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2008-01-02 |
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Production laitière en Algérie |
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L’activité est-elle réellement rentable pour les éleveurs ? |
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 Les récentes controverses et polémiques qui ont émaillé la scène nationale quant à la perspective du développement d'une production laitière locale en substitution des poudres de lait importées, dont les volumes, les valeurs et les prix n'ont pas cessé d'augmenter depuis l'an 2000, particulièrement durant 2006-2007, nous amènent à nous interroger sérieusement sur le système d'élevage bovin algérien et ses capacités réelles à produire du lait frais à moindre coût. La question est d'autant plus cruciale que l'on s'inscrit d'emblée dans une problématique d'approvisionnement des marchés urbains via les industries de transformation qui requièrent des approvisionnements massifs, réguliers et à des coûts relativement bas sinon stabilisés. Répondre à une telle question n'est pas chose facile, bien au contraire. C'est plutôt une entreprise bien difficile au vu de la faiblesse de l'appareil statistique agricole. Néanmoins, une approche basée sur des enquêtes régionales, notamment, a pu donner quelques résultats et quelques appréciations qu'il faudra consolider et confirmer à travers d'autres enquêtes plus larges et des échantillons plus significatifs couvrant l'ensemble des zones agro-écologiques du pays. A ce propos, une enquête réalisée par l'Institut technique des élevages (ITELV), durant la période 2005-2007, a permis de mettre en exergue certains indices techniques et économiques importants. Réalisée dans la région est du pays (Annaba, El-Tarf, Skikda, Souk Ahras et Guelma), l'enquête a touché quelque 21 exploitations agricoles qui ont fait l'objet d'un suivi systématique. Les résultats préliminaires de cette enquête montrent que la productivité moyenne des vaches laitières n'a pas évolué de manière significative entre 2006 et 2007, soit un niveau de 4 300-4 400 litres par vache. D'autre part, les coûts de production globaux ont enregistré un accroissement relativement important entre les deux années (+ 9 %) en raison de la hausse vertigineuse des charges alimentaires (+ 24 %). Ces dernières dominent la structure des coûts de production. La contribution de ces charges dans le coût de production est passée de 54 % en 2006 à 62 % en 2007. Enfin, seuls 30 % des exploitations laitières enquêtées paraissent enregistrer une rentabilité au regard du prix de reprise proposé par les pouvoirs publics qui est de 22 DA. Dans 70 % des cas, la rentabilité n'est obtenue qu'au prix des aides consenties par l'Etat soit 7 DA le litre de lait. En d'autres termes, il faudra subventionner d'avantage le lait cru, comme l'a suggéré d'ailleurs le ministre de l'Agriculture, pour que les éleveurs puissent rentabiliser leur production et tenter de l'augmenter. C'est en tout cas mieux que de subventionner l'importation de la poudre de lait. Dalila B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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