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2008-04-24 |
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Béjaïa |
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Le patrimoine culturel à l’honneur |
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 Comme chaque année, à la même date, le secteur de la culture aura à célébrer “ le mois du patrimoine ”. L’événement qui s’étalera du 18 avril au 18 mai a pour objectif de faire découvrir et promouvoir les richesses culturelles qui renferme le pays.Pour cela, cette direction de la culture de la wilaya de Béjaïa à l’instar des autres wilayas, a mis en place un riche programme d’activité où des expositions, projection, gala, conférences et visites guidées ont été retenues. Ces manifestations auront lieu dans les communes de Seddouk, El-Kseur, Bordj-Mira, Akbou, Ighil Ali, Aokas et Béjaïa et verront non seulement l’implication de l’administration du secteur, mais aussi celle des associations. Cette nouveauté permettra peut-être de réveiller les consciences des citoyens afin de préserver les vestiges qui sont une mémoire d’une région, car par la richesse et la variété des sites existants à travers la wilaya, Béjaïa est un pan de l’histoire du pays. La sensibilisation des populations et des spécialistes du secteur est une condition siné qua non pour la préservation et la valorisation du patrimoine qui ne peut-être atteinte que si les sites sont répertoriés et classés, ce qui permettra alors d’aller vers l’objectif assigné par le président Abdelaziz Bouteflika qui consiste en la réhabilitation et la restauration du patrimoine culturel et historique national. Pour ce mois, outre les expositions initiées par le secteur, nous retiendrons deux conférences capitales dont les thèmes à développer sont “ le patrimoine immatériel ” et “ la législation et protection du patrimoine ” deux thèmes qui sont les charnières d’un secteur longtemps délaissé. Pour le directeur de la culture M. Mourad Nacer : “ la préservation et la réhabilitation du patrimoine est un des soucis majeurs du département de la culture ”. Il signalera par ailleurs que “ le sous-sol de la wilaya n’a pas encore livré tous ses secrets ” et il évoquera “ les découvertes archéologiques, suite aux travaux du marché Phillipe à Béjaïa ”. La mise à l’honneur du patrimoine culturel est pour nous l’occasion de nous interroger sur le projet du plan de sauvegarde de la ville de Béjaïa et la classification des sites que renferme la ville. La décentralisation de certains secteurs liés à la culture à l’exemple du théâtre régional et de la circonscription archéologique font qu’aujourd’hui le secteur semble perdre des potentialités pouvant le mettre sur la rampe du développement. En effet, comment peut-il promouvoir des sites historiques alors que ceux là ne sont pas sous sa tutelle ? L’exemple de la délivrance d’une autorisation pour filmer ou prendre en photo l’intérieur d’un site est un indice de la difficulté de déterminer les prérogatives de chacune des institutions. De même ce mois pourra permettre l’instauration d’un lien entre le secteur de la culture et celui du tourisme, deux départements où l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour leur développement. Sur ce chapitre, le tourisme culturel dans la wilaya et ceci malgré toutes les potentialités que renferme cette dernière a été délaissé au profit de la construction d’hôtels. Les visites guidées initiées durant ce mois par la direction de la culture, sont un des segments du tourisme culturel preuve que tourisme et culture ne peuvent être dissociés. Azwaw N’djima |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Une fatalité que la crise en Afrique?
A chaque crise qui survient dans un pays africain, la tendance des analystes est à approcher cette crise sous l'angle de la conflictualité généralisée ou généralisable à tout le continent. A chaque fois qu'est fait un zoom sur les implications d'une crise intra étatique , un zoom est effectué sur les problèmes politiques, sur les ambitions de pouvoir, mais pas sur les problèmes économiques. Nous en sommes encore à parler d'efforts à fournir dans la création d'un climat favorable aux investissements. Où en sont les débats si tant est que ceux-ci existent dans chaque pays africain ? Ce ne sont pas des élites économiques qui manquent mais ne sont mises en évidence que les " élites " politiques. Il existe de façon globale en Afrique des élites capables de tirer leur pays vers le développement. Il existe assez de compétences dans certains pays pour les mettre à la disposition des pays qui en manquent, Elles sont prêtes à le faire et à le réussir dans le cadre d'un climat apaisé, sous la double condition de mettre en place un système politique dans lequel l'accès au pouvoir soit basé sur la citoyenneté et non sur l'appartenance à des communautés ou des ethnies différenciées les unes par rapport aux autres et de la garantie que soient respectées l'alternance. Combien sont-ils les entrepreneurs africains, privés ou publics, en dehors du secteur de l'énergie, à se rassembler pour parler du climat d'affaires en Afrique ? Ce ne sont pourtant pas les intentions politiques exprimées par des "politiques" qui ont manqué, en particulier les rencontres Sud-Sud entre les dirigeants politiques. Ceux qui avaient initié le Nepad avaient de grandes ambitions pour l'Afrique, mais le Nepad est dépendant des volontés internationales, savoir accepter d'en faire un interlocuteur et de passer par lui pour toutes les aides publiques fournies en particulier par le G8 avant que celui-ci soit porté à 20 membres, pour constituer le G20. On ne voit pas d'entreprises africaines investir en dehors de leur pays, pas d'entreprises africaines tentant, ou simplement voulant, se redéployer à travers le continent africain. Entre pays africains, les échanges de discours sont d'abord d'ordre politique, puis économique dans de faibles proportions. Manque de ressources d'une façon globale ? Et pourtant, les ressources contenues dans le sous sol africain pourraient faire amorcer le développement du continent et même le mener à bon port. Pourquoi se perpétue le recours aux coups de force, alors que l'Union africaine a déclaré ne plus reconnaître les coups d'Etat? Qu'en est-il des relations économiques ou simplement commerciales entre les pays africains ? Qu'en est-il de la disponibilité des moyens de prévenir les confits ou quand ils sont apparus de les gérer et de gérer ainsi la révolte des jeunes qui craignent à la fois de ne pas trouver chez eux les conditions de leur épanouissement, (au minimum un emploi durable). L'Afrique représente le dixième de la production mondiale de pétrole et 7% des réserves mondiale, ce qui n'est quand même pas rien. Il est bien évident que se pose ainsi la question de savoir pourquoi avec de telles richesses l'Afrique est encore le continent le plus pauvre. L'Afrique ne possède pas que du pétrole. Le taux de croissance de nombreux Etats est tiré vers le haut par les exportations de pétrole ou parcelles des métaux (or, aluminium, cuivre, fer, platine…) tandis que ceux qui comptaient sur les exportations de produits agricoles ont vu leur taux de croissance tiré vers le bas. Pour ce qu concerne les pays pétroliers, il se pourrait que certains d'entre eux relâchent leurs efforts dans la conduite des réformes économiques et les négociations d'entrée dans l'OMC, du fait qu'ils disposent d'une marge de manœuvre assez large en "n'ayant plus le couteau sous la gorge". N. B.
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