiques, il faut doter les pêcheurs en moyens de pêche adaptés à leur savoir-faire et à leurs moyens en termes de maintenance et d'exploitation. Ce seront des bateaux simples, rustiques et adaptés à leur méthode de pêche". Il faut savoir que l'Algérie prévoit également de créer un nombre important de ports pour lesquels il faudra avoir, entre autres, des remorqueurs. " Là aussi, l'Etat algérien a le choix entre les commander ailleurs ou les construire ici. La vraie bonne idée est de les construire ici", a-t-il rétorqué. Interrogé sur la main-d'œuvre, l'interlocuteur a indiqué que leur groupe respectera la législation algérienne, et que la priorité sera accordée évidemment aux ouvriers algériens. "L'idée est d'apporter notre savoir-faire et notre expertise. Il est donc hors de question que l'on amène des ouvriers étrangers en Algérie", a-t-il souligné. Selon lui, au moins 150 personnes seront recrutées dans un premier temps, cela pour le chantier de réparation. Pour le chantier de construction, "notre ambition et celle du gouvernement est d'arrêter de voir partir des devises sur des sujets techniques qui peuvent être faits sur le territoire algérien et acquérir le savoir-faire et les méthodes qui permettent de produire dans de bonnes conditions. Cela permettra de recruter plus de 200 personnes en direct et le double en emplois indirects", a-t-il estimé. Concernant la mise en exécution de ce partenariat sur le terrain, il dira que cela aurait dû être effectif en 2009. "Aujourd'hui, nous n'avons pas de date car l'Etat algérien a du mal à nous dire à combien s'élève le site que l'on rachète. D'autre part, il a du mal à nous dire combien d'ouvriers d'Etat il faudrait reprendre à cette occasion, quel sera leur statut, quel sera leur salaire. C'est assez compliqué. C'est un chantier qui existe déjà et c'est un chantier d'Etat… Les choses traînent donc un peu, mais on a vraiment grand espoir que cela se fasse en 2010. C'est très important pour nous. Nous avons besoin de nous développer et si cela ne se fait pas en 2010, nous serons obligés d'aller ailleurs… Aujourd'hui les bateaux partent au Maroc et en Tunisie. Cela n'a pas de sens, il faut faire l'inverse", a-t-il lancé. M. Perrin a fait savoir, en outre, que dans les prochains jours ils procéderont à la signature de leur premier contrat de fourniture de matériel pour la base navale de Mers El Kebir. "Nous avons proposé cette activité au gouvernement algérien et nous sommes très contents, car nous sommes désormais enregistrés dans le registre des fournisseurs officiels de la Marine nationale algérienne", a-t-il indiqué. Synthèse Samira H. |
|
|

|
L'EDITION EN PDF |
|
|

|
EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
|
|