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2010-08-01 |
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La Fed doit faire attention au risque de déflation |
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 La promesse de la Réserve fédérale de conserver des taux d'intérêt proches de zéro pour "une période prolongée" pourrait avoir l'effet contre-productif de faciliter une situation de déflation, comme cela est arrivé au Japon, estime le président de la Fed de Saint Louis, James Bullard. Dans un document de la Fed de Saint Louis, J.Bullard affirme que le meilleur moyen d'éviter ce piège est de mettre l'accent sur l'assouplissement monétaire "quantitatif" plutôt que sur les taux d'intérêt, afin de faire monter les anticipations d'inflation. M. Bullard, qui est le président de cette antenne de la banque centrale dans le Centre du pays, fait là référence à la déflation qu'a connue le Japon à la suite de l'éclatement d'une bulle immobilière dans les années 1990, période désormais connue comme la "décennie perdue" de l'économie japonaise. La situation "fâcheuse" dans laquelle se trouvent les États-Unis est due "en partie" à "la politique de taux d'intérêt" de la Fed, estime M. Bullard, pour qui l'engagement de son Comité de politique monétaire (Fed) à maintenir un taux quasi nul aussi longtemps que nécessaire n'est pas sans risque . Face à un éventuel nouveau choc négatif, "une prolongation du programme d'assouplissement quantitatif par le biais de rachats d'obligations du Trésor offrirait une meilleure réponse de politique monétaire" que le maintien de l'engagement de la Fed à maintenir son taux au plancher, estime-t-il. M. Bullard faisait là référence aux gigantesques programmes de rachats de titres sur les marchés financiers lancés par la Fed au plus fort de la crise, qui ont été clos à l'automne. R.F. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Il y a toujours la question du comment
l'obligation de retourner devant les institutions financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel, qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence, plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE. il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel. Sur quel socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ? En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs. Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation, sans parler des dépenses d'équipement. C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les échanges commerciaux se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises. Si on tient encore compte des sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable? Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière. N.B.
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