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2007-10-29 |
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Dopés par le pétrole |
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Les Fonds souverains arabes accaparent les marchés financiers |
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 Plusieurs études étaient faites sur les fonds souverains arabes portant sur l’Arabie Saoudite, le Bahreïn et les émirats arabes unis, les études soulignent le nouveau rôle des Fonds souverains, dotés d’actifs estimés de 3 000 à 4 000 milliards de dollars, qui bénéficient d’un renouveau de la manne pétrolière. Ce phénomène “entraîne une situation financière riche d’opportunités, notamment pour les pays développés”. “La région constitue le plus grand gisement de liquidités (d’argent) au monde, grâce aux pétrodollars dont le volume est poussé à la hausse par le cours actuel élevé du pétrole”. Aussi, l’afflux de liquidités à la recherche de placement s’investit à la fois dans les immeubles prestigieux, les bons du Trésor, les titres de sociétés cotées en bourse et le rachat d’entreprises. Par ailleurs, les pays du Golfe persique constituent des marchés considérables et solvables où “s’affrontent les compétences du monde entier”. Une nuance tout de même : “La situation de la région reste, malgré tout, fragile, en raison notamment des fortes tensions et instabilités géopolitiques”.De son côté l’économiste international Nicolas Sarkis, président de Centre arabe d’études pétrolières (CAEP) basé à Paris, a estimé, dans la revue “Pétrole et Gaz arabes” (PGA) à paraître le premier novembre, que l’aisance financière des pays arabes exportateurs de pétrole “ s’est aussi traduite par des activités des fonds souverains à travers lesquels les autorités publiques des pays concernés s’imposent de plus en plus comme des acteurs majeurs sur les marchés financiers internationaux”. leurs fonds représentent, en dollars courants, plus du triple des revenus pétroliers des mêmes pays en 2002, année qui a précédé l’invasion de l’Irak, et près du quintuple des niveaux atteints en 1998 (76,8 milliards) et 1999 (109,5 milliards) “.cette situation a conduit à une remarquable aisance financière qui s’est traduite pour les pays arabes par d’importants excédents de leurs balances des paiements, le désendettement, le lancement de mégaprojets et l’accumulation d’énormes réserves de change qui dépassent aujourd’hui celles de la Chine, du Japon et de la Russie réunis” ajouta l’économiste. Pour lui, cela s’est traduit “ par un développement phénoménal des moyens financiers et des activités des fonds souverains à travers lesquels les autorités publiques des pays concernés s’imposent de plus en plus comme des acteurs majeurs sur les marchés financiers internationaux “. Il a rappelé que “tout dernièrement, ces fonds ont beaucoup fait parler d’eux avec l’acquisition, le 20 septembre, par la Qatar Investment Authority de 20% du London Stock Exchange pour 1,36 milliard et l’achat, à la même date, par la holding publique Borse Dubaï de 28% du London Stock Exchange et de 19,9% du Nasdaq”. M. Sarkis ajoute que “toujours en septembre, la Qatar Investment Authority a annoncé l’achat, pour 470 millions, de 10% de l’OMX, tandis que la Mubadala Development Co, créée par Abou Dhabi, achetait pour 1,35 milliard 7,5% du Carlyle Group”. L’éditorialiste a évoqué une étude réalisée récemment par la banque d’investissement Morgan Stanley indiquant que “six pays arabes détiennent des fonds souverains qui figurent parmi les 20 plus grands fonds de ce genre dans le monde. Ils disposent au total de 1 557 milliards d’actifs, soit 55% du total des actifs des 20 plus grands fonds souverains, estimés à 2 830 milliards à fin septembre 2007”. Selon PGA. “Ce total pourrait passer à 10 000 ou 12 000 milliards à l’horizon 2015. Avec des actifs estimés à 875 milliards, l’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) figure en tête de liste des fonds souverains”. Il a ainsi relevé pour ce qui est des flux d’investissements arabes, une tendance plus soutenue vers “divers projets immobiliers, touristiques ou autres dans d’autres pays arabes” dont “parmi les principaux bénéficiaires figure l’Algérie”. Enfin, à noter que malgré l’hétérogénéité des pays visités, on y constate un « renouveau » de la manne pétrolière qui se traduit par un nouvel « âge d’or » des fonds souverains. Cela entraîne une géopolitique financière riche d’opportunités, notamment pour les pays développés. D’une part, l’afflux de liquidités à la recherche de placement s’investit à la fois dans les immeubles prestigieux, les bons du Trésor, les titres de sociétés cotées en bourse et le rachat d’entreprises, d’autre part, les pays du Golfe persique constituent des marchés considérables et solvables, où s’affrontent les compétences du monde entier. Synthèse S. Zouggar |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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