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2008-04-03 |
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Ghoul l'a confirmé hier |
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Les Japonais pour la réalisation d'un institut de contrôle de qualité |
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 Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a déclaré, hier, que son département va prochainement signer un accord avec le Japon, pour la réalisation d'un institut de contrôle de qualité dans le domaine des travaux publics. Le ministre, qui a organisé une réception à l'occasion du retour de la première section des lauréats du secteur des travaux publics, qui ont effectué, récemment, leur formation en Chine, et le départ de la deuxième section, a déclaré également qu'une autre session de formation va toucher pas moins de 300 ingénieurs algériens du département des travaux publics. Les cent premiers lauréats seront envoyés en Chine. La deuxième centaine d'ingénieurs seront envoyés au Canada. Quant aux cent derniers, ils seront, pour leur part, envoyés au Japon. Concernant la deuxième section, composée de 70 ingénieurs, qui va partir, prochainement, en formation pour 42 jours, le ministre déclarera que leur formation sera assurée dans 7 spécialités. Il s'agit, notamment des matériaux de construction, de la structure d'art, la géotechnique et la structure. Par ailleurs, le ministère des Travaux publics est en voie de préparer un programme de formation, 2008-2009, destiné à 2000 cadres, qui vont suivre leur formation à l'Institut supérieur de gestion des grands projets. Pas moins de 30 spécialités seront, cependant, introduites dans divers domaines. Cet institut, rappelons-le, fait partie en réalité des mesures d'accompagnement incluses dans le contrat de réalisation des lots Centre et Ouest de l'autoroute Est-Ouest. Ce dernier pour qui les travaux seront entamés incessamment, pour un délai de 18 mois, sera implanté dans le pôle technologique de Sidi Abdellah sur une superficie de 10 hectares. D'un montant de 10 millions d'euros, cet institut se veut comme une plaque tournante de formation de haut niveau dans le domaine des travaux publics pas seulement en direction de cadres et techniciens algériens, mais aussi africains. Par ailleurs, et en ce qui concerne l'autoroute des Hauts-Plateaux, le ministre des Travaux publics, a déclaré, à ce sujet, que son département va bientôt lancer un appel d'offres pour la réalisation de ce projet. S. H. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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