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2007-11-04 |
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L'exportation de la pomme de terre infectée vers l'Algérie |
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Le gouvernement canadien était au courant de cette transaction |
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 L'exportation vers l'Algérie de plusieurs tonnes de pomme de terre canadienne contaminée fait débat au Parlement du Québec. Au lendemain des révélations de l'opposition de la petite province canadienne de l'Île du Prince Edouard, qui ont mis en difficulté le ministre de l'Agriculture local, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a confirmé, hier, l'exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la "pourriture bactérienne circulaire" vers l'Algérie. Selon l'Agence canadienne d'inspection des aliments, le sort de la cargaison de pomme de terre pourrie exportée, depuis la province du Québec et non de l'Ile du Prince Édouard vers l'Algérie n'est pas encore connu. Les parlementaires de l'opposition ont révélé que le gouvernement canadien était au courant de l'exportation vers l'Algérie de quantités considérables de pomme de terre contaminée, servant essentiellement de nourriture aux porcs. Cependant, ce dernier n'est pas intervenu afin d'empêcher cette transaction. Le ministre de l'Agriculture s'est contenté de dire qu'"il était irresponsable de dire n'importe quoi sans avoir davantage d'informations". Les déclarations des parlementaires démentent les assurances de l'ambassade du Canada en Algérie, après que dix tonnes de pomme de terre contaminée eurent été saisies au marché de gros des Eucalyptus près d'Alger. Même si la pomme de terre en question, infectée d'un flétrissement bactérien, appelé "Bactrerial Ring Rot", a été isolée ainsi que le bateau qui l'a transportée, les autorités algériennes continuent d'observer le silence sur ce sujet qui concerne pourtant la santé publique. Officiellement, ces quantités ne présentent aucun danger pour le consommateur, même si une partie de la cargaison a été déchargée dans les ports algériens avant d'être vendue au consommateur sur le marché, probablement durant le mois sacré du Ramadhan.Ce qui explique la saisie par le ministère du Commerce, lors des opérations de contrôle et de répression de la fraude menées par les équipes des directions du commerce au niveau national, de 900 tonnes de pomme de terre importée impropre à la consommation durant les trois premières semaines du mois de Ramadhan. R. Tiar |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
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