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2010-07-27
El Oued
  Les étudiants se tournent vers le travail saisonnier
 

 

 
Ah l'été la saison de farniente. La chaleur, l'attrait des plages et lesvacances. Autant de raisons de faires les cigales. Néanmoins, l'été est aussi une saison propice pour les fourmis qui en profitent pour faire de réserves pour l'hiver. C'est le cas notamment de milliers d'étudiants qui se tournent vers letravail saisonnier. c’est le cas à El Oued où certains étudiants trouvent emploidans les champs de pomme de terre disséminés à travers cette wilaya réputée pour son agriculture et son dynamisme commercial. La cueillette de la récolte d'arrière saison, quelques-uns de nos futurs cadres la pratique sans rechigner contre la somme appréciable de 1000 DA au maximum par jour, tandis que d'autres optent bien volontiers pour des activités un peu plus durables même si elles leur rapportent moins. A. Ahmed, 23 ans, meuble depuis huit ans ses vacances scolaires  par un poste de vendeur de vêtements au marché Lâachâach du centre-ville, contre un salaire mensuel de 12.000 DA. Il dit "sacrifier" ainsi la quasi, totalité de ses vacances d'été pour pouvoir faire face, le reste de l'année, à des besoins essentiels. Il se contentera tout de même d'une petite semaine de repos dans le cadre de l'université d'été qu'organise la direction des oeuvres universitaires en coordination avec les organisations estudiantines. Pour cet étudiant, "mieux vaut tout cela qu'abandonner les bancs de l'université, avant de décrocher le précieux diplôme, au profit d'un travail durable et relativement bien rémunéré comme certains étudiants ont dû le faire contraints". Le jeune Ahmed se dit ainsi plus chanceux comparativement à d'autres étudiants de sa génération pour qui, dit-il, le travail signifie, bien plus qu'un moyen de couvrir les charges de scolarité, une précieuse opportunité d'assister financièrement leurs familles. Cela s'applique à l'étudiant N. Melik, qui n'a pas abandonné ses études et est en voie d'obtenir un diplôme supérieur de l'institut des sciences économiques et commerciales. Il gère, depuis quatre mois, le cybercafé d'une de ses connaissances. Avisé et prévoyant, cet étudiant de 27 ans a pu accéder au monde de l'Internet et le maîtriser en dépit de sa qualité de profane en matière d'informatique. Le revenu journalier tiré de son activité dans un cybercafé est fixé selon la recette quotidienne et les heures de travail effectuées, aux alentours de 400 DA, affirme-il. Comme pour d'autres étudiants, issus, ceux là, de familles aisées et qui optent pour le travail chez leurs proches, généralement dans des professions libérales, Abdelmadjid Z. ne rate pas l'occasion de se déplacer d'Oran où il étudie à El Oued en été pour s'occuper de la boulangerie de son père. Pour ce jeune de 20 ans, le travail saisonnier l'affranchit de l'aide familiale, lui qui préfère subvenir à ses besoins à la sueur de son front. "Une grande partie de ce que je gagne à la boulangerie sert à couvrir, entre autres, les frais de déplacement entre Oran et El-Oued qui me coûtent, pour un aller et retour, au moins 4.000 DA", explique-t-il. Ceci, poursuit-il, sans compter les frais d'édition des travaux de recherche dans les cybercafés d'Oran, une ville moderne qui impose de surcroît un train de vie coûteux.
R.R.

 

 

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EDITO

Il y a toujours la question du comment

l'obligation de retourner devant les institutions  financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel,  qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire  le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence,  plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE.
il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel.
Sur quel  socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ?  En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs.
Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été  la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait  permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes  que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation,  sans parler des dépenses d'équipement.
C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les  échanges commerciaux  se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises.  Si on tient encore compte des  sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi  et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par  rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même  d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le  gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle  catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable?   Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci  et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière.                
N.B.

 

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