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2010-06-22
Jijel
  Des liaisons internationales "imminentes" à l'aéroport
 

 

 
C'est au cours  d'une visite d'inspection des travaux d'aménagement de la nouvelle aérogare de l'aéroport Ferhat-Abbas  que le ministre des Transports, Amar Tou, a annoncé dimanche, que l'ouverture de liaisons entre Jijel et des villes françaises est "imminente. Les travaux d'agrandissement, d'aménagement et de modernisation de la nouvelle aérogare permettent d'assurer dans d'excellentes conditions le traitement des passagers à l'aller et au retour, aussi bien sur le réseau domestique qu'international, a précisé. Dans une première phase, une compagnie aérienne française, Air Méditerranée, qui a reçu une autorisation de vol jusqu'à octobre 2012, va assurer, au moyen d'avions airbus A320/321 (d'une capacité de 220 passagers), "dès ce mois de juin", une liaison hebdomadaire (tous les lundis) entre Jijel, Paris, Lyon et Mulhouse, a-t-on appris des représentants de cette entreprise. De son côté, le président-directeur général d'Air Algérie, Abdelwahid Bouabdallah, a affirmé que la compagnie qu'il dirige sera également présente à l'aéroport de Jijel pour des dessertes internationales, sans toutefois préciser l'échéance. L'aéroport Farhat-Abbas , actuellement classé à vocation régionale, a fait son premier baptême de l'air à l’international "avec succès" lors du départ des Hadjis vers les lieux Saints de l'Islam, au cours de la précédente campagne de pèlerinage.
Lors de sa tournée en compagnie des autorités de la wilaya, des P-DG d'Air Algérie et de l'EGSA (Entreprise de gestion des services aéroportuaires), le ministre a inspecté les différentes dépendances et structures de l'aéroport qui a bénéficié d'une enveloppe de plus de 700 millions de DA pour sa modernisation et sa mise à niveau en vue d'en faire un aéroport digne de ce nom. La nouvelle aérogare, dont une partie a été achevée et mise en exploitation, s'étend sur 6.000 m2 avec deux salles d'embarquement d'une capacité de 600 personnes pour les vols internationaux.
L'aile réservée au trafic domestique est en cours d'adaptation et d'harmonisation avec l'ancienne aérogare désaffectée et sera "prête dans quatre mois", a assuré le responsable du bureau d'études auquel ont été confiés ces travaux. Sur les lieux, le ministre s'est longuement intéressé à l'activité fret de l'aéroport dans la perspective d'exportation de produits agricoles de la région vers l'étranger. L'idée d'intégrer ce volet dans le plan de développement des structures de l'aéroport a été particulièrement évoquée sur le site, propice à de telles activités, a-t-on soutenu. M. Tou qui a jugé cette initiative "intéressante", a demandé aux responsables de l'EGSA et à d'autres partenaires concernés d'inclure cette opération au titre du programme 2010-2011 et de doter l'aéroport d'équipements adéquats afin qu'il puisse mener cette nouvelle fonction.

R.R.

 

 

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EDITO

Des chiffres et des analyses

Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ?  Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés  à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir?  Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ?
Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire  lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat.
Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures.
Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole?
Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue  des IDE en volume  suffisant n'est pas une garantie ?
N.B.

 

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