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2008-04-09
Réouverture des frontières avec le Maroc
  la question n’est pas envisagée, selon Medelci
 

 

 

La réouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie -comme souhaité par le royaume chérifien- “n’est pas envisagée dans l’immédiat”. L’Algérie vient ainsi réaffirmer sa position par la voie du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, sur les ondes de la radio Chaîne III.  Le Maroc qui avait pris la décision unilatérale de fermer les frontières, a lancé un appel récemment pour leur réouverture mais sa proposition reste lettre morte. Mourad Medelci est revenu sur le processus de construction de l’UMA. “Un espace  où les relations sont sereines et positives entre les pays membres mais un travail pour les fédérer s’impose», dira le ministre des Affaires étrangères. La construction du grand Maghreb tarde à voir le jour, pourtant des atouts à faire valoir existent. Il s’agit, souligne Mourad Medelci de “situations prometteuses dans le Maghreb comme le taux de croissance important et la stabilité politique dans les pays de la région”. Néanmoins, certains dossiers se dressent comme un écueil à la réalisation de l’UMA, et le chef de la diplomatie algérienne ne se cache pas derrière les mots pour affirmer que “l’UMA est grippée” par le mode de fonctionnement comme le processus de décision au sein de l’UMA qui entamé des réformes dans ce sens. Selon Medelci, il existe également le problème du conflit du Sahara Occidental  qui se présente comme “une gène mais qui ne porte pas ombrage à la qualité des relations bilatérales”. Au plan africain, le ministre des Affaires étrangères a mis en avant le rôle de la diplomatie algérienne sous l’impulsion du président de la République qui a réussi durant ses deux mandats à redorer l’image de l’Algérie sur la scène internationale. Ainsi, le chef de l’Etat, dira Medelci, a grandement contribué dans le lancement du Nepad et sa réussite en “dotant l’Afrique d’une “lisibilité”. Des progrès sont réalisés dont ceux liés à l’effacement de la dette de certains pays africains et la voix de l’Afrique se fait entendre comme au sein du G8. Ceci dit, le continent noir est appelé à redoubler d’efforts en réalisant “les grands projets pour renforcer la base économique, à l’exemple du gazoduc reliant le Nigeria à l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie”. un projet qui sera d’un grand apport pour les populations locales qui bénéficieront de l’approvisionnement en gaz. L’Europe n’est pas en reste dans la diplomatie algérienne. Un accord d’association lie depuis 2005 les deux parties. Quant au bilan, le ministre des Affaires étrangères estime que “des imperfections “existent mais “ne tiennent pas uniquement à l’accord lui même mais à notre aptitude à le mettre en œuvre”. Toutefois, cet accord est positif dans son ensemble car il a permis “d’apporter la contribution de l’UE” dans la mise à niveau des PME en faisant de l’Algérie “un marché attractif”. La coopération entre l’UE  et l’Algérie, qui reste un “acteur important” dans la politique de sécurité énergétique du Vieux continent, est multilatérale particulièrement dans le domaine sécuritaire et la lutte antiterroriste. A ce propos, l’Algérie tient également au règlement des “grands conflits au Moyen-Orient et à la construction de la paix dans le monde”, a déclaré  le ministre des Affaires étrangères.    
Abdelghani M.    

 

 

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alliance au sommet

On se rappelle que le sommet arabe dédié à l'économie avait fait une déclaration à partir de Koweït. Le sommet a visé haut pour ce qui concerne l'économie mais cela fait déjà plus d'une année .  Le sommet  n'en avait  pas fait de même pour ce qui concerne les systèmes politiques, la politique extérieure, la politique de défense ni même la politique culturelle. Le sommet avait  tout de même visé haut. Il voulait une intégration économique. Serait-elle  possible, cette intégration économique sans intégration politique ? Une intégration économique arabe ?  Il demeure quand même le risque que cela ne constitue qu'une déclaration à effet d'annonce, comme on se souvient que pareille décision a été prise par les cinq pays qui voulaient construire le grand Maghreb. On parlait même au niveau officiel d'une carte d'identité maghrébine  qui suffirait aux Maghrébins de traverser les frontières des cinq pays du Maghreb.
Cela remonte tout  juste à juin de l'année  1988 à Zéralda. A ce jour, il semble que le projet de cette carte a été abandonné, tout comme le reste d'ailleurs. La question posée pour le projet du Grand Maghreb demeure d'actualité pour le monde arabe. Mais, il est devenu une certitude que de telles unions ne se conjuguent pas au futur mais au conditionnel. Il fut relevé quand même au Koweït qu'il y a des divergences politiques à dépasser, mais les " vraies " vérités sont tues car redoutées. On ne passe pas impunément des divisions révélées à Doha à l'unification des positions au Koweït. Ce sont quand même les mêmes pays avec les mêmes dirigeants.  Peut-il y avoir une intégration économique sans homogénéisation des systèmes politiques ? Sans homogénéisation des systèmes économiques et financiers ? Serait-elle appuyée par des populations qui n'en sont pas pour autant consultées ? Le pire pour l'avenir de ce qui se voudrait plus qu'un simple rapprochement, mais une union, est que  cela relève de purs discours qui n'engagent aucun pays. Dans les conditions où ne sont recherchés que les effets d'annonce, et où seul le présent compte pour donner un caractère positif au sommet, l'idée d'un monde arabe, que cela soit de politique, d'économie et encore moins de défense, demeurera à jamais discréditée et ne trouvera plus preneur. Quelle échéance pour ce projet ? Pourrait-il se réaliser sans commencer d'abord par effacer les divergences qui existent sur le plan politique ? Pourquoi le projet d'intégration ne serait il pas d'abord pris en charge dans les ensembles sous régionaux " arabes " qui ont le plus d'affinités à l'instar des pays du Golfe qui ont créé le Conseil de coopération du Golfe, sans aucune référence dans le sigle à son appartenance au monde arabe ?    
N.B.


 

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