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2007-06-13
Les intoxications alimentaires en constante réduction
  4 000 cas enregistrés en 2006
 

 

 
Les risques d'intoxication alimentaire existent tout au long de l'année. Mais durant la période des grandes chaleurs ils s'amplifient. Cette augmentation est due essentiellement au manque d'hygiène, à la chaleur qui favorisent le développement des microbes, mais surtout à la consommation d'aliments non contrôlés par les estivants et aux repas collectifs que les personnes prennent lors des fêtes de mariage par exemple. Le risque est important aussi au niveau des Fast food, pizzeria et autres qui connaissent un rush en cette période. Nombreux sont ceux qui préfèrent s'adresser à ces commerces qui, souvent, ne répondent pas aux normes d'hygiène. Pour dénoncer cette négligence et sensibiliser davantage les consommateurs, une rencontre a eu lieu, hier à Djelfa, qui a réuni les directeurs du commerce de 17 wilayas du pays principalement touchées par ce type d'empoisonnement.
La rencontre avait pour but de débattre des méthodes de sensibilisation à cette question, d'actualité il est vrai en période estivale. L'évaluation de la conformité des produits, le transport, l'entreposage et la présentation des produits, la chaîne de froid s'il s'agit d'un produit qui doit être conservé au frais, la traçabilité et la composition du produit qui doit être contenue sur l'étiquette ont constitué l'essentiel des conseils pratiques dispensés aux participants. Ainsi, aucun produit ne sera commercialisé s'il ne porte pas la certification et la marque "Tej" qui est la norme algérienne. Cette dernière doit être visible  automatiquement au consommateur sur chaque produit acquis. Intervenant à l'occasion de cette réunion M. Yahyaoui, cadre au ministère du Commerce, parle cependant d'une constante positive et affirme que "les accidents alimentaires se réduisent d'années en années" et pour argument, il avance le chiffre de 4 000 cas enregistrés actuellement contre 9 000 durant l'année 2000.  Selon lui, le pays est apte aujourd'hui à faire face à cette situation et s'est engagé dans une politique de renforcement des opérations de contrôle à travers le territoire national et notamment durant l'été où le nombre d'intoxications alimentaires augmente. L'Algérie s'est dotée d'un potentiel de contrôle constitué de 500 laboratoires de contrôle installés au niveau des universités, des centres d'étude, alors que d'autres sont placés au niveau des unités de production. Il existe même des laboratoires de la répression des fraudes relevant du ministère du Commerce. De plus, un laboratoire national est en cours de réalisation, sa mission est de contrôler les produits industriels touchés par la contrefaçon.
L'objectif de la rencontre était de sensibiliser les consommateurs autant que les professionnels activant dans la fabrication et le commerce des denrées alimentaires autour de certains comportements irresponsables ou mercantiles de nature à mettre en péril la santé des citoyens. La prévention des intoxications alimentaires est simple. Elle réside dans le respect des règles d'hygiène et de sécurité. Ces dernières se résument dans les dix règles d'or de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir le choix des aliments et leur bonne cuisson, la consommation des aliments immédiatement après leur cuisson, la conservation des aliments cuits, le bon réchauffement des aliments déjà cuits et conservés, se laver fréquemment les mains, veiller à ce que tout dans la cuisine soit d'une propreté absolue en protégeant les aliments des insectes et en utilisant de l'eau potable.
Nassima B.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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