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2007-11-05 |
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Affaire de la pomme de terre avariée |
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Les précisions de l'ambassade du Canada |
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 Le dossier de la pomme terre impropre à la consommation exportée du Canada vers l'Algérie ne cesse de susciter des réactions. En effet, l'ambassade du Canada à Alger vient d'apporter à son tour des précisions. Au lendemain des révélations de l'opposition de la petite province canadienne de l'Île-du-Prince-Édouard qui ont mis en difficulté le ministre de l'Agriculture local, et la confirmation par l'Agence canadienne d'inspection des aliments de l'exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la "pourriture bactérienne circulaire" vers l'Algérie, la représentation diplomatique du Canada en Algérie donne sa version des faits. Dans un communiqué de presse dont nous avons reçu une copie, l'ambassade du Canada à Alger déclare que le navire M/V Green Cordia qui transportait environ 3500 tonnes métriques (TM) de pomme de terre destinée à la consommation en provenance du Québec a quitté le port de Summerside (Ile- du- Prince Edouard ) le 17 octobre dernier. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) avait indiqué clairement, à l'exportateur responsable d'un envoi de pomme de terre de l'Ile -du- Prince Edouard que son produit doit être accompagné d'un certificat phytosanitaire qui confirme que le produit est exempt de la flétrissure bactérienne. A son départ du port canadien, explique-t- on dans le communiqué de l'ambassade du Canada, le navire contenait une cargaison de pomme de terre certifiée de la province de l'Ile -du- Prince Edouard et une autre cargaison du Québec mais qui n'est pas certifiée. Après le départ du navire, l'ACIA a informé l'exportateur des résultats des analyses du laboratoire qui confirmait la présence de la flétrissure bactérienne dans les pommes de terre québécoises. Dès lors, l'ACIA n'a pas délivré de certificat phytosanitaire pour les pommes de terre en provenance du Québec, explique l'ambassade du Canada et d'ajouter que l'exportateur canadien "a remis à l'ACIA une déclaration écrite dans laquelle il affirme que les pommes de terres du Québec ne seront pas présentées pour importation en Algérie". Sans donner d'amples détails, l'ambassade du Canada sous-entend que ce sont les importateurs algériens qui sont responsables puisqu'ils ont acheté une cargaison sans certificat phytosanitaire. Ils étaient au courant qu'elle était impropre à la consommation. Même si l'ambassade du Canada ne le dit pas clairement, le jeu est tout de même clair. Il n'est un secret pour personne que dans ce genre de transaction, c'est l'importateur qui est le premier garant. Lui seul est responsable de ce qu'il achète d'autant plus que la réglementation est claire à ce sujet dans la mesure où des titres de conformité dont le certificat phytosanitaire accompagnent la marchandise. Malheureusement, la réalité est tout autre. La conformité importe peu pour les importateurs peu scrupuleux dont l'objectif principal est de s'enrichir au détriment de la santé des consommateurs. Dalila B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Des chiffres et des analyses
Peut-on dire que l'économie est une science exacte et qu'il ne peut y avoir que des convergences lors de l'étude de l'économie nationale ? Pourquoi des chiffres en nette contradiction quand ils sont donnés à partir du pouvoir et quand ils sont donnés à partir d'une position hors du pouvoir? Les bilans ne sont pas les mêmes entre les résultats obtenus par un même secteur selon les appréciations fournies par ceux qui exercent au sein de l'exécutif et ceux qui n'y exercent pas. Des contradictions aussi importantes sont fatalement de nature à apporter un trouble dans les relations de confiance entre les populations et les institutions, car celles-ci ne comprennent pas pourquoi il y a de tels écarts. Qui a raison et qui a tort ? Le trouble est plus profond encore quand sont présentés les résultats du PNDA, avec une tendance des populations à plus accorder du crédit aux visions " noircies " du bilan quand elles se rappellent les analyses développées par les experts portant sur la sécurité alimentaire lors du séminaire organisé par la commission " défense nationale" du Sénat. Quelles implications sur le futur alimentaire de notre pays ? Pratiquement, tous les secteurs sont concernés par ce type de contradictions entre les chiffres et donc les analyses y afférentes. Considérons, par exemple, le volume des exportations hors hydrocarbures. L'année passée, à la Chaîne II de la Radio nationale, lors d'une émission nommée " forum ", le ministre du Commerce avait précisé que la moitié des exportations hors hydrocarbures provient des dérivés du pétrole, ce qui relativise encore davantage les résultats obtenus hors hydrocarbures. Il est annoncé également que la Sonatrach a besoin de 15 à 20 milliards de dollars annuellement pour " maintenir sa production actuelle et financer les projets auxquels elle est liée ", les populations ne savaient pas qu'il fallait déduire de telles sommes du chiffre d'affaires de Sonatrach. Qu'en serait il alors quand auront baissé les cours du baril de pétrole? Qu'en serait-il alors de la capacité du pays à continuer à financer ses dépenses d'investissement au regard du fait que la venue des IDE en volume suffisant n'est pas une garantie ? N.B.
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