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2008-01-29
Un dispositif est mis en place pour les accompagner
  Les oléiculteurs au diapason de la labellisation
 

 

 

La certification et la labellisation  de l'huile d'olive algérienne dépasse désormais l'effet d'annonce puisqu'un dispositif est déjà mis en place pour sensibiliser et accompagner  les oléiculteurs afin d'améliorer la qualité de l'huile d'olive  ainsi que le design et l'expertise en marketing. L'objectif principal demeure la conquête des marchés extérieurs.
Cette opération de sensibilisation  est lancée en premier lieu dans les régions à fort potentiel comme Jijel. La chambre d'agriculture de la wilaya, citée par l'APS,  a , en effet, annoncé la mise en place  de ce dispositif de sensibilisation .   Dans ce cadre, deux producteurs d'huile d'olive de cette wilaya, tous  deux membres d'associations locales chargées de promouvoir l'olivier et l'huile  d'olive, viennent d'achever un stage de formation au Centre national de certification et de contrôle (CNCC), à Alger, dans le cadre du programme euro-méditerranéen  MEDA. La participation de ces deux producteurs à cette formation encadrée par  un expert de l'Union européenne, avec la participation d'instituts algériens spécialisés dans l'arboriculture, répond à la préoccupation de la corporation  concernant la labellisation de ce produit agricole, a précisé la même source. Le principal objectif de ce stage a porté sur les procédés de mise en place  d'un dispositif de normalisation, d'attribution de signes de qualité, de contrôle  et de certification en prévision d'éventuelles exportations de quantités d'huile  d'olive sur le marché européen, a indiqué  l'un des participants à la  formation.  La wilaya de Jijel, qui a mis en place deux associations professionnelles,  agréées en 2007 et activant dans le domaine oléicole, dispose d'une superficie de 14 300 hectares d'oliviers qui permettent, en moyenne, une production annuelle  d'huile de l'ordre de 5 millions de litres. Cette région totalise 134 huileries (47 modernes et 87 traditionnelles) et 1 408  agriculteurs qui s'adonnent à la culture de l'huile d'olive, selon la Chambre  d'agriculture de la wilaya.Il faut dire que le label est une garantie pour le produit algérien qui cherche à tout prix à se positionner sur le marché international. L'absence de label remet en cause la traçabilité des produits de terroir et les confrontent à une concurrence déloyale. L'exemple de la datte algérienne Deglet Nour commercialisée sous un label tunisien  est des plus édifiants. Pour revenir à l' huile d'olive, il faut savoir que  la quasi-totalité de l'huile algérienne est exportée en vrac.
Le produit est cédé souvent à des prix sacrifiés. Pour l'heure, le conditionnement de l'huile d'olive en Algérie est à ses premiers pas pour ne pas dire inexistant. La prise en charge de cette filière, en termes d'organisation, d'infrastructures et de réglementation aura pour effet de maintenir, voire d'augmenter l'engouement des conditionneurs et des exportateurs qui parfois, sont découragés au bout de leurs premières démarches infructueuses sachantn bien évidemment, que la particularité du produit exige la mise en place d'opérateurs spécialisés tout le long du circuit. Pour ce qui est des huileries, elles sont disponibles en nombre suffisant depuis quelques années déjà et sont d'un niveau technologique tout à fait indiscutable puisque des marques internationales, notoirement connues, équipent nos oléiculteurs. Il n'y a donc pas de raisons pour que l'huile d'olive algérienne reste à la traîne. Aussi, pour s'exporter dans des conditions conformes à la réglementation internationale, notre huile doit obéir aux normes internationales et, de ce point de vue, nous devons savoir que seule l'huile extra vierge est acceptée par les opérateurs du commerce de cette denrée, donc d'acidité inférieure à 0.8. Les oléiculteurs commencent à cerner les enjeux. Ils s'y mettent. Améliorer la qualité et le conditionnement du produit  ouvrirait à l'huile d'olive algérienne des perspectives certaines sur le marché mondial de plus en plus demandeur.
Dalila B.

 

 

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Une fatalité que la crise en Afrique?

A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle  de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une  crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ?
Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel  l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance.  Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques  exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales,  savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions.  Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même  pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge".
N. B.

 

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