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2007-11-03 |
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L’opposition canadienne remet en cause les dernières déclarations de l’ambassade du Canada à Alger |
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De la pomme de terre infectée exportée vers l’Algérie |
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 La polémique sur la qualité de la pomme de terre canadienne importée lors de la pénurie de la pomme de terre locale, dont les prix ont atteint durant le mois sacré du Ramadhan plus de 50 DA le kilo, s’installe de nouveau avec la nouvelle version, inquiétante, qui vient d’être annoncée depuis le Canada et qui dit que la pomme de terre exportée vers le marché algérien était infectée par la “pourriture bactérienne”. Selon les premières informations, jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture de la province canadienne de l’Ile du Prince Édouard a été mis en difficulté par son opposition sur la qualité de la pomme de terre exportée vers Algérie. Selon l’opposition, le gouvernement de la petite province canadienne a autorisé l’exportation vers le marché algérien de la pomme de terre avariée. Plus important encore, un député conservateur a déclaré que la pomme de terre exportée vers l’Algérie était atteinte d’une maladie appelée “bacterial ring rot” ou pourriture bactérienne circulaire. Selon les experts, cette maladie nécessite la mise en quarantaine de la cargaison et du bateau qui la transporte. Une chose est sûr, le consommateur aura remarqué un goût et une couleur bizarre de cette pomme de terre canadienne, selon les témoignages publiés par la presse durant le Ramadan. Cette nouvelle version vient de démentir les déclarations de l’ambassadeur du Canada en Algerie qui avait défendu la qualité de la pomme de terre en provenance du Canada. En effet, la représentation diplomatique canadienne avait expliqué, le 10 octobre dernier, que la pomme de terre vendue sur le marché algérien était de bonne qualité, avant de mettre en cause les conditions de stockage en Algérie. Le porte-parole de l’ambassade avait cité le cas de 10 tonnes de pomme de terre avariées saisies qui, selon l’Ambassade du Canada à Alger, a été imputé au “mauvais entreposage d’un acheteur, ce qui a provoqué la pourriture et la saisie du produit incriminé”, la même représentation diplomatique en Algérie avait affirmé que “la pomme de terre de table, destinée à la consommation des ménages, arrivée en Algérie cet été, a été cultivée, récoltée et entreposée en respectant rigoureusement les procédures”. Cette dernière avait annoncé l’organisation de séminaires pour faire connaître les qualités de la pomme de terre canadienne aux Algériens. Il avait également ajouté que “le produit a été soumis à une inspection avant d’être chargé sur des bateaux. Il a été réinspecté par les autorités algériennes une fois parvenu au port”, selon la même source, qui avait indiqué que “cette saisie ne doit pas entacher la réputation de la pomme de terre canadienne, d’autant que la demande est toujours forte sur notre produit et que près de 20.000 tonnes ont été vendues à la satisfaction des acheteurs”. Il en est de même pour les semences de pomme de terre canadienne plantées en Algérie et qui ont, soutient la même source, donné de “bons rendements et des résultats de haute qualité, confirmés par les producteurs”. L’ambassade du Canada avait souligné aussi que “les lois et règlements concernant la production et l’exportation de la pomme de terre canadienne sont respectés méticuleusement grâce notamment à l’Agence canadienne d’inspection des aliments”. Et d’ajouter qu’il existe au Canada une sorte d’organisme d’éthique pour les pratiques agricoles, composé d’une équipe multidisciplinaire et nationale qui regroupe producteurs, emballeurs, expéditeurs et experts techniques. Il est à rappeler que le ministère du Commerce a indiqué que les opérations de contrôle et de répression de la fraude menées par les équipes des directions du commerce au niveau national ont permis la saisie de 900 tonnes de pomme de terre importée impropre à la consommation durant les trois premières semaines du mois de Ramadhan. N.C. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
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