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2007-06-02 |
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Défis et enjeux de la mondialisation |
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à l’heure de l’intelligence économique |
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 Dans le contexte économique actuel, marqué de plus en plus par la globalisation et la mondialisation, les entreprises algériennes sont condamnées à se doter d'instruments leur permettant de prévoir et anticiper sur les événements. C'est à ce niveau qu'intervient le nouveau facteur du management et qui est l'intelligence économique (IE). Tels que présentés par le docteur Nacer Bouyahiaoui, lors d'une conférence qu'il a animée avant-hier à Tizi Ouzou, dans le cadre des journées portes ouvertes sur l'Institut international de management (INSIM), les défis et les enjeux de cet instrument de veille, l'IE en l'occurrence, sont d'une importance capitale pour toute entreprise, quelle soit du secteur privé ou public, pour qu'elle ne se retrouve pas en marge du nouvel environnement concurrentiel non moins agressif. A partir du moment où l'intelligence économique se traduit par, dira l'expert international Bouyahiaoui, "l'observation et l'analyse de l'environnement scientifique, technique, technologique et économique de l'entreprise pour en détecter les menaces et saisir les opportunités", il est à déduire que "les entreprises qui anticipent ou qui savent saisir ces évolutions peuvent les transformer en opportunités de croissance et d'amélioration de leur position concurrentielle".
Les pays développés, explique l'économiste, ont fait de l'intelligence économique le moteur stratégique de leur développement et de leur succès. Pour les firmes internationales, globalisées, a-t-il encore ajouté, cette intelligence économique est un facteur clé de compétitivité et de succès. Ceci laisse suggérer que "l'élargissement des techniques d'IE aux entreprises des pays en développement, peut leur permettre de générer des stratégies adéquates et adaptées aux situations rencontrées, en leur permettant de saisir les opportunités et d'éviter les menaces". Qu'en est-il de l'intelligence économique en Algérie ? A l'heure actuelle, le constat ne peut être que moins optimiste. Les entreprises algériennes comme les institutions ont un énorme retard à rattraper, en effet, pour s'ajuster aux mutations perpétuelles qu'impose le nouvel ordre économique mondial. Sur sa lancée, l'économiste Bouyahiaoui a cité, entre autres exemples, le cas du complexe El-Hadjar qui, estime-t-il, si les instruments d'intelligence économique étaient mis en place, son prix de cession à Mittal Steel aurait été trois ou quatre fois plus important. Car, cette intelligence économique aurait pu anticiper sur l'importance et la croissance du marché mondial de l'acier. Pour que la nouvelle stratégie industrielle, prônée récemment par le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, puisse atteindre ses objectifs, le consultant requiert la mise en place de ces instruments de veille stratégique pour pouvoir anticiper sur les événements et ne pas être surpris. L'absence de cette intelligence économique a fait dire également au spécialiste que "l'Algérie a intérêt à renvoyer le plus loin possible son échéance d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce". "Mieux vaut préparer les entreprises algériennes à s'adapter à la nouvelle donne que de les engager dans un cycle de mondialisation où la concurrence est d'une agressivité caractérisée", a-t-il conclu. M. Amani |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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