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2010-06-28 |
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Matières premières |
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L'or améliore son record historique |
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Les cours des métaux précieux ont été dopés lundi par la promesse chinoise d'assouplir son taux de change, qui a entraîné l'or à un nouveau record historique, mais ils ont conclu la semaine stables ou en petite baisse. L'or a amélioré cette semaine son record historique, en se hissant pour la première fois à 1265,30$ l'once, l'appétit des investisseurs pour le métal jaune ayant été renforcé par l'engagement de la Chine à assouplir sa politique de changes et par les inquiétudes persistantes sur les finances européennes. "Une appréciation graduelle du yuan chinois (sur laquelle devrait déboucher l'assouplissement de la politique de change promis lundi par Pékin, ndlr) pourrait exacerber les flux de capitaux vers les marchés émergents, ce qui est susceptible de favoriser l'accumulation d'or dans les prochains mois", écrit Francisco Blanch, analyste chez Merrill Lynch, qui parie sur l'atteinte du seuil de 1500$ l'once d'ici à fin 2011. Les achats d'or ont été également soutenus par la persistance des inquiétudes sur la vigueur de l'économie mondiale, qui favorise l'achat de métal jaune comme placement refuge. "Stimulée par l'anxiété suscitée par les problèmes européens et la faiblesse persistante des indicateurs économiques, la demande des investisseurs n'a pas montré de signe de faiblesse", observe ainsi Andrey Kryuchenkov, analyste du fonds VTB Capital. Signe de l'appétit intact des investisseurs pour ce métal, le plus gros fonds coté d'or, SPDR Gold Trust, a enregistré un nouvel afflux d'investisseurs: ses participations ont atteint un niveau record de 1316,18 tonnes, après avoir accumulé plus de 5 tonnes en une semaine. L'étude des graphes "suggère que l'évolution des cours de l'or devrait s'orienter à la hausse", ajoute Dan Smith, de la banque Standard Chartered. Sur le London Bullion Market, l'once d'or a fini à 1254$ vendredi au fixing du soir, contre 1256$ le vendredi précédent.ARGENT L'argent a emboîté le pas à l'or, entamant la semaine sur une forte hausse, avant de finir en petite baisse. Dans le sillage de l'or, le métal gris s'est propulsé lundi près du seuil de 20$ l'once, à 19,46$, un plus haut depuis six semaines. Le métal gris a fini à 18,65$ vendredi, contre 18,77$ vendredi dernier. Les métaux du groupe platine ont suivi la même trajectoire: après avoir marqué un pic en début de semaine, ils ont conclu la semaine sur une légère baisse. Entraîné par l'or, le platine a grimpé lundi jusqu'à 1609$, un plus haut depuis le 20 mai, tandis que le palladium atteignait 505,75$, son niveau le plus fort depuis le 18 mai. Sur le London Platinum and Palladium Market, l'once de platine a fini à 1549$ vendredi contre 1578$ l'once vendredi dernier. L'once de palladium a terminé à 466$ contre 484$ une semaine plus tôt. De leur côté, les cours des métaux de base sont restés bloqués cette semaine par les craintes persistantes sur l'économie mondiale, tandis que les opérateurs tentaient de mesurer l'effet de plusieurs mesures importantes annoncées par la Chine, première consommatrice mondiale. Début juin, au plus fort des inquiétudes sur la santé financière de la zone euro, les prix des métaux échangés au London Metal Exchange avaient plongé à leur niveau le plus déprimé depuis des mois. Après avoir rebondi la semaine dernière, le marché s'est essoufflé. Les velléités d'achat des opérateurs se sont heurtées aux doutes persistants sur la solidité de la reprise économique mondiale, notamment après la publication d'indicateurs décevants aux Etats-Unis. Dans ce climat incertain, deux annonces émanant de la Chine, première consommatrice au monde de matières premières, ont concentré l'attention des opérateurs. D'abord, la Chine entend abandonner certaines aides à l'exportation, notamment pour des produits semi-fabriqués en cuivre, plomb et en zinc. Ensuite, elle a promis, quelques jours avant le sommet du G20, de s'engager dans une politique plus souple sur son taux de change. La suppression de certains abattements de taxes à l'exportation, une mesure effective à partir du 15 juillet, pourrait "entraîner un déclin important des exportations chinoises et resserrer l'offre mondiale" (de métaux), extrapole Eugen Weinberg, analyste chez Commerzbank. "D'un autre côté, de plus grandes quantités de produits devraient rester en Chine, ce qui pourrait faire pression localement sur les prix des matières premières", hésitait-il. Quant au changement de politique monétaire annoncé par Pékin, il devrait entraîner une appréciation modérée et très graduelle de la monnaie chinoise et jouer surtout sur les prix à long terme, jugent les experts. "L'appréciation du yuan est haussière pour les métaux dans une perspective de long terme", affirme ainsi Robin Bhar, analyste chez Crédit Agricole CIB. Pour les métaux extraits en Chine et vendus à l'étranger, la perspective d'un renforcement de la monnaie chinoise "conduira à une hausse des coûts à long terme". En outre, l'appréciation du yuan devrait renforcer le pouvoir d'achat des industriels chinois, ce qui pourrait stimuler leurs importations. R.T.M. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Il y a toujours la question du comment
l'obligation de retourner devant les institutions financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel, qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence, plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE. il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel. Sur quel socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ? En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs. Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation, sans parler des dépenses d'équipement. C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les échanges commerciaux se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises. Si on tient encore compte des sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable? Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière. N.B.
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